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Le porte-parole du gouvernement François Baroin a annoncé aussi que la France participerait à ces frappes. Une annonce qui fait suite au vote de l’ONU en faveur d’une intervention.
Les frappes militaires contre la Libye après la résolution de l’Onu interviendront «rapidement», «dans quelques heures» et les Français y «participeront», a déclaré vendredi matin sur RTL le porte-parole du gouvernement François Baroin.
Une déclaration qui fait suite au vote jeudi soir du Conseil de sécurité de l’ONU, après trois jours de négociations, en faveur d’un recours à la force contre les troupes du colonel Mouammar Kadhafi.
La résolution autorise à prendre «toutes les mesures nécessaires» pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l’armée libyenne, y compris des frappes aériennes, mais précise qu’il n’est pas question d’occupation militaire. Elle prévoit aussi une zone d’exclusion aérienne pour empêcher l’aviation du colonel Kadhafi de pilonner ses opposants.
Le vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a réagi en estimant que la résolution de l’ONU constituait un «appel aux Libyens à s’entretuer». «Cette résolution traduit une attitude agressive de la communauté internationale, qui menace l’unité de la Libye et sa stabilité», a-t-il dit, dénonçant un «complot» de la communauté internationale et «une volonté de pays comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis de diviser le pays».
Le vice-ministre a également affirmé que son pays était prêt à un cessez-le-feu : «Nous sommes prêts pour cette décision (de cessez-le-feu) mais nous avons besoin d’un interlocuteur bien précis pour discuter de sa mise en oeuvre», a-t-il assuré lors d’une conférence de presse à Tripoli.
Et pourtant, les forces fidèles au dirigeant libyen pilonnaient vendredi la ville de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) contrôlée par la rébellion, après une nuit de tirs à l’arme lourde, selon le porte-parole des rebelles. La Chine, la Russie, l’Allemagne, le Brésil et l’Inde s’abstiennent
Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n’ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte. L’Allemagne, le Brésil et l’Inde se sont aussi abstenus.
Au moment où Mouammar Kadhafi venait d’annoncer son intention d’attaquer la ville de Benghazi, tenue par les rebelles, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait averti, avant le vote, qu’il restait peu de temps pour intervenir. La France avait auparavant annoncé des frappes aériennes dès l’adoption de la résolution. «Chaque jour, chaque heure qui passe alourdit le poids de la responsabilité qui pèse sur nos épaules. Prenons garde d’arriver trop tard. Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression», a plaidé Juppé, qui avait fait spécialement le déplacement à New York (voir en vidéo l’intervention de Juppé).
Après le vote, l’ambassadeur britannique à l’ONU Mark Lyall Grant a souligné que la Grande-Bretagne était «prête à prendre ses responsabilités pour mettre fin aux violences, protéger les civils».
L’ambassadrice américaine à l’ONU Susan Rice a déclaré que les Etats-Unis «se tenaient du côté du peuple libyen et (soutenaient) leurs besoins en matière de droits de l’Homme». «Le Conseil de sécurité a répondu à l’appel à l’aide du peuple libyen», s’est-elle réjouie, estimant que «ce vote est une puissante réponse au besoin urgent sur le terrain». «Les soldats allemands ne participeront pas à une intervention militaire en Libye»
Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, a lui justifié l’abstention de son pays en relevant qu’une intervention militaire en Libye comporte des «risques et des dangers considérables». «Les soldats allemands ne participeront pas à une intervention militaire en Libye», a ajouté le vice-chancelier d’Angela Merkel.
Maria Luiza Ribeiro Viotti, ambassadrice du Brésil, a expliqué que son pays «n’était pas convaincu par le fait que l’usage de la force conduirait à la fin de la violence». «Cela pourrait causer plus de mal que de bien pour le peuple libyen».
L’ambassadeur russe, Vitali Tchourkine, a jugé «regrettable» que «la passion pour l’usage de la force ait prévalu». Il a rappelé que son pays avait proposé une résolution appelant à un cessez-le-feu.
L’ambassadeur chinois Li Baodong, qui assure la présidence du Conseil de sécurité en mars, a expliqué que son pays avait «toujours été contre l’usage de la force dans les relations internationales».
