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La répression contre « Il Silvestre » à Pise
Pour lui écrire : ALESSIO PERONDI, Casa Circondariale di Prato, Via La Montagnola 76, 59100 Prato |
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Mi - Suisse Marco Camenisch Marco Camenisch est un prisonnier anarchiste qui vient de passer 12 ans dans les prisons italiennes pour tentative de meurtre (à la suite d’un échange de coups de feu pendant son arrestation), détention d’explosifs et d’armes et pour des attaques à l’explosif contre des pylônes électriques et des installations de télévision. Au début des années 80 il s’est échappé de prison en Suisse, avec 5 co-détenus, où il purgeait une peine de 10 ans pour des dynamitages contre une centrale hydroélectrique. Pendant cette évasion un gardien de prison a été mortellement blessé. Marco a finalement été extradé vers la Suisse au mois d’avril 2002 où ses conditions de détention n’ont pas l’air bien meilleures qu’en Italie. Marco Camenisch, postfach 3143, 8105 Regensdorf
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note :texte trouvé sur le site apa;online;free;fr
ce texte a été écrit à l'époque de la grande vague de perquisition contre le CRAc, ce texte permet sortirdu climat nuseabond de ce côté ci , débat qui se limite à la critique venant de personnes bien longtemps sont rangées dans le camp du réformisme et cherchant plus la continuation de l'exploitation et la domination comme rapport à l'autre
mais bien plus un processus historique, une catastrophe de l’époque, le fruit d’une explosion des contradictions internes à une organisation sociale en déclin.
"Le communisme est le mouvement réel qui abolit l’état des choses présentes", comme on dit.
C’est à l’intérieur de ce mouvement que les individus et les groupes s’efforcent de l’accélérer, d’y participer, cherchent à donner de la force et de la conscience aux forces sociales destinées à sa réalisation, au dépassement de la société, à la réalisation de la communauté humaine. A cet effort tend Porfido, à son petit niveau, comme les compagnons du CRAC.
Aucune dissociation donc, également parce qu’en réalité il y a bien peu de quoi se dissocier. Dans la mise en examen concernée, il n’y a carrément rien. Les uniques choses qui sont reprochées aux mis en examens, d’après les actes [juridiques], se sont des assemblées publiques, des présentations de livres, des réunions.
Du reste, il semblerait absurde, mais évidemment pas aux yeux des carabiniers et du procureur, de construire une association subversive avec son beau site internet, ses journaux, une adresse publique, etc. Mais de toute façon...
Ce qui est agité dans ces actes [juridiques] c’est une analogie présumée avec les positions des "groupes subversifs ouvertement auteurs d’actes de violence et de terrorisme, dont les Brigades Rouges parti combattant...". Ce qui est certain mais c’est tout est que les compagnons du CRAC, suite à l’homicide de Marco Biaggi, ont publiquement refusé de "se joindre au concert de voix des gens qui, par opportunisme et infamie, font un concours pour être "les plus éloignés", "les plus démocrates", "les meilleurs opposants des BR-PCC".
Et vu que cette mise en examen, même indirectement, sur quelque mode nous met également en cause, nous confessons sans pudeur que nous n’avons pas versé une larme pour la mort de celui qui a passé sa propre vie au service de l’exploitation de classe. C’est peut-être parce que nous serions des extrémistes sans c ?ur. Ou peut-être parce que nous versons déjà suffisamment de larmes tous les jours pour les victimes de cette exploitation, pour tous les jeunes assassinés dans les rues par les balles de la police,, pour tous les prolétaires morts au travail ou reclus et torturés dans les prisons de la patrie ; pour ne pas parler de tous les bombardés, affamés, malades dans le reste du monde, et envoyés par le fond [les réfugiés arrivent le plus souvent en Italie en bateau] et déportés lorsqu’ils cherchent à fuir du sort que le capitalisme leur a réservé chez eux.
De toute façon, si d’un côté cette mise en examen est si démentielle qu’elle prête à sourire, d’un autre elle est préoccupante comme indice du climat dont elle est issue. Nous ne faisons pas ici référence, ou du moins pas exclusivement, à la répression par rapport au "mouvement", mais à la recrudescence générale de la répression au niveau mondial. Mettre en cause le gouvernement de droite est uniquement une tentative niaise de renversement cause-effet.
Le climat de guerre infinie pénètre violemment toute la vie sociale, et aussi dans les métropoles de la "forteresse occidentale". La guerre internationale au terrorisme se traduit par l’attaque de tout espace de liberté et d’autonomie sur toute la planète, où les frontières, blindées pour les immigrés, n’existent plus pour les soldats et les policiers ; les Etats remparts des "libertés démocratiques" construisent candidement des lager [camps de rétention pour immigrés], appliquent une torture systématique sur leurs prisonniers, piétinent les traités internationaux, etc. A la tête de la police américaine en Irak on intronise celui qui a combattu la criminalité dans les rues de New York, le bras droit de Rudolph Giuliani, héros de la "tolérance zéro" ; ainsi ceux qui ont dirigé les tabassages dans les rues de Gênes au cours du G8 étaient les mêmes carabiniers qui avaient menés les massacres en Somalie, pour bien se rappeler comme la séparation entre temps de guerre et temps de pais est toujours moindre ; la "zone de guerre" est désormais l’entièreté de la vie sociale. L’administration de l’ordre capitaliste se résout toujours plus en une guerre civile quotidienne, une guerre permanente contre les hommes pour le maintien forcé de la paix marchande.
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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