le blog du laboratoire anarchiste
Le Laboratoire
pour contacter le blog du laboratoire: cl-v@hotmail.fr
Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence
envoyer vos suggestion
de post ancienne adresse:
lelaboratoire@
no-log.org
new:c.l-v@hotmail.fr
Bibliothéque de prêt
le mercredi de 16h - 18h
Accueil/infos CNT-AIT
vendredi toutes les deux semaines
de 17h30à19h
Emission radio Labo
sur radio Mega 99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à 9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15
le blog du laboratoire anarchiste
lu sur le cri du dodo , on publie , car pour nous c'est un débat important, essentiel. Bien souvent certaine et certain sont prêt avec la police à discuter pour porter plainte, pour affiner celle -ci.
[Après maintes réflexions, nous avons décidé de publier ce texte. Il revient sur les évènements qui ont conduit en prison quelques anarchistes de La Paz (Bolivie) accuséEs pour des faits de "terrorisme" et/ou reliés à la Fédération Anarchiste Informelle (F.A.I) - bien que ces mêmes compagnonEs ou camarades ne s'en soient pas revendiqués- et d'une série plus ou moins obscures de mouchardages et de comportements de balances de la part de certainEs prétenduEs anarchistes parmi les inculpéEs. Nous le publions aussi parce que les mouchards revendiqués et fiers de leur connerie sont membres de cette organisation de pacotille (O.A.R.S) qui a aussi repris pour elle ces beaux principes consistant à balancer des gens au flics et donc à la prison.
Ainsi, comme le racontait déjà le texte "A propos de quelques balances" sur le site de non-fides.fr, certainEs ont donc fait le choix délibéré de revendiquer le fait de balancer d'autres anarchistes - sous prétexte de "différents politiques" notamment ou de l'insinuation odieuse consistant à prétendre que celles ou ceux qu'on balance ne sont pas de "vraiEs anarchistes".
A cette situation déjà tortueuse, (selon nos sources) se sont aussi mêlées des rumeurs plus ou moins fondées sur les différents prisonniers et accusés provenant de différents individus et milieux qui s'accusaient les unEs les autres d'être des mouchards ou d'autres choses encore. Récemment, Henry Zegarrundo, l'un des principaux inculpés emprisonnés a été relâché avec une assignation à résidence après presque un an de prison. Il avait quant à lui, depuis le début, revendiqué le fait de garder le silence face aux flics et à la justice. D'autres, comme Krudo (qui est toujours en prison), ont fait l'erreur de craquer et d'accepter de parler avec les flics (et de produire une déposition lors d'un interrogatoire qu'il a signé sur les conseils de son avocat - cqfd), tout en affirmant ne pas avoir déclaré de choses risquées pour les autres - rien ne les impliquant dans des actions illégales et qui ne soit pas déjà connues publiquement. Mais sa déposition a évidemment servit aux flics dans leur enquête (comme tout ce qu'on dit lors d'une garde à vue peut et sera toujours utilisé contre nous, qu'importe le pays ou presque). Néanmoins, Krudo a depuis clairement exprimé dans ses lettres et parloirs son regret d'avoir commis ce qu'il considère aujourd'hui être une grosse erreur : c'est à dire d'avoir accepté de parler aux flics, quoi qu'il en soit, et a fait preuve d'auto-critique.
Aussi (toujours selon nos sources) il tente aujourd'hui de faire nullifier sa déclaration, pour qu'elle ne puisse notamment pas être utilisée devant un tribunal. Par principe, mais aussi parce qu'elle aurait été "gratinée" -falsifiée- par les flics. D'autre part, il faut savoir que Krudo est vraisemblablement aussi emprisonné du fait d'avoir été balancé, et qu'il a exprimé plusieurs fois son dédain (dans ses lettres depuis sa cellule de prison) pour ce qu'il nomme les "repentis et réinsérés transformés en collabos" (courrier du 13 Février 2013, notamment).
Nous comprenons bien qu'on puisse penser que certaines erreurs (même avec un retour auto-critique) - de par ce qu'elles impliquent - ne sont pas nécessairement pardonnables, ou que malgré tout on puisse ne pas vouloir exprimer de solidarité, et nous respectons cette position. Ceci étant dit, il nous semble important de faire une différence de principe, même critique et prudente, entre d'une part des camarades ou compagnons qui sans s'être comportés délibérément comme des mouchards ont fait l'erreur de croire pouvoir négocier avec un interrogatoire de police, et reconnaissent plus tard les choses pour ce qu'elles sont (c'est à dire avoir commis une grave erreur qui met en danger les autres) en tentant de s'accorder à cette remise en question et de l'assumer... et d'autres part de balances certifiéEs, voir revendiquéEs comme c'est le cas des membres de l'O.A.R.S et notamment de Nina. Parce que cette dernière a été la première à publiquement revendiquer le fait de balancer des gens à la police en parlant de "dogme" dont elle se serait "libérée" concernant le principe essentiel qui consiste à refuser de pratiquer la délation et la dénonciation, particulièrement entre compagnonEs ou camarades). Soyons clairs : quoi qu'il en soit, parler (même sans l'intention de balancer) aux flics ne nous sert jamais à rien, sinon dans le meilleur des cas à se mettre soi-même en danger et les autres en général. Surtout, c'est croire pouvoir se blanchir sans "faire de mal à personne" alors que la raison même de l'existence des flics et des juges est de défaire des complicités et briser des liens, mettre en oeuvre "les moyens de vous faire parler", et ainsi de produire des dossiers ou des jugements dont le but est de déboucher sur des condamnations, et donc de la taule.