Des tirs de joie ont retenti à Benghazi, fief des insurgés en Libye, peu après l’adoption de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
http://www.liberation.fr/monde/01012326304-l-onu-approuve-le-recours-a-la-force-en-libye
De : Paris
vendredi 18 mars 2011
On publie ce texte' avec un lien supplémentaire) pour essayer de clarifier les enjeux très importants derrrière cette guerre des chefs.Nous sommes impliqués indirectement car le collectif libertaire du Laboratoire est demeure contre toutes les armées,( la présence localement des spahis qui interviennent entre autre dans la force Licorne) cet article a déjà été publié par indymedia Nantes.
Au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre dernier, le pays s’est réveillé avec deux « présidents » à sa tête.
L’un, Alassane Ouattara a été proclamé vainqueur par la commission électorale (la CEI) et par l’ONU avec 54% des voix ; l’autre, Laurent Gbagbo a été désigné
victorieux par le Conseil constitutionnel ivoirien avec 51,4% des voix. Voilà donc deux gros « crocodiles » en lice dans le « marigot du pouvoir ivoirien » et prêts à s’entre-dévorer.
Pourtant il s’agissait, paraît-il, d’un processus électoral « normal » selon le Conseil de sécurité de l’ONU qui a « salué l’annonce des résultats du deuxième tour
de l’élection présidentielle qui s’est tenue dans un climat démocratique (…), élections libres, justes, transparentes (sic)».
La réalité est évidemment toute autre. Cette élection n’a été qu’une sinistre farce qui a déjà fait 55 morts et 504 blessés (cf. Le Monde du 08/12/10). En effet,
après le Congo, le Kenya, le Zimbabwe, le Togo, le Gabon et la Guinée tout récemment, c’est autour de la Côte d’Ivoire d’entrer dans l’arène sanglante que représente ce genre d’élections où le
futur vainqueur est désigné d’avance par lui-même ou avec la complicité de ses parrains impérialistes. Et comme toujours dans pareil cas, les protagonistes règlent leurs comptes par massacres
interposées.
La situation actuelle de la Côte d’Ivoire ne peut que rappeler la séquence morbide précédente, en 2002, où l’élection présidentielle s’était conclue par des tueries
en masse et un coup de force militaire avec, à la clef, des années de terreur et la coupure du pays en deux, entre le Nord et le Sud. Depuis cette époque, les cliques ivoiriennes (gouvernement
comme ex-rebelles) ont confisqué à leur seul profit les ressources se trouvant dans les zones sous leur contrôle respectif. Surtout, ces criminels puisent dans cette manne pour acheter
massivement des armes en vue de poursuivre leur luttes concurrentielle vers le pouvoir. Il va sans dire que cela se fait au détriment de la population dont plus de 50 % vit avec moins de 2
dollars par jour. De surcroît, cette population est régulièrement la proie de rackets et de meurtres. Aujourd’hui, avec ces nouvelles élections, toutes les conditions sont réunies pour des
massacres d’une ampleur encore plus dramatique.
« Le scénario que chacun redoutait s’est produit au soir du 3 décembre. Laurent Gbagbo est parvenu à se faire proclamer vainqueur de la présidentielle. Au risque de
plonger son pays dans la crise, voire dans la guerre.(…) Nul doute qu’en matière de pugnacité Gbagbo soit médaille d’or. Mais lui qui, jusqu’ici, se présentait volontiers comme « un fils des
élections », voire « un enfant de la démocratie », aura désormais le plus grand mal à incarner cette image d’Epinal. Coûte que coûte, il a décidé d’aller au bout d’une démarche qui n’a plus rien
à avoir avec les urnes. Quitte à replonger la Côte d’Ivoire dans les affres de la crise et de la guerre. (…) La perspective d’une nouvelle partition, d’un nouvel embrasement Nord-Sud, ne
l’inquiète pas : la plupart des ressources (cacao, café, pétrole) se trouvent dans le Centre ou le Sud ; et les récoltes sont exportées par le port de San Pedro. Sa Côte d’Ivoire fonctionne ainsi
depuis 2002. Pourquoi ne serait- ce pas le cas à l’avenir ? (…) Le vrai Gbagbo, après ces élections finalement inutiles, est de retour. Les armes à la main, prêt à soutenir du haut de sa
citadelle le siège de « l’ennemi extérieur »1 comme il aime à la répéter. La Côte d’Ivoire, elle, est revenue à la case départ.» (Jeune Afique du 5/12/10) ».
