La manifestation avec une fanfare tonitruante s'est passée calmement et la distribution de tracts a permis
de contacter de nombreuses personnes. Par contre nos camarades de Tours ont subi la répression:
Ce matin 11 novembre à Tours étaient rassemblée une quarantaine de
personnes, contre la guerre, en marge du défilé officiel.
Lorsque certain-e-s se sont approché-e-s, (on était encore bien loin des
kakis), un cordon bleu est venu pour nous empêcher de passer.
Comme tous les ans il faut rester dans un périmètre, cachés de tous et
toutes, boire le café chaud de Sud "solidaires" sans broncher.
Cette année pourtant des individus appartenant à différents collectifs
tourangeaux ont décidé, d'être plus visibles, plus entendus aussi avec
des chansons.
Quand on est arrivé à Jean Jaurès le défilé était terminé bien sûr mais
un pot était offert à la mairie. Nous nous sommes approchés de l'entrée
en chantant "la butte rouge".
La réaction fut immédiate. Bleus casqués gantés armés arrivent tapent
dans le tas comme des furieux. Ceux gantés de blanc pour la cérémonie
les aident activement.
Ils nous poussent. Un militant se fait trainer par terre par les
poignets et les chevilles. Un autre se prend un violent coup à la tête.
Certains tombent, certaines prennent des gifles. Coup de tonfa dans le
dos. On se reculait mais ca n'a pas suffit.
Ils continuaient de taper un peu au hasard et de pousser. Une militante
malvoyante se fait marcher dessus plusieurs fois. Les agents lui cassent
sa canne blanche d'aveugle.Refusent de lui rendre parce qu'elle est
brisée. Ils finiront par lui remettre.
On va chanter à la fontaine (plus personne n'est là des officiels), ils
arrivent pour nous en empêcher physiquement, déployés en cordon près à
défoncer tout le monde une nouvelle fois. Nous sommes filmés en
permanence par les RG.
Nous allons au commissariat. Ils refusent qu'on porte plainte.
Nous passons devant le procureur : pas de permanence pour les citoyens
lambdas. Fermé.
Nous allons à la gendarmerie de Tours. Tazer à la ceinture on nous
explique que la gendarmerie n'est plus habilitée depuis trois ans à
prendre les plaintes.Ils appellent le commissariat central pour les
informer que "des blessés cherchent à déposer plainte"....
En Italie comme ailleurs:
« NOUS NE PAYERONS PAS VOTRE CRISE! »
Italien-ne-s, vos revendications sont les nôtres !
Restrictions de crédits, accélération du processus
de privatisation de l'Université...
Berlusconi et son gouvernement ont décidé de détruire l'université publique
italienne, par le biais du décret Gelmini et de la loi dite « 133 ». Par le
slogan « nous ne payerons pas votre crise »,les étudiant-e-s italien-ne-s
ont décidé de combattre ces réformes.
Actuellement, plusieurs dizaines d'universités sont en grève et occupées
par les étudiant-es en lutte.
Le mouvement est menacé par une répression féroce
de Berlusconi et a déjà été attaqué par les fascistes lors d'une
manifestation à Rome.
Un an après la lutte contre la LRU, ce sont maintenant les étudiant-e-s
italien-ne-s qui sont confrontés au processus de Bologne et à ses effets
destructeurs sur le service public d'enseignement supérieur. Les
étudiant-e-s, chercheurs/euses et enseignant-e-s ont choisi de répondre à
ces attaques par la lutte. Nous devons donc les soutenir et rejoindre dans
ce mouvement. En effet, il y a aujourd'hui nécessité à lutter au niveau
européen pour contrer les réformes libérales de privatisation de
l'enseignement supérieur engendrées par le processus de Bologne.
C'est pourquoi nous appelons aujourd'hui à se réunir devant l'ambassade
d'Italie pour soutenir les étudiant-e-s, personnels et professeur-e-s
italien-ne-s en lutte et montrer notre opposition au processus européen de
privatisation de l'enseignement supérieur. Le mouvement italien, qui n'a
reçu que la répression comme réponse, a plus que jamais besoin de notre
solidarité.
Nous appelons à se rassembler le 14 novembre, journée de grève générale
dans l'enseignement supérieur en Italie.
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX UNIVERSITES EN LUTTE
Vendredi 14 novembre - 18h00
Face à l'ambassade d'Italie
(51, Rue de Varenne ; Paris 7e ; Métro : Varenne ou Rue du Bac)
Depuis bien longtemps les Etats organisent ou soutiennent des conflits continuellement et
sur toute la surface de la planète. Depuis une vingtaine d’années, ils ont voulu nous faire croire que ces conflits présentaient désormais un caractère humain et pacificateur. Ils sont menés au nom
de des droits de l’homme et pour la défense d’un ordre mondial pacifié et impérialiste. Cette propagande a su freiner les énergies pacifistes et anti-militaristes. L’actualité récente en
Afghanistan nous a rappelé qu’une guerre c’est avant tout des êtres humains qui s’entretuent. Nous avons voulu porter une parole antimilitariste car ils nous apparaît qu’elle est toujours
d’actualité et peut-être même plus nécessaire qu’auparavant.
Au delà de la condamnation éthique de toutes les guerres, nous tenons à souligner qu’elles ne sont qu’un moment du système capitaliste qui sert entre autres à faire main basse sur les ressources.
Ce moment est aujourd’hui devenu omniprésent à cause du développement du complexe militaro-industriel. Celui-ci est d’ailleurs parvenu à s’imposer dans les lieux dépourvus de conflits armés à
travers ses prolongations sécuritaires et la création d’un ennemi omniprésent (le terrorisme).
Nous ne pouvons condamner la guerre sans nous attaquer à l’armée dont elle est la principale raison d’être. Tant que des troupes seront formées et des armes inventées et fabriquées, nous ne
pourrons vivre en paix. L’armée est en plus de cela une vaste entreprise de décervelage et une arme aux mains de l’Etat pour la défense des classes dominantes et contre toute tentative de
renversement du désordre établi. On peut d’ailleurs toujours voir l’armée intervenir dans les conflits sociaux dans différents endroits du globe et ça a été le cas en France dans un passé pas très
éloigné.
Construisons ensemble un monde de paix
sans armée, sans Etat et sans capitalisme.
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