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le blog du laboratoire anarchiste

contrerfidvalence

Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 14:42
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Lu sur PMO .  On publie ce texte car SYLVIA et COSTA et BILLY  se sont fait arrêter pour transport d'explosifs, d'après l'accusation ceux  -ci étaient  destinés à faire un  attentat contre IBM Zurick . Solidarité avec SYLvia et Costa et Billy( lire)

texte de PMO:

 

Un matin, dans Le Monde, une pleine page d’IBM "pour une planète plus intelligente". Puis de multiples placards au fil des mois, des journaux et magazines, développent ce slogan en longs textes programmatiques par thèmes - la ville, les transports, l’entreprise, la santé, etc.- et vous vous rendez à l’évidence : IBM fait campagne pour un projet techno-étatique global.

Si vous avez quelques réflexes, un peu de curiosité, de sensibilité à la question, vous tâchez de comprendre ; vous remontez la trace d’International Business Machines. Éventuellement vous redécouvrez une vérité énoncée en 1943, lorsque IBM collaborait de toute son ardeur et de toute son expertise à la "solution finale" : "L’ensemble des citoyens du monde est sous la coupe d’un monstre international." Mais encore ?

IBM, à l’origine de l’essor des nanotechnologies grâce à l’invention, en 1972, du microscope à effet tunnel dans ses laboratoires de Zürich, travaille maintenant à la numérisation du monde grâce aux puces, capteurs et connexions rendus possibles par ces mêmes nanotechnologies. Un projet de pilotage du monde-machine (cybernétique), qui complète celui de l’homme-machine sous implants électroniques. Bref IBM travaille à la société de contrainte.

Si la police est l’organisation rationnelle de l’ordre public, et la guerre un acte de violence pour imposer notre volonté à autrui, cette rationalisation et cette violence fusionnent et culminent dans la technologie, par d’autres moyens. Le nanomonde, ou techno-totalitarisme, est l’une de ces vérités qui ne peuvent se regarder en face. Peut-être parce que ceux qui s’estiment au fait, militants, journalistes, scientifiques, croient aussi n’y rien pouvoir ; et donc ils parlent d’autre chose pour s’étourdir, faire diversion et sauver la face.

Habitant Grenoble, nous n’avons pas ce loisir. C’est ici, en ce moment, que le Musée Dauphinois présente une exposition luxueuse et retorse, à la gloire de Vaucanson et de l’homme-machine, "augmenté". C’est ici qu’IBM s’est implanté en 1967, dans les locaux de l’Institut de Mathématiques Appliquées (IMAG) et s’acoquine aujourd’hui avec le Commissariat à l’Énergie Atomique, dans le plan Nano 2012. C’est Michel Destot, maire de Grenoble, ancien ingénieur au CEA, qui contribue au projet d’IBM de "planète intelligente" et fait l’apologie de la cité-machine de Singapour. Ce papier était en cours de rédaction quand nous avons appris l’arrestation en Suisse de trois anarchistes accusés d’avoir voulu faire sauter un laboratoire d’IBM, à Zürich. Nous ignorons leurs motifs et le détail des accusations, mais une chose reste sûre à nos yeux : quels qu’ils soient, ces révoltés ne se sont pas trompé de cible.

(Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous.)


IBM société de contrainte
Version prête à circuler
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Publié dans : contrerfidvalence
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Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 07:51

«Le corps de Jon Anza est bien celui qui était conservé depuis le mois de mai 2009 à la morgue de Toulouse. L'identification formelle de Jon Anza a été établie jeudi soir grâce à ses empreintes digitales, confirmant les fortes présomptions que nous avions» a annoncé hier la procureure de Bayonne, Anne Kayanakis, dans une salle du Palais de Justice, bondée de journalistes. En majorité venus d'Outre-Bidassoa.