De son côté, Alassane Ouattara, se prépare aussi à en découdre et compte sur ses partisans dits « forces nouvelles » qui viennent d’annoncer qu’ils ne resteront pas
longtemps bras croisés si Gbagbo reste au pouvoir. De même, Guillaume Soro, nouveau premier ministre d’Ouattara dit son intention d’aller « déloger » Gbagbo (dont il était le premier ministre
jusqu’au début des élections). Bref, chaque camp actionne ses chiens sanglants, les escadrons de la mort et autres porteurs de machettes. Mais surtout, chacun compte sur ses soutiens
impérialistes à commencer par les grandes puissances en quête du « butins ivoiriens », en particulier la France.
Il suffit de voir comment l’affaire ivoirienne mobilise toute la sphère de la bourgeoisie française pour se rendre compte de l’importance de l’enjeu qui se joue
dans cet ancien pré-carré de l’impérialisme français. Depuis l’éclatement de sa « vitrine économique » début 2000, entraînant au passage sa perte de contrôle sur les acteurs locaux,
l’impérialisme français se démène pour garder coûte que coûte son influence dans ce pays incarnées par les grandes sociétés comme Bouygues, Total, Bolloré, etc. Ce sont ces sociétés qui
constituent la colonne vertébrale de la « Françafrique » en Côte d’Ivoire où les intérêts privés et intérêts étatiques fusionnent comme le montre plus particulièrement la relation incestueuse
entre Bolloré et l’Etat français.
« Difficile de démêler les connexions multiples qui existent entre le groupe (Bolloré), digne héritier des trusts coloniaux et des réseaux françafricains, et les
responsables politiques français. Comme d’autres conglomérats, il bénéficie de l’appui des pouvoirs publics dans sa conquête des marchés du continent., le président de la République ou les
ministres se transportent volontiers en Afrique pour jouer les lobbyistes auprès de leurs homologues. Si les amitiés de Bolloré à droite sont connues, on note que le député socialiste Jean
Glavany2 fait partie, aux côtés de M. Alain Minc, du comité stratégique du groupe. (…) Quand la France envoie - ou rapatrie - des troupes en Afrique, comme pour l’opération « Licorne » en Côte
d’Ivoire, les nombreuses filiales du groupe Bolloré apparaissent souvent indispensables. « Toutes les opérations sont réalisées avec la plus stricte sécurité et confidentialité », lit-on en
surimpression d’images de véhicules blindés, sur un prospectus distribué par la branche « Défense » de SDV... (Manière de voir, du Monde diplomatique, déc. 2009) ».
Mais la France est mal armée, faute d’appuis sûrs sur place. C’est pourquoi, formellement, elle affiche son soutien à Ouattara le candidat « démocratiquement élu »
mais en coulisses, jusqu’à l’annonce des résultats définitifs, Sarkozy n’a pas cessé de « rassurer » Gbagbo pour que celui-ci préserve les intérêts français sur place. Et, c’est en parfaite
connaissance de la fragilité du positionnement de la France que Gbagbo traditionnellement proche du PS a décidé de faire « chanter » les autorités françaises en brandissant ses appuis chinois
devant leurs yeux. Et effectivement, la France a dû finalement déclarer publiquement sa « neutralité », disant qu’elle n’avait pas de « candidat » parmi les postulants. En somme, il s’agit pour
elle de miser sur les deux tableaux, mais sans aucune garantie de succès pour autant.
« La Françafrique sous l’œil du département d’Etat américain » et la « Chinafrique tend à supplanter la Françafrique »
En effet, derrière ces titres de presse ou d’ouvrages, il y a le fait que la France est réellement menacée dans ses positions en Afrique où elle fait face à une
redoutables concurrence sur place, bourgeoisies américaine et chinoise en tête.
Déjà, la bataille fait rage au Conseil de sécurité de l’ONU entre les partisans de Gbagbo et ceux d’Ouattara, le premier est défendu par la Chine et la Russie et le
second par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. On notera le comble de l’hypocrisie de ce repaire de brigands qui, tous, appellent à la « retenue » pour la « paix », mais fournissent
en coulisses conseils et munitions à leurs bras armés sur place.