Cependant, en relayant ce texte -également publié en anglais sur des sites aussi variés que libcom.org ou 325nostate.net - nous voulons donc exprimer une solidarité critique envers Krudo, et plus inconditionnelle vis à vis de touTEs les autres anarchistes et autres compagnonEs de route emprisonnéEs qui ont su gardé un silence complice d'une part, et notre haine la plus froide pour les membres de l'O.A.R.S et les crevures qui justifient ou revendiquent le fait de balancer.
Une pensée amicale aussi pour les anarchistes américainEs contre le tribunal du "Grand Jury" réveilléEs et arrêtéEs chez eux et chez elles par des agents du F.B.I, poursuiviEs pour des actions directes réalisées lors des manifestations du 1er Mai 2012 à Seattle, et qui ont fait de leur silence face aux flics et à la justice un symbole...].
Ceci est un appel à destination des anarchistes à travers le monde, demandant aux camarades et compagnon-E-s de rompre toutes les relations amicales avec l’O.A.R.S, “l’Organisation Anarchiste pour la Révolution Sociale” (La Paz, Bolivie).
Le raisonnement est simple : ce sont des mouchards, et ils justifient ouvertement la délation comme faisant partie de leur “révolution sociale”. Après avoir été arrêtés le 29 mai 2012, quatre membres de l’O.A.R.S ont bavés sur d’autres anarchistes. Neuf mois plus tard, deux de ces anarchistes qu’ils ont balancés sont toujours détenus en prison et un autre est en résidence surveillée (ce troisième prisonnier, après avoir vendu la mèche, a été récompensé par une assignation à résidence). Ils sont confrontés à de graves accusations de terrorisme et de tentative d’assassinat. Aucun élément de preuve n’implique l’un des trois, sinon le témoignage des membres de l’O.A.R.S (et plus tard, le témoignage du troisième détenu qui balancé un mois après que les membres de l’O.A.R.S aient affirmés qu’elle était une terroriste).
Après avoir gagnés leur libération en dénonçant d’autres compagnonEs, les membres de l’O.A.R.S justifient leur acte de délation, et l’organisation dans son ensemble a publié une déclaration reprenant la rhétorique “anti-terroriste” utilisée par le gouvernement et se démarquant de toutes les pratiques illégales. Leurs déclarations ont également été publiés par les sites Anarkismo.net, praxislibertaria.wordpress.com et http://anarquiacochabamba.blogspot.com/
Ils continuent à organiser des manifestations à La Paz, à se présenter comme des anarchistes, à recruter de nouveaux membres, et ils tentent de monopoliser le mouvement anarchiste à La Paz, tout en justifiant leur délation, propagation de rumeurs sur les autres détenuEs, dénonçant le sabotage et autres actions illégales, et dénonçant les autres courants de l’anarchisme. D’autre part, ils soutiennent et reprennent à leur compte les termes du pouvoir tels que «l’innocence», le «terrorisme», la «démocratie» et de la «justice».
Il existe aussi une possibilité qu’unE membre de l’O.A.R.S soit à l’origine de la délation, et dans ce cas, ait donné les noms de toutes les personnes qui ont été arrêtées. Ce qu’on sait pour le moment, c’est que, avant les arrestations qui ont été effectuées, les membres de l’O.A.R.S dénonçaient déjà les actes de sabotage qui se déroulaient dans la ville, et sont aller à la police de manière préventive pour montrer pattes blanches et ainsi indiquer les potentiels coupables.
Il ne s’agit pas d’une différence idéologique ou d’une critique de l’action directe, de l’utilisation de bombes ou d’incendies criminels. Les anarchistes qui sont opposés à ces tactiques peuvent faire leurs critiques d’un certain nombre de façons. Il s’agit de la collaboration avec l’État, en aidant la police à enfermer des gens en prison, puis de justifier ces actions politiquement.
Dans leurs déclarations à la police, il est clair que les membres de l’O.A.R.S ne savaient, en fait, rien au sujet des attentats à la bombe, et ont donné les noms de leurs ennemis personnels. Lorsqu’on leur a demandé, par exemple, la façon dont ils ou elles savaient qu’un anarchiste (qu’ils ou elles détestent personnellement) était un membre d’un groupe qui a réalisé des actions de sabotage, ils/elles ont dit que c’était parce qu’il traînait avec ceux qui s’habillent en noir et portaient la barbe et des moustaches. Ou encore en identifiant un anarchiste (une autre personne à La Paz qu’ils n’aimaient pas pour des raisons politiques et/ou personnelles) comme la femme filmée dans la vidéo de surveillance sur l’une des actions, alors même qu’elle n’avait absolument rien à voir avec la personne sur la photo.
Non seulement ce sont des mouchards, des mouchards à la petite semaine, mais en plus ils/elles sont un danger pour touTEs ceux et celles qui pourraient les croiser.
