Pourtant:quarante ans après, dans la marche à laquelle participent des jeunes qui n’étaient pas nés à l’époque, on crie : “Le 2 octobre, ça ne s’oublie pas”. Le Comité de 1968

a réussi à traîner l’ancien président Luis Echeverría sur le banc des accusés et celui-ci vit aujourd’hui en résidence surveillée. Mais il faut que les responsables soient jugés, que l’histoire de ces jeunes assassinés sorte de l’oubli et qu’on leur rende hommage, car ils ont été tués parce qu’ils croyaient pouvoir changer le monde.
Le carnage du 2 octobre est l’un des massacres emblématiques des débuts du terrorisme d’Etat en Amérique latine. En Argentine, les familles de disparus poursuivent les coupables en justice, signalent leur domicile par une marque de peinture rouge sang. Au Mexique, nous ne connaissons même pas le nombre exact de nos morts
Ne courez pas, camarades, ne courez pas ! Calmez-vous. Ce sont des balles à blanc.”
Beaucoup tombèrent. Le feu nourri et le crépitement des mitraillettes transformèrent la place des Trois-Cultures en enfer. Selon la correspondante du journal Le
Monde, Claude Kiejman, l’armée arrêta un millier de jeunes et, non contente de les obliger à garder les bras en l’air sous la pluie, elle les humilia, en baissant leurs pantalons. Certains
frappèrent désespérément à la porte de l’église Santiago Tlatelolco. “Ouvrez-nous !” criaient-ils. Les franciscains n’ouvrirent pas.
Mexique : manifestation et affrontements pour commémorer lesmassacres de Mai 1968
le quotidien Mexicain "El Universal" informe qu',le 3 ottobre, ce sont 24 personnes détenus pour les affrontements d'hier. Ils
se touvent dans l'agence 50 del Ministère Publique , a l' extérieur du lieu un meeting de solidarité
images de l'affrontement: eluniversal.com.mx


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