En France, Alassane Ouattara était qualifié de « pro-américain » durant un bon moment, mais depuis quelques temps il a pu tisser des liens avec l’Elysée où il prend
assez régulièrement le café ou « l’apéro » avec Sarkozy. En même temps, il a gardé de solides amitiés avec les milieux américains notamment au sein du FMI dont il fut un vice- président. Sans doute
finira-t-il par choisir le parrain le plus « offrant », surtout dans la perspective des prévisibles affrontements en Côte d’Ivoire. Et au niveau continental, Ouattara peut compter (formellement)
sur de nombreux soutiens en Afrique de l’Ouest et sur l’Union Africaine.
Quant à Laurent Gbagbo, l’Angola demeure son plus grand fournisseur d’armements et, sur le plan diplomatique, il peut s’appuyer sur l’Afrique du Sud qui fut son
soutien notamment lors de sa confrontation armée avec la France en 2004.
En fin de compte, derrière ces manœuvres et les appels au « respect des résultats des urnes », on voit en réalité des charognards criminels qui poussent à
l’implosion du pays et aux massacres de masse de la population, avec comme conséquence l’extension d’un chaos sanglant dans toute la région.
Amina - Courant Communiste International
1) Dans la campagne nationaliste sur « l’ivoirité » déchaînée par l’ ancien président Bédié en 2000 et reprise par Gbagbo dans la guerre civile de 2002 , le
musulman originaire du Nord du pays Ouattara a été désigné comme un agent étranger lié au Burkina Faso.
2) Membre de l’Internationale Socialiste, Gbagbo est retsté « l’ami » aujourd’hui bien encombrant de plusieurs ténors du PS en France.
on a lu sur le blog du parti gauche midi pyrénnées, on vous transmet cette
information
http://www.gauchemip.org/spip.php?article14816
Une délégation de près de trente-cinq parlementaires et responsables européens
d’extrême-droite est actuellement en visite en Israël. Silence dans les rangs de la
presse française !
"Israël comme l’Afrique du Sud de l’apartheid s’en va chercher le soutien de
l’extrême-droite européenne : où la concrétisation d’une stratégie préparée de
longue date
Celle-ci va des populistes de l’UDC aux fascistes suédois, tous partageant la
même
islamophobie, certains d’entre eux ayant même un passif nazi ou antisémite
avéré.
Les responsables de partis suivants sont sur les lieux : Geert Wilders, Filip
Dewinter et Frank Creyelman (responsable de la commission des affaires
étrangères,
Parlement belge), Heinz-Christian Strache (successeur de Haïder), René Stadtkewitz
(président du Parti de la Liberté wilderien, Allemagne), Kent Ekeroth
(responsable
du Parti des Démocrates Suédois), des Suisses et bien évidemment des
Danois, dont
l’extrême-droite est ouvertement atlantiste.
Geert Wilders a été reçu par le ministre des Affaires Etrangères, le colon
A.Lieberman.
La délégation a été reçue à la Knesset en loge d’honneur, rencontrant divers
parlementaires et ministres (Likoud, Shass)
La délégation a été reçue par le maire d’Ashkelon, à l’occasion d’une
conférence organisée à l’université locale (ville jumelée avec Aix) .
La délégation a également été reçue par David Buskila, Maire de Sderot...et
membre
du parti travailliste ! (ville jumelée avec Antony) mais également par le
kahaniste
Moshe Feiglin, membre important du Likoud, avant une tournée en "Samarie".
La délégation se réclame d’une "European Freedom Alliance (EFA)" qui n’est
autre que
le nom de la branche européenne de l’American Freedom Alliance, une de ces
officines
néoconservatrices islamophobes financées par la lobbyiste milliardaire Aubrey
Chernick. Cette dernière a signé une "Déclaration de Jérusalem", qui propose
une
alliance des démocraties contre "une nouvelle menace globale de type
totalitaire :
l’islamisme."
Plusieurs membres de la délégation actuellement en Palestine occupée
(Paul Weston,
Elisabeth Sabaditsch-Wolff....) sont annoncés comme intervenants des
"Assises de
l’Islamisation" prévues dans dix jours à l’Espace Charenton, à Paris. Assises
organisées par Riposte Laïque et le Bloc Identitaire, avec l’appui du site
néoconservateur drzz.fr (auquel collaborent Taguieff, Millière, Gurfinkiel).
Par ailleurs, l’avocat de Patrick Buisson, stratège de Nicolas Sarkozy, n’est
autre
que Gilles-William Goldnadel, qui fera paraitre bientôt ses "réflexions sur la
question blanche".
Source : Euro Palestine (Capjo)
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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