Mais les membres de l’O.A.R.S sont aussi racistes. L’enquête policière a porté essentiellement sur les recherches sur les étrangers, les chiliens en particulier, et dans leurs déclarations, les membres de l’O.A.R.S ont fait beaucoup de commentaires xénophobes, niant toutes relations personnelles avec des immigréEs et déclarant que ceux et celles qu’ils ont balancé traînaient avec des immigréEs et “avaient même commencé à parler comme eux”.
L’O.A.R.S se trouve être une organisation plateformiste. Nous demandons à touTEs les autres anarchistes qui dans d’autres circonstances sont en contact avec eux/elles de couper les ponts et toutes relations amicales avec eux/elles, et s’ils le souhaitent, de leur communiquer cette décision directement à cette adresse http://oarsbolivia.blogspot.com/. Ces gens doivent comprendre qu’en pratiquant la délation sur d’autres camarades ou compagnonEs, on s’isole irrévocablement soi-même.
Quelques notes : dans l’une de leurs déclarations, ne sont citées que trois personnes arrêtées comme appartenant à l’O.A.R.S : Renato, Jefferson et Victor. Le quatrième mouchard, Daniel, a participé à l’O.A.R.S et continue d’avoir des contacts avec le groupe, mais il est un membre du C.J.A.C, Collectif de la jeunesse anarcho-communiste.
En outre, dans leur déclaration en ligne lien ci-dessus, sont réprimés et dénoncés le sabotage (le “terrorisme et la violence”, se réfèrent à une série d’incendies criminels, de collage
de serrures, de fumigènes, et de petits explosifs n’ont nuit à personne physiquement) mais on n’y parle pas directement de délation. Cependant, dans des réunions ouvertes à La Paz, cette attitude
de collaboration avec la police pour aider à l’arrestation de “terroristes” a été revendiquée, et en référence à Krudo, l’un des détenus, il a été dit qu’ils ne se souciaient pas de savoir si
leur délation implique qu’un “putain de hippie” croupisse en prison.
Des informations détaillées sur leur délation sont disponibles (en espagnol) à l’adresse : http://chileboliviawalmapu.wordpress.com/2013/03/21/the-may-29-case-in-la-paz/
source : https://chileboliviawalmapu.wordpress.com
reçu par mail pour publication. Traduction : Le Cri Du Dodo
——————————————————————————————————————
[A lire aussi sur le sujet]
Source : La Base De Données Anarchistes (non-fides.fr)
Après presque un an passé en
prison et d’innombrables audiences suspendues et une lors de laquelle la mesure préventive lui a été refusée, notre compagnon Henry a obtenu l’assignation à résidence aujourd’hui 2 mai
2013.
Avec la dignité comme alliée, amie et compagnonne, et sans jamais se plier face au pouvoir, malgré une atmosphère chargée de collaboration avec la police, notre compagnon sort dignement pour être avec les sien-ne-s en attendant la suite de l’affaire.
Tout notre soutien à Henry, notre orgueil de l’avoir pour compagnon, et notre force pour qu’il y ait toujours plus de gens qui réussissent à sortir des cages du pouvoir.
Solidaridad Negra
[Traduit de l’espagnol par nos soins de Solidaridad Negra.]
A propos de la répression en Bolivie, voir d’autres articles ici et la brochure Chronique d’un chemin caillouteux.
DEs usines dans la région Rhones Alpesfabriquent ces alliages . Ouvriers de ces usines réveillez vous le manque de travail ne justifira jamais cette collaboration avec cette industrie
Le SIAD -Ait chez le laboratoire 8 place Stjean
Joelle penochet
Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri pendant la guerre du Golfe, l’utilisation de cette nouvelle génération d’armes nucléaire s’est banalisée dans l’indifférence générale. Chaque nouvelle guerre « humanitaire » (Bosnie, Kosovo, Afghanistan…) est l’occasion de tester de nouvelles armes à l’UA de la panoplie, à des puissances de plus en plus grandes. La contamination par l’uranium appauvri empoisonne l’environnement pour plusieurs milliards d’années et provoque chez les populations touchées une multiplication des cancers et de malformations congénitales monstrueuses. Ces armes nucléaires qui ne disent pas leur nom, illégales selon le droit international, doivent être interdites.
ESCALADE DES ARMES A L’URANIUM APPAUVRI :
UNE CATASTROPHE SANITAIRE, DES REGIONS RAYEES DE LA CARTE
Depuis les essais en grandeur nature d’armes à uranium appauvri (UA) dans le Golfe (1991), l’utilisation de cette nouvelle génération d’armes nucléaire s’est banalisée dans l’indifférence générale. Chaque nouvelle guerre « humanitaire » (Bosnie, Kosovo, Afghanistan…) est l’occasion de tester de nouvelles armes à l’UA de la panoplie, à des puissances de plus en plus grandes. La contamination par l’uranium appauvri empoisonne l’environnement pour plusieurs milliards d’années et provoque chez les populations touchées une multiplication des cancers, des leucémies, ainsi que d’autres maladies graves, et l’apparition de malformations congénitales monstrueuses.
UN DECHET NUCLEAIRE RECYCLE COMME MUNITION CLASSIQUE
L’uranium appauvri (UA) est doublement toxique. Chimiquement, il provoque un empoisonnement comme les autres métaux lourds. Mais il est surtout fortement
radiotoxique. C’est un déchet radioactif issu de l’enrichissement de l’uranium destiné aux réacteurs nucléaires civils et militaires. Il contient environ 0,2% d’U235 et 99,75% d’U238, dont la
demi-vie (dite « période ») est de 4,5 milliards d’années (l’âge de la terre !). On l’appelle « appauvri » parce que son activité de 40% inférieure à celle de l’uranium naturel1, ce qui ne
signifie nullement qu’il est moins dangereux.
