Mercredi 19 novembre 2008
http://www.soutien11novembre.org
Face à la manipulation et à la désinformation à propos des "inculpés de Tarnac", nous devons réagir au plus vite. Tout le monde est plus ou moins concerné : la
criminalisation de toute contestation politique et sociale s’étend peu à peu. Il faut bien en avoir conscience (de nombreux exemples pourraient être donnés). Soutenir les inculpés du 11 novembre
revient à anticiper le soutien dont, nous mêmes, pourrons peut-être avoir besoin un jour.
Nous pouvons (devons) :
— créer ou aider à la création de comités de soutien (indépendants ou non) partout où c’est possible,
— écrire aux inculpés, en particulier aux cinq qui sont emprisonnés,
— verser de l’argent pour les divers frais ( aide au cantinage des emprisonnés, avocats, affiches, tracts, publications...),
— participer à des campagnes d’information,
— faire circuler l’information autour de soi, dans nos réseaux...
— contacter un maximum de personnes "médiatiques" (même si cela n’est pas dans nos habitudes) : intellectuels divers (universitaires, philosophes, écrivains...), artistes,
politiques.
— ...
Dans un premier temps, nous devons mettre toutes nos forces pour obtenir :
— la libération des cinq écroués et
— la requalification des accusations (entre autres la suppression du qualificatif de "terroriste" — c’est trés important car cela conditionne la demande de libération provisoire et, bien
sûr, c’est trés déterminant quant à la longueur de la peine encourue). Pour cela, nous devons exercer une forte pression permanente sur :
— les médias,
— le gouvernement,
— les politiques,
— les syndicats...
Ne pas se décourager et tenir bon. Amicalement. http://www.soutien11novembre.org/
Mercredi 19 novembre 2008
Monsieur le Directeur de la maison d'arrêt , votre tableau de service de cette année.
un meurtre,
4 suicides au moins
un décés à la suite du manque de soin.
Un détenu d'une cinquantaine d'années a perdu la vie lundi soir à la maison d'arrêt de Valence. Selon nos informations, cet homme aurait été victime d'une rupture d'anévrisme. Malgré les tentatives
des sapeurs-pompiers et du Samu de la Drôme, l'homme n'a pu être sauvé.
Mercredi 19 novembre 2008
Cette année encore l’armée et le ministère de l’éducation se sont associés pour encourager les enfants des écoles primaires à faire des dessins à envoyer à «près de 13.000 soldats français [qui]
sont actuellement engagés dans les opérations extérieures pour la restauration ou le maintien de la paix» !! Rappelons en quelques mots ce que signifie «opérations pour la restauration ou le
maintien de la paix» dans la bouche des militaires français : soutien au régime génocidaire au Rwanda, puis rapatriement de principaux responsables et enfin propagation des thèses
négationnistes ; soutien de nombreuses dictatures en Afrique (le général Eyadéma assassin du président Olympus au Togo, Blaise Compraoré assassin de Thomas Sankara au Burkina Fasso, Lansana Conté
en Guinée, Sassou N’Guesso au Congo…) ; encadrement d’élections truquées au Tchad en 1996 ; tir à balles réelles sur des manifestants (au Togo le 24 avril 2005 ; en Côte d’Ivoire le 9 novembre
2004, bilan : 57 morts).
Les armées sont le lieu de préparation des prochains génocides et crimes contre l’humanité. Le métier d’un militaire c’est avant tout tuer, comme il l’a été tragiquement rappelé à la population de
Carcassonne cette année.
Nous syndiqué