Accompagnée de Patrick Léonard, chef de l'antenne de la PJ de Bayonne, resté pratiquement silencieux durant toute la conférence de presse, la procureure visiblement tendue a précisé à maintes reprises que «cela n'avait pas fonctionné et qu'une enquête serait diligentée pour déterminer pourquoi la circulaire de recherches et les demandes de réquisition effectuées dans les hôpitaux et notamment, celui de Purpan ont été négatives.» En clair, selon la procureure, lorsque la PJ demanda aux hôpitaux si un patient correspondait au signalement de Jon Anza, la réponse fut non.

Rappel des faits et chronologie

Anne Kayanakis a indiqué que le 29 avril 2009 vers minuit, Boulevard Strasbourg à Toulouse, «des policiers municipaux observent un homme penché sur une jardinière et qui est inconscient. Un massage cardiaque lui est prodigué par les Pompiers et le Samu avisés. L'homme reprendra connaissance, mais ne retrouvera plus sa conscience. Il sera orienté vers l'Hôpital Purpan, sans traces de violences apparentes sur le corps. Une main courante sera établie par les services de polices. L'homme non identifié est présenté comme mesurant 1M70, 40-45 ans de forte corpulence.»

La procureure qui dans un premier temps avait indiqué que l'homme qui n'avait pas de papiers d'identité était en possession de 500 euros et d'un billet aller-retour Bayonne-Toulouse dira dans un deuxième temps que la présence du billet de train n'apparaît pas dans la main courante. Cette personne toujours non identifiée décède le 11 mai et sera transportée à la morgue de l'Hôpital Purpan. Dix mois plus tard, continue la procureure, c'est-à-dire avant-hier, «une secrétaire de l'Institut Médico légal de Rangueil avise un collègue et ami policier, avec qui elle a l'habitude de travailler, du fait qu'un cadavre non identifié est à la morgue de l'Hôpital Purpan depuis plusieurs mois. Le policier a vu lebillet de train , Bayonne-Toulouse dans les affaires du mort. Il a essayé de savoir dans quelles conditions, il avait été acheté. Il contactera le commissariat de Bayonne qui a aussitôt réagi.»

La suite est connue, il s'agit donc de Jon Anza disparu depuis le 18 avril 2009, hospitalisé le 29 avril et décédé le 11 mai, selon la version officielle. On sait que sa compagne, n'ayant pas de nouvelles, appellera l'Hôpital Purpan le 24 avril et la famille porte plainte pour disparition inquiétante le 15 mai. La PJ est saisie le 18 mai et le 4 juin appelle l'ensemble des hôpitaux, dont Purpan, pour savoir si une personne non identifiée et correspondant aux caractéristiques de Jon Anza aurait séjourné dans leurs murs. Réponse négative. «Nous sommes contrariés que cela n'ait pas fonctionné. Que voulez-vous que je dise à cela ?» a lancé la procureure.

Poursuite de l'enquête

Aujourd'hui, la plainte pour disparition inquiétante s'arrête, «mais l'enquête continue, car nous allons essayer de déterminer au mieux les causes de son décès» a affirmé la procureure. La question centrale aujourd'hui est de savoir ce qui s'est passé entre le 18 avril, date du départ de Jon Anza de Bayonne vers Toulouse, et le 29 avril, date de son supposé malaise à Toulouse. ETA avait indiqué dans une note rendue publique après sa disparition, que Jon Anza avait un rendez-vous à Toulouse pour remettre une somme d'argent à cette même organisation. Un rendez-vous auquel il n'apparaîtra pas. ETA ajoutait dans cette note que derrière cette disparition «se trouvaient les forces de polices.»Hormis le fait de confirmer, ou de remettre en question la véracité de la version officielle qui comporte une cascade de dysfonctionnements, les questions demeurent. Entre autres, où séjourna Jon Anza du 18 au 29 avril ? Qu'est devenue la forte somme d'argent qu'il transportait et quelles rencontres a-t-il faites ?