En effet, l’uranium dit « naturel » est présent dans l’environnement à raison de 1 à 3 ppm, alors que le minerai est mille fois plus concentré. En second lieu,
l’UA utilisé dans l’armement est mélangé à de l’uranium issu des usines de retraitement, qui contient des produits de fission hautement radioactifs, comme l’uranium 236 (U236), le plutonium
(PU238 et 239), le technétium99 ou le ruthénium106 qui potentialisent sa nocivité.
En outre, son activité s’accroît au fil du temps, en raison de la formation rapide de sous-produits lors de sa désintégration : s’il n’émet que des rayons alpha
(peu pénétrants, mais très irradiants) quand il est pur, ses deux descendants, le thorium (TH234) et le protactinium (PA234) sont des émetteurs à vie courte, bêta et gamma (très pénétrants).
Ainsi, son activité reste quatre mille fois supérieure au seuil réglementaire qui impose l’application des règles de radioprotection.
En raison de ses propriétés pyrophoriques et de sa très forte densité (1,7 fois supérieure à celle du plomb, c’est le métal idéal pour fabriquer des obus miniaturisés de grande portée, d’une
grande vélocité (jusqu’à mach 5) capables de transpercer en quelques secondes des véhicules blindés2, de traverser des dizaines de mètres de béton pour détruire des bunkers souterrains. Quasi
gratuit en raison de son abondance, il permet, allié à une très faible quantité de titane, de remplacer tungstène, coûteux et peu fusible.
LE MYTHE DE LA « GUERRE PROPRE »
Les nouvelles armes à uranium appauvri permettent aussi d’entretenir le mythe de la « guerre propre » fabriqué dans les officines de marketing (« think-tank ») américaines : le recours à une
ogive à UA ne déclenche pas le spectaculaire champignon qui symbolise la bombe atomique « classique », tout en provoquant au moins autant de dégâts.
Après les essais des années soixante-dix à Los Alamos (USA), les armes à l’UA ont été testées en grandeur nature en Irak en 1991, puis en 1994-95 en Bosnie, en 1999 au Kosovo et en Serbie, et
enfin en Afghanistan, où toutes les bombes volantes utilisées contiendraient de l’UA (Cf. Robert J. Parsons, 2002).
Après la fin officielle de la guerre du Golfe, l’armée américaine a tiré près d’un million d’obus à l’UA en trois jours sur les milliers de réfugiés et de soldats irakiens battant en retraite
(en violation de l’article 3 de la convention de Genève) sur la route de Bassora. Parmi les nombreux témoins, Carole Picou, qui faisait partie du service de santé des armées US, reconnue
aujourd’hui invalide à 100%, a rapporté avoir vu avec horreur tout au long de cette « autoroute de la mort » des corps totalement calcinés « qui avaient littéralement fondu, presque comme des
scories. » (citée par Benjamin, p.121).
LA DOUBLE TOXICITE DE L’URANIUM APPAUVRI
« L’uranium appauvri devient néfaste quand il se transforme en poussière ingérée ou inhalée, il est alors plus dangereux qu’aucune toxine connue de la science des hommes. »
PR A. Durakovic, Directeur du département de Médecine nucléaire à l’Université Georgetown de New York et expert auprès du Pentagone3.
Alors que la toxicité chimique est peu contestée par les instances officielles, la toxicité radiologique de l’uranium appauvri est systématiquement niée. Lors de l’impact sur sa cible, l’UA
s’enflamme au contact de l’oxygène, provoquant une chaleur extrême (1.130°) qui « vaporise » de 10 à 100% de l’uranium selon le type de projectile4. Des micro particules partiellement
insolubles formées d’oxyde d’uranium et d’un cocktail d’autres radionucléides se répandent alors dans l'atmosphère. Déposées sur le sol, elles sont facilement remises en suspension. Propagées
par les vents et la pluie sur des dizaines, voire des centaines de km, elles contaminent les sols, les eaux de surface et les nappes phréatiques, la végétation, les animaux (atteints des
mêmes maladies que les humains), et finalement toute la chaîne alimentaire.
La contamination interne peut survenir de trois manières : l’inhalation, l’ingestion d’eau de boisson, de lait et d’aliments contaminés, et par lésions cutanées (l’UA passe dans la
circulation sanguine). L’inhalation est la plus dangereuse (d’un facteur 10 à 200). La chimiotoxicité concerne en premier lieu le rein (et secondairement le foie), et la radiotoxicité les
poumons. Plus de 75% des particules ne sont pas arrêtées au niveau de l’appareil respiratoire supérieur et se fixent dans les alvéoles pulmonaires d’où elles irradient pendant des années. La
moitié de la fraction solubilisée qui a été transférée au sang est éliminée par les urines5, et l’autre moitié est répartie dans les reins et le squelette avec un temps de fixation très
lent.
