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le blog du laboratoire anarchiste

Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 10:57

La répression contre « Il Silvestre » à Pise

- Le 7 juin 2004, sur demande du procureur Enzo Iannelli et de son adjoint Antonio Di Bugno, le juge pisain Leonardo degl’Innocenti fait procéder à plusieurs perquisitions et arrêter Alessio Perondi. L’enquête porte sur une vingtaine d’attaques menées depuis juillet 2003 en Toscane par les Cellules d’Offensive Révolutionnaire [marxiste-léniniste] contre des élus et des bureaux d’Allianza Nazionale [AN : parti néo-fasciste de la coalition gouvernementale], des sièges de syndicats, des agences d’intérim. Il est soupçonné d’être l’auteur de l’attaque contre l’entreprise Edilcostruzioni, qui procédait aux travaux de construction de la caserne de carabiniers de Navacchio. La « preuve » serait une vidéo où on le voit acheter deux bidons d’essence du même type que ceux qui ont servi à cette action et vers la même date. Il est incarcéré à la prison de Prato.
- 8 juin, nouvelles perquisitions, Leonardo, Betta, Gioacchino et Alice sont incarcérés. Fréquentant tous le local anarcho-écologiste « Il Silvestre », ils sont accusés d’ « association de malfaiteurs portée à commettre de nombreux délits d’endommagement et de menaces graves » dans l’enquête sur les Cor. Initialement, ils devaient juste être « mis sous enquête » avant que les flics ne trouvent chez eux lors de la perquisition un communiqué des Cor reçu par la poste comme ce fut le cas des quotidiens locaux “Tirreno” et “La Nazione”, et adressé à leur journal, « Terra Selvaggia ».
- 9 juin, Alice est mise hors de cause et sort de prison.
- 10 juin, interrogé par le juge, Alessio refuse de répondre à ses questions.
- 11 juin, Leonardo, Betta et Gioacchino sont placés aux arrestations domiciliaires.
- 14 juin, nouvelles perquisitions, Costantino est arrêté à son tour, notamment après une campagne de presse locale qui ne comprend pas pourquoi il est épargné, et placé aux arrestations domiciliaires.
- 24 juin, un communiqué des Cor reçu par le journal « La Nazione » précise que les compagnons arrêtés n’ont rien à voir avec leur organisation.
- 24 juillet 2004, nouvelle attaque revendiquée par les Cor, un cocktail molotov contre la maison de Giovanna Fusco, présidente du cercle d’AN de la circonscription de Pise-nord.
- 30 juillet 2004, dix nouvelles perquisitions sont effectuées, trois compagnons ( Beppe, Francesco et William) sont arrêtés et placés aux arrestations domiciliaires. Ils fréquentaient aussi le local « Il Silvestre », comme beaucoup d’autres. Le procureur Di Bugno a fait appel de la décision du juge, en demandant leur incarcération, qui sera décidée par le tribunal de réexamen de Florence. Ils sont accusés du même délit d’ « association de malfaiteurs », avec selon le procureur, des preuves spécifiques concernant l’incendie volontaire de la voiture de Marco Meucci, président régional d’AN, le 5 avril 2004 à Calci.
- 6 août, Beppe, Francesco et William sont interrogés par le juge d’instruction Luca Salutini (qui remplace Degl’Innocenti) auquel ils refusent de répondre. William Frediani est ensuite incarcéré à la prison de Pise, accusé d’être l’auteur de l’attaque contre Giovanna Fusco et de la revendication,ce qui donne « incendie, dommages et propagande subversive ».

Pour lui écrire : ALESSIO PERONDI, Casa Circondariale di Prato, Via La Montagnola 76, 59100 Prato

Par max - Publié dans : lelaboratoire
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 10:52
 
     
     
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- Suisse

Marco Camenisch

Marco Camenisch est un prisonnier anarchiste qui vient de passer 12 ans dans les prisons italiennes pour tentative de meurtre (à la suite d’un échange de coups de feu pendant son arrestation), détention d’explosifs et d’armes et pour des attaques à l’explosif contre des pylônes électriques et des installations de télévision. Au début des années 80 il s’est échappé de prison en Suisse, avec 5 co-détenus, où il purgeait une peine de 10 ans pour des dynamitages contre une centrale hydroélectrique. Pendant cette évasion un gardien de prison a été mortellement blessé. Marco a finalement été extradé vers la Suisse au mois d’avril 2002 où ses conditions de détention n’ont pas l’air bien meilleures qu’en Italie.