De nombreuses zones d'ombres

Plusieurs graves dysfonctionnements semblent caractériser cette version officielle. A commencer par la procédure de signalement des personnes non identifiées à l'Hôpital qui obéit à un protocole précis. «Les établissements de santé sont tenus de signaler à la police les personnes non identifiées dont la disparition présente un caractère inquiétant» précise la procédure. Ce qui correspondait au cas de Jon Anza, qui de surcroît apparaissait dans le fichier des personnes disparues de la police nationale. A la question de savoir quand l'Hôpital avait signalé aux services de polices la présence d'une personne non identifiée, et si une éventuelle demande d'identification avait été effectuée, la procureure a répondu ne pas savoir et que des vérifications étaient en cours.

Par ailleurs, au vu des événements, la procureure écarte totalement la thèse défendue par le ministre de l'intérieur espagnol Alfredo Perez Rubalcaba qui déclarait «que Jon Anza avait disparu avec l'argent qu'il devait remettre à ETA». L'autopsie du corps de Jon Anza aura lieu lundi à Toulouse. La famille du militant basque souhaitait la présence d'un médecin de confiance. Réponse de la procureure : «en matière pénale, les autopsies sont faites par des experts assermentés qui n'ont pas vocation à travailler sous la présence d'un tiers.»

L'enquête permettra-t-elle de connaître la vérité ? «Je n'ai pas de raison particulière de confier l'enquête à un juge d'instruction» déclare la procureure en charge de cette nouvelle enquête. Enquête, dont l'attente est à la mesure des nombreuses zones d'ombres et incohérences, contenues dans ce dossier.

 

Un long silence a précédé l'identification

A la fin de la journée, hier, la famille et les proches étaient aussi perplexes que la Procureure de Bayonne Anne Kayanakis. Ils ont néanmoins réussi à ce qu'une personne voit le corps qui demeurait ces derniers temps, à la morgue Les Oliviers Rangueil de Toulouse.

Arrivés le matin accompagnés de membres du Collectif «Où est Jon ?» à l'Hôpital Purpan, il était 17 h 30 lorsqu'un des proches de la famille a pu identifier les restes de Jon Anza, qui étaient d'ailleurs «très abîmés», comme le précise Askatasuna. En revanche, il n'a pas pu voir les vêtements qu'il portait puisqu'ils étaient «entre les mains de la police».

Le refus et le silence. C'est face à cela que s'est trouvé ce groupe de personnes qui avait fait 300 km pour connaître la vérité sur la découverte soudaine de ce corps, après quasiment un an d'attente et d'enquête sans recueillir une once d'information. Ayant insisté pendant toute la journée pour pouvoir voir le corps et avoir quelques informations, en début d'après-midi, la colère des personnes qui avaient fait le déplacement était évidente. «Il semble évident que le manque de transparence qui a entouré toute l'enquête judiciaire depuis le début continue en ce qui concerne le protocole d'identification du corps, ce que nous dénonçons avec force», affirmait Askatasuna dans un mail.

Dehors, l'impression était la même pour les journalistes réunis devant l'hôpital. «Pour toute question, on nous renvoyait vers la procureure de Bayonne», explique une consoeur du quotidien Gara, «car le cas est maintenant classé comme dans les affaires médico-légales». Elle a tout de même pu parler avec une agent du service de communication qui, sans qu'on le lui demande, «s'efforçait d'écarter les services de l'hôpital de toute responsabilité». Elle lui a affirmé que les cadavres peuvent passer des années à la morgue, si personnes ne les réclament.

Si les journalistes réunis par la procureure à Bayonne avaient parcouru des kilomètres, puisque la grande majorité était envoyée par les médias madrilènes, dans la capitale occitane, le sujet n'a pas eu énormément d'échos. Les deux quotidiens locaux contactés par Le Journal du Pays Basque semblaient apprendre la découverte du corps de Jon Anza par ce biais. Curieusement, l'information a plus d'intérêt pour les journalistes qui travaillent à 800 km de-là et même à 450 kilomètres du Pays Basque.