L’UA attaque aussi le cerveau, les organes reproducteurs, la thyroïde, les muscles, les ganglions lymphatiques et le système neurologique. Sa dangerosité dépend de sa nature physique et
chimique, de l’intensité et de la durée d’exposition, et des sujets contaminés (les enfants sont quatre fois plus vulnérables à la radioactivité que les adultes). Rappelons ici que les
instances internationales de radioprotection (CIPR) ont été obligées d’admettre officiellement que, si le risque augmente en fonction de la dose reçue, il n’existait pas de seuil d’innocuité.
Une étude sur les effets de l’UA à long terme entreprise dans six zones du sud de l’Irak à l’aide d’un spectromètre gamma a montré que le tiers des échantillons de végétaux collectés présentaient un taux de radioactivité trois fois supérieur aux taux habituel. Dans ces zones, près de 900.000 tonnes des plantes sauvages comestibles et près du tiers des animaux étaient contaminés. La dose de radioactivité délivrée aux enfants de moins de 15 ans à travers l’inhalation, l’ingestion de viande et de lait et l’exposition, mesurée sur cinq ans (1991-1996) représentait 70% de la dose totale reçue par l’ensemble de la population étudiée
Le PR Siegwart-Horst Günther, épidémiologiste et spécialiste des maladies tropicales qui préside la Croix Jaune internationale (Autriche), a mis en évidence un collapsus du système immunitaire avec des symptômes analogues à ceux du SIDA, une forte proportion d’infections, d’herpès et de zonas, des dysfonctionnements rénaux, des leucémies, des avortements spontanés et des malformations congénitales. La leucémie est provoquée par l’irradiation des cellules-souches du sang par les particules alpha fixées sur la moelle osseuse et certains tissus lymphatiques.
DES MALFORMATIONS CONGENITALES MONSTRUEUSES
La fixation de l‘UA sur le placenta des femmes enceintes contrarie le processus de formation de l’embryon par division cellulaire, provoquant chez les nouveau-nés d’horribles malformations
congénitales jamais rencontrées ou extrêmement rares. Ainsi, de nombreux enfants naissent hydrocéphales ou sans tête, sans membres (comme les victimes de la Thalidomide dans les années 50),
avec des organes manquants (sans yeux, sans nez, sans cerveau, sans anus…), aveugles, ou encore avec de graves anomalies du cœur (absence d’oreillettes ou de valvules) ou des poumons. On
retrouve les mêmes malformations chez les enfants des vétérans des guerres du Golfe et des Balkans de toutes nationalités6.
La grande différence entre les victimes des deux camps réside dans le fait que les vétérans ont séjourné peu de temps dans les zones contaminées, alors que les populations victimes des bombardements sont généralement condamnées à vivre toute leur vie dans un environnement de plus en plus radioactif. En outre, les anciens combattants ont pu se constituer en associations pour tenter d’obtenir réparation dans leur pays, où ils peuvent se faire soigner, alors que les populations locales, pour la plupart toujours ignorantes des causes du mal qui les ronge, sont de toutes manières trop démunies pour se faire traiter, voire pour simplement soulager leurs douleurs. Et les sanctions votées en 1990 par les Nations-Unies contre l’Irak, dont la quasi-totalité des infrastructures vitales sont en grande partie détruites par les bombardements (comme les centres d’épuration des eaux, les centrales électriques, les réserves alimentaires et les hôpitaux), interdisent l’importation de médicaments et de matériel et de traitements anticancéreux, assimilés à des armes chimiques et nucléaires !
L’AIEA PREVOIT UN EXCES D’UN DEMI MILLION DE MORTS EN IRAQ
La contamination de l’environnement et des populations locales ne va cesser de s’amplifier. Certaines régions du sud de l’Irak (dont certaines zones horticoles et de cultures irriguées, rares
dans ce pays aride) enregistrent déjà une augmentation de 700% des taux de cancer, de 400% du taux de malformations congénitales, et de 350% par an de cas de leucémie, de déficiences
immunitaires, de cataractes et de dysfonctionnements rénaux. Les Les avortements spontanés et les cas de mongolisme se multiplient, même chez des enfants nés de mère de moins de 25 ans. De
nombreux enfants qui jouent avec les projectiles ou leurs débris radioactifs7 restés sur le terrain meurent de leucémie, dont la période de latence n’est que de quelques années. Pour chaque
cas de cancer des tissus comme la leucémie, cinq cas de cancers solides devraient apparaître dans les 10 à 30 prochaines années. Dans un rapport inédit, l’Agence Internationale de l’énergie
atomique (AIEA) prévoit un excès de 500.000 en morts en Irak, où plus d’un million de projectiles à l’uranium appauvri ont été utilisées en 1991, soit entre 350 et 800 tonnes d’UA (selon la
fondation Leake d’Amsterdam). Dans quelques années, les mêmes conséquences sanitaires devraient apparaître dans les Balkans et en Afghanistan.
Il faudrait également prendre en compte l’ensemble des co-facteurs qui se combinent aux effets de l’UA pour provoquer des maladies graves : fumées toxiques libérés lors des bombardements de
réacteurs ou de centres d’études nucléaires (à Belgrade et en Irak), de complexes chimiques ou pétrochimiques, et des puits de pétrole incendiés par les « alliés » en Irak
(Abdelkrime-Delanne, 130).