Marco Camenisch, postfach 3143, 8105 Regensdorf




 
Textes & Documents
A télécharger

- Résignation et complicité, le cas de Marco Camenish
Edition Déséquilibré (1994)
PDF - 119.4 ko
Par max - Publié dans : intermitents, précaires, résistance
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 10:41


note :texte trouvé sur le site apa;online;free;fr

ce texte a été écrit à l'époque de la grande vague de perquisition contre le CRAc, ce texte permet sortirdu climat nuseabond de ce côté ci , débat qui se limite à la critique venant de personnes bien longtemps sont rangées dans le camp du réformisme et cherchant plus la continuation de l'exploitation et la domination comme rapport à l'autre

mais bien plus un processus historique, une catastrophe de l’époque, le fruit d’une explosion des contradictions internes à une organisation sociale en déclin.

"Le communisme est le mouvement réel qui abolit l’état des choses présentes", comme on dit.

C’est à l’intérieur de ce mouvement que les individus et les groupes s’efforcent de l’accélérer, d’y participer, cherchent à donner de la force et de la conscience aux forces sociales destinées à sa réalisation, au dépassement de la société, à la réalisation de la communauté humaine. A cet effort tend Porfido, à son petit niveau, comme les compagnons du CRAC.

Aucune dissociation donc, également parce qu’en réalité il y a bien peu de quoi se dissocier. Dans la mise en examen concernée, il n’y a carrément rien. Les uniques choses qui sont reprochées aux mis en examens, d’après les actes [juridiques], se sont des assemblées publiques, des présentations de livres, des réunions.

Du reste, il semblerait absurde, mais évidemment pas aux yeux des carabiniers et du procureur, de construire une association subversive avec son beau site internet, ses journaux, une adresse publique, etc. Mais de toute façon...

Ce qui est agité dans ces actes [juridiques] c’est une analogie présumée avec les positions des "groupes subversifs ouvertement auteurs d’actes de violence et de terrorisme, dont les Brigades Rouges parti combattant...". Ce qui est certain mais c’est tout est que les compagnons du CRAC, suite à l’homicide de Marco Biaggi, ont publiquement refusé de "se joindre au concert de voix des gens qui, par opportunisme et infamie, font un concours pour être "les plus éloignés", "les plus démocrates", "les meilleurs opposants des BR-PCC".

Et vu que cette mise en examen, même indirectement, sur quelque mode nous met également en cause, nous confessons sans pudeur que nous n’avons pas versé une larme pour la mort de celui qui a passé sa propre vie au service de l’exploitation de classe. C’est peut-être parce que nous serions des extrémistes sans c ?ur. Ou peut-être parce que nous versons déjà suffisamment de larmes tous les jours pour les victimes de cette exploitation, pour tous les jeunes assassinés dans les rues par les balles de la police,, pour tous les prolétaires morts au travail ou reclus et torturés dans les prisons de la patrie ; pour ne pas parler de tous les bombardés, affamés, malades dans le reste du monde, et envoyés par le fond [les réfugiés arrivent le plus souvent en Italie en bateau] et déportés lorsqu’ils cherchent à fuir du sort que le capitalisme leur a réservé chez eux.

De toute façon, si d’un côté cette mise en examen est si démentielle qu’elle prête à sourire, d’un autre elle est préoccupante comme indice du climat dont elle est issue. Nous ne faisons pas ici référence, ou du moins pas exclusivement, à la répression par rapport au "mouvement", mais à la recrudescence générale de la répression au niveau mondial. Mettre en cause le gouvernement de droite est uniquement une tentative niaise de renversement cause-effet.

Le climat de guerre infinie pénètre violemment toute la vie sociale, et aussi dans les métropoles de la "forteresse occidentale". La guerre internationale au terrorisme se traduit par l’attaque de tout espace de liberté et d’autonomie sur toute la planète, où les frontières, blindées pour les immigrés, n’existent plus pour les soldats et les policiers ; les Etats remparts des "libertés démocratiques" construisent candidement des lager [camps de rétention pour immigrés], appliquent une torture systématique sur leurs prisonniers, piétinent les traités internationaux, etc. A la tête de la police américaine en Irak on intronise celui qui a combattu la criminalité dans les rues de New York, le bras droit de Rudolph Giuliani, héros de la "tolérance zéro" ; ainsi ceux qui ont dirigé les tabassages dans les rues de Gênes au cours du G8 étaient les mêmes carabiniers qui avaient menés les massacres en Somalie, pour bien se rappeler comme la séparation entre temps de guerre et temps de pais est toujours moindre ; la "zone de guerre" est désormais l’entièreté de la vie sociale. L’administration de l’ordre capitaliste se résout toujours plus en une guerre civile quotidienne, une guerre permanente contre les hommes pour le maintien forcé de la paix marchande.

Par luc - Publié dans : lalibertédautruiestlaconditiondemaliberté
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