 

ANALYSE par Goizeder TABERNA

Les questions demeurent

Incrédules. Les journalistes réunis au troisième étage du Tribunal de Bayonne, hier, sont ressortis de la conférence de presse accordée par la Procureure Anne Kayanakis avec un certain scepticisme visible dans le visage de certains, perceptible dans les propos tenus par d’autres. Habitués pourtant au système judiciaire espagnol, d’aucuns sont restés déconcertés par le récit que venait longuement de détailler la Procureure. Elle a répondu à toutes les questions, ou du moins, à celles auxquelles elle a pu répondre, car elle en avait pratiquement autant que la trentaine de journalistes qu’elle avait en face. Sa principale certitude est le constat d’échec d’un mode opératoire qui a souffert de nombreux maillons faibles. La police municipale de Toulouse, le Samu, le commissariat qui a réalisé la main courante, les médecins qui ont constaté la mort de J. Anza, l’administration de l’hôpital, les responsables et les agents de la morgue… à tous ces niveaux les questions demeurent. Elles s’accroissent lorsqu’on observe l’absence d’informations sur la période située entre le 18 avril et le 29 avril. Le corps de Jon Anza a bien été retrouvé, mais il faudra encore beaucoup de réponses pour que sa famille accède à la justice, à la dignité.

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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 08:47
Aujourd’hui mercredi 24 février 2010, un rendez-vous pour une action contre la tyrannie technologique avait été donné à 10 heures place du Châtelet. Cette action intervenait le lendemain de la fin de la campagne de promotion et d’acceptation des nanos initiée en octobre par la CNDP. À cette occasion, plus de 200 opposant-e-s au nanomonde et à la tyrannie technologique en général (OGM, biométrie, nucléaire, vidéosurveillance…) s’étaient réuni-e-s pour un vrai débat public à la CIP à Paris 

Ce matin 80 personnes se sont donc rassemblées place du Châtelet. Un camion de police était déjà présent, et quelques flics en civil. Vers 10h30, nous prenons le métro en groupe pour nous rendre vers notre premier objectif : le siège de l’entreprise «I&E consultant», spécialiste en «stratégie d’opinion», et embauchée par le ministère de l’Écologie pour épauler la CNDP dans sa campagne pro-nanos

Des flics en civil nous suivent plus ou moins discrètement dans les couloirs du métro. Arrivés à la station «Bonne Nouvelle», nous sommes accueillis par six camions de la police nationale. Deux camions nous dépassent avec les gyrophares, et prennent position devant I&E. Qu’à cela ne tienne, ce ne sont pas les objectifs qui manquent. Retour au métro pour de nouvelles aventures.

Le plan B, c’est Thalès, une boîte spécialisée dans les systèmes informatiques militaires et de sécurité. C’est l’entreprise qui vient de mettre au point le système Hypervisor. Nous sortons cette fois à la station Anatole France, et nous nous dirigeons au pas de course vers les bureaux de Thalès. Cette fois, la police est prise de cours, et nous entrons dans le hall de l’entreprise.


Un vigile tente de nous empêcher de rentrer. Parmi les dernières personnes du groupe, deux se font attraper par le vigile et un employé zélé de Thalès qui s’est senti obligé de lui prêter main forte. Un flic en civil qui nous avait suivi depuis le début intervient pour les aider. Des personnes reviennent en arrière et parviennent à faire rentrer nos amis.

Nous investissons le hall — des employés s’empressent de mettre en lieu sûr les maquettes de drônes et de chars qui le décorent… On nous dit aussi que «c’est dommage vous n’êtes pas venus la bonne semaine», tous les directeurs sont au ski, du PDG Luc Vigneron au directeur «éthique et responsabilité des entreprises»…

Une banderole est déployée devant l'entrée : «Ta laisse électronique, une usine à fric». Sous les slogans et chants «Flics, chercheurs ou militaires qu’est-ce qu’on ferait pas pour un salaire», «Ordre, croissance, sécurité», «Ta Laisse électronique, Tyrannie technologique»… les employé-e-s de Ta Laisse partent déjeuner bien tôt, nous évitant pour la plupart au maximum. Après avoir diffusé de nombreux tracts (voir ci-joint), l’action s’est conclue par un départ en cortège dans Neuilly jusqu’au métro.

Nous avons saboté la campagne de promotion de la CNDP, et nous n’en resterons pas là !


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