UNE VIOLATION DES REGLES INTERNATIONALES DE RADIOPROTECTION
« Dans la plupart des rapports officiels, la question du respect de la réglementation et des normes de radioprotection est totalement éludée. Pareillement, le terme de « déchets radioactifs »
et les prescriptions qui s’y rapportent son tabous. C’est pourtant la terminologie appropriée pour décrire les obus et munitions à uranium appauvri… dispersés dans l’environnement. » (Corinne
Castanier et Bruno Chareyron, in Barrillot, p.43).
L’usage militaire de l’UA est un débouché idéal pour l’industrie nucléaire qui en produit chaque année 50.000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à près d’un million de tonnes,
dont la moitié aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables « déchetteries
radioactives » (Sara Flounders).
Plus de dix tonnes d’UA ont été utilisées dans les Balkans, dont la plus grande partie au Kosovo, où un biologiste anglais a prévu dix mille morts supplémentaires au cours des prochaines
années. Une étude a fait apparaître des taux de radioactivité « des centaines de fois plus élevés que la norme » dans le sud-est de la Serbie. Selon une estimation du journaliste
d’investigation spécialisé Robert J. Parsons (2002) en mars 2002, c’est trois mille tonnes d’uranium qui auraient été utilisées en Afghanistan. Cette guerre ayant permis une amplification et
une prolongation des tests effectués dans le Golfe et les Balkans8.
L’éventualité de tempêtes de sable traversant Afghanistan et la pollution consécutive des rivières et des fleuves, notamment la rivière de Kaboul, et l’Indus, fleuve qui traverse le Pakistan
et alimente les exploitations agricoles et les populations locales en eau potable, a semé la panique dans le corps médical. Des équipes de NBC (nucléaire-biologique-chimique) auraient très
tôt été présentes en Afghanistan pour mesurer le niveau de contamination après les bombardements. Juste après un « tir ami » - selon la novlangue désormais en vigueur - des équipes de
reporters qui travaillaient aux côtés des militaires de la coalition, ont été rapidement enlevés et enfermés dans un hangar. Dès octobre 2001, les médecins afghans signalèrent des décès
rapides de victimes présentant les symptômes typiques d’une forte contamination à l’UA.
Les pays voisins des régions bombardées ne sont naturellement pas épargnés par les retombées de particules radioactives. Après le Koweït, l’Arabie Saoudite et l’Iran, des régions d’Albanie,
de Macédoine, de Grèce et du Pakistan seraient contaminées. Les dommages causés à l’environnement sont irréversibles. Dans l’Indiana, un ex-champ de tirs d’essai d’obus à l’UA des années 80
est sur le point d’être reclassé en « zone de sacrifice national », condamnée pour l’éternité. En France, toute dispersion d’UA dans l’environnement est illicite. Qu’en est-t-il des tonnes de
ce déchet radioactif largué par les « alliés » dans le Golfe, l’Afghanistan ou par l’Otan en ex-Yougoslavie ?
Les pays bombardés ne sont pas été plus avertis que les combattants des risques de contamination radioactive. L’usage d’UA dans le Golfe n'a été révélé qu'en novembre 1991 par un quotidien
britannique. Tous les pays de la région ont été touchés (Koweït, Arabie Saoudite…). Le Koweït aurait dépensé 14 milliards de dollars pour la décontamination illusoire de son petit territoire.
Dans le Golfe, la contamination est d’autant plus importante que les bombardements n’ont jamais réellement cessé en Irak, que l’embargo empêche toute mesure de décontamination ou de
prévention, et que d’énormes quantités de particules radioactives migrent au gré des vents sur d’immenses étendues depuis onze ans9.
ESCALADE IMMUABLE D’ARMES NUCLEAIRES QUI NE DISENT PAS LEUR NOM
Ces armes de destruction massive classées « conventionnelles » sont aujourd’hui fabriquées par un nombre grandissant de pays, douze connus à ce jour, dont la Turquie, la Russie, Israël, le
Pakistan et la France. Deux mille essais ont été effectués sur notre territoire depuis 1979, à Grammat (dans les causses sauvages du Lot) par l’armée britannique, et à Bourges (Cher), en
plein air. Les armées de près de cinquante pays, et chaque type de munition de la panoplie des armes américaines en seraient équipé aujourd’hui. Au début des années 90, la France, qui possède
pourtant des stocks considérables d’U238, a acheté aux Etats-Unis mille tonnes d’UA « sale » (contaminé dans l’U236 et le PU131) via la COGEMA et Framatome, destinées à équiper notamment ses
chars Leclerc et AMXB2. Des obus-flèches à l’UA sont fabriqué à Romans, et à Annecy depuis 1995. Dans le Limousin, 200.000 tonnes d’UA destiné à être « valorisé » en obus vont être
entreposées à Bessines malgré l’avis négatif de la commission d’enquête. La fabrication des engins elle-même est une industrie à risque : aux Etats-Unis, plusieurs usines productrices d’UA
ont été contraintes de fermer parce qu’elles avaient contaminé leurs salariés et les populations alentour.
L’OMS COMPLICE UNE FOIS DE PLUS DE « CRIMES CONTRE L’HUMANITE »
L’utilisation des armes à uranium appauvri, qualifiée de « crime contre l’humanité » par le général Pierre-Marie Gallois, se poursuit dans l’indifférence générale et avec la bénédiction des
organisations des Nations Unies.
Cette campagne de désinformation a été rendue possible par le fameux Accord que l’OMS a été contrainte de signer en 1959 avec l’AIEA, qui lui interdit de traiter des questions de radiation et de santé publique sans son aval. Ce lien de dépendance empêche l’OMS de respecter sa constitution, qui précise « qu’une opinion publique éclairée et une coopération active de la part du public sont d’une importance capitale pour améliorer et protéger la santé de tous les peuples ». En cinquante ans, « la perfidie de cette alliance entre deux organismes des Etats-Unis aux buts diamétralement opposés, qui devraient s’affronter et non coopérer… n’a jamais été dénoncée publiquement » (Bonny, 1999).
Les mêmes « experts » de l’ONU, qui ont préconisé la non-évacuation de zones hautement contaminées par l’explosion de Tchernobyl, commettent ainsi un nouveau « refus d’assistance à populations en danger » en acceptant l’usage militaire et civil10 de l’UA, avec la complicité active des gouvernements et des media occidentaux. En outre, ils bénéficient d’une immunité totale pendant et après leur mandat. Résultats : études non réalisées ou biaisées, rapports interdits de publication (comme l’« aide-mémoire n° 257 » de l’OMS), ou censurés. Ainsi, le Pentagone a souligné le caractère inoffensif de l’UA en s’appuyant sur un rapport de quatre pages de l’OMS de janvier 2001, particulièrement inconsistant et peu scientifique !
Le rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) sur la pollution radioactive au Kosovo fut d’abord réduit de 74 à 2 pages11. Après avoir étudié 355 échantillons prélevés dans le sol, l’eau, les végétaux et le lait, la mission a conclu à de «faibles niveaux de radiation à proximité des cibles» et de «légères contaminations provenant des poussières d’uranium». Elle a reconnu la présence de plutonium dans les obus, en jugeant ces résultats «pas alarmants ». De son côté, le Dr Chris Busby, expert indépendant de renommée mondiale, auteur d’un ouvrage sur les faibles radiations (Les Ailes de la mort), et dont les résultats des études au Kosovo ont été reconnus par la Royal Society de Londres, a relevé des niveaux de radioactivité cent fois supérieures à la normale, et dix fois plus de thorium que d’uranium appauvri sur le site de Jacova.
Le PNUE, dont l’Unité d’évaluation après conflit a demandé à intervenir rapidement en Afghanistan, et réclamé un financement pour le Fonds pour la recherche sur l’UA, n’a jamais reçu de réponse de la part de la directrice de l’OMS, Gro Harlem Brundtland. D’après Robert J. Parsons, ces manœuvres dilatoires seraient motivées par l’opportunité d’attribuer les victimes de fortes expositions à l’UA à la rigueur de l’hiver afghan et à l’état sanitaire de populations fragilisées par plus de deux décennies de guerre.
La désinformation, qui présente l’UA comme un produit anodin, permet aux pays responsables (à la fois juges et partie) de se défausser de la prise en charge des coûts de décontamination des sites bombardés, mais surtout de banaliser dans l’indifférence générale l’usage de l’UA dans les conflits.
Selon le droit international sur le contrôle des armements, les armes à UA, à la fois chimiques et nucléaires, sont pourtant illégales (conventions de La Haye de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10/10/80, dite « Convention des armes inhumaines »), parce qu’elles infligent des maux superflus et des souffrances inutiles, qu’elles sont non discriminantes, causent des atteintes graves et durables à l’environnement et, comme les mines antipersonnel, demeurent meurtrières bien après la fin des conflits. Leur utilisation a été condamnée par une résolution – discrète - des Nations Unies en août 1996 (n°96/16), et le Parlement européen a voté en janvier 2001, « en appel du principe de précaution », un moratoire sur leur utilisation (mais pas sur leur fabrication).
INTERDIRE TOTALEMENT CES ARMES POUR « SAUVEGARDER L’AVENIR DE L’HUMANITE » (RAMSEY CLARK)
De nombreuses personnalités de renommée internationale, comme Rosalie Bertell, épidémiologiste canadienne spécialisée dans les maladies des radiations (prix Nobel Alternatif 1986) et Ramsey Clark, ancien secrétaire d’état américain à la Justice et avocat international12, et des associations comme la CRIIRAD en France, tentent de mobiliser l’opinion internationale pour obtenir « l’interdiction internationale inconditionnelle de la recherche, la production, les essais, les transports, la détention et l’utilisation de l’uranium appauvri à des fins militaires. » Elles demandent également « que toutes ces armes et tous les déchets radioactifs soient immédiatement isolés et stockés, que l’uranium appauvri soit classée « substance radioactive dangereuse », que les zones contaminées soient nettoyées et que tous ceux qui ont été exposés puissent recevoir des soins médicaux appropriés ». Si ces appels ne sont pas entendus, de plus en plus de régions de notre planète seront rayées de la carte, transformées en poubelles radioactives pour l’éternité, et leurs populations condamnées à une mort lente.
Joëlle Pénochet, universitaire.
PRINCIPALES SOURCES
Ouvrages
· ABDELKRIM-DELANNE, Christine : Guerre du Golfe, la sale guerre propre, Paris, Le cherche midi éditeur, collection « Documents », 2001.
· BARRILLOT, Bruno et alii, Les armes à uranium appauvri, jalons pour une interdiction, Les enjeux environnementaux, sanitaires, économiques, juridiques et éthiques, Ed. GRIP-éditions
Complexe, Paris, 2001.
· BENJAMIN, Jean-Marie : Irak, l’apocalypse, Lausanne, Favre, 1999.
· BERTELL, PR Rosalie : Planet Earth : The latest Weapon of War, September 2000.
· LATOUR (Patricia), CURY (Maurice), VARGA (Yves) : Irak, guerre, embargo mensonges et vidéo, Paris, Le temps des cerises, 1999.
· Metal of Dishonor, Depleted Uranium, How the Pentagon radiates Soldiers and civilians with DU weapons, selections compiled and edited by the Depleted Uranium Education Project,
International Action Center, New York, 1999. Comprend notamment des articles de Rosalie Bertell, Helen Caldicott, Ramsey Clark, John Catalinotto et Sarah Flounders.
· MEISSONIER, M et LOORE, F. : Uranium appauvri, la guerre invisible, Paris, Robert Laffont, 2001.
Articles
· ARKIN, William : The desert glows with propaganda, Bulletin of atomic scientists, mai 1993.
· ARBUHNOT, Felicity : Lie of the millenium, Al Ahram, 15-21 mars 2001.
· BEHAR, Dr Abraham : La double toxicité de l’uranium appauvri , www.cot81.com/uranium/ladoubletoxicité.htm.
· BELBEOCH, Roger : L’uranium est mortifère, qu’il soit civil ou militaire,
http://mat66.multimania.com/news_ur_roger.html ;
· BELBEOCH, Roger : Syndrome des Balkans : morts de soldats, leucémies et armes à l’UA
(www.mat66.multimania.com/syndrome_balkans.htm)
· BELBEOCH, Bella, et BELBEOCH, Roger : A propos de la mise en orchestration de la culpabilité de l’uranium 236, 17 janvier 2001.
· BENJAMIN, Jean-Marie : L’utilisation d’uranium appauvri durant la guerre du Golfe et ses effets, www.benjaminforiraq.org/contaminazione/francese.htm
· BENJAMIN, Jean-Marie : Armes à uranium appauvri. Conséquences de la contamination radioactive de la population et l’environnement. Conférence Iraq de Fribourg, 12 avril 2000, www.benjaminforiraq.org
· BERTELL, DR Rosalie : The hazards of low-level radiations, www.ccnr.org/bertell_book.html.
· BERTELL, DR Rosalie : Depleted Uranium is a Chemical and a Radiological Warfare agent used extensively in the Gulf War. www.miltoxproject.org/DU/rosalie/rosalie.htm
· BERTELL, DR Rosalie : Depleted Uranium as a Weapon of War,
August 1999, http://www.iicph.org/
· BERTELL, DR Rosalie : No Immediate Danger, Prognosis for a Radioactive Earth, The Book Publishing Company, Summertown, Tennessee, 1985.
· BONNY, Paul : Un accord contre-nature empêche l’OMS de remplir sa mission, CONTRATOM, 7 février 2001.
· CALDICOTT, Dr Helen : Medical consequences of depleted uranium, www.stophato.org.uk/du.watch/cadicott/medico.htm
· COLLON, Michel : Le « syndrome de l’OTAN » : armes, profits et mensonges, IAC, 17/1/2001. www.iacenter.org/depleted/du_collon1fr.htm
· CRIIRAD : L’uranium appauvri, des enjeux environnementaux, sanitaires et ethniques, mise à jour du 18/1/2001.
· Depleted Uranium Weapons in the Balkans, rapport Wise 2001 : www.antenna.nl.wise/uranium/dissbk.html
· DURAKOVIC, PR A.saf : Medical effects of Internal Contamination with uranium, Georgetown University School of Medicine, Depart of Nuclear Medicine, Washington DC, 1999.
· EHRLICH, Richard S. : Depleted uranium toxicity in Afghanistan, The Laissez-faire City Time, vol. 5, n° 44, 29 octobre 2001.
· LAKA foundation : Depleted Uranium : a post-war disaster for environment and health, Contributions de Felicity Arbuthnot, Rosalie Bertell, Ray Bristow, Peter Diehl, Dan Fahey, Henk van der
Keur et Daniel Robicheau, Amsterdam, may 1999. (Contient une bibliographie très complète et les coordonnées de toutes les organisations concernées).
· GAUTIER, Philippe, Un biologiste prévoit une épidémie de cancer dans les Balkans, www.cybersciences.com,
30/7/1999.
· GROUPE REGARD CRITIQUE, Université de Lausanne : Les armes radioactives de l’OTAN, 15 mai 1998, www.unil.ch/GRC/docs/ain/war/nuclear.txt.html.
· HORST-GUNTHER, PR Siegwaart : Uranium projectiles – Severely maimed soldiers – Deformed babies – Dying children, Ahriman Verlag.
· HORST-GUNTHER, PR Siegwaart :The Gulf War Syndrome, Roundtable Conference on DU and cancers in Iraq, July 1999.
· Impact of depleted uranium on man and environnement in Iraq, Symposium tenu à Bagdad les 2 et 3 décembre 1998. Résumé sur www.benjaminforiraq.org
· KHAMMA, PR Mona : The dirty war against Iraq from 1991 onwards, speech at the Roundtable Conference, (30th July 1999), www.benjaminforiraq.org
· KERSHAW, Andrew : A chamber of horrors so close to the “Garden of Eden
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
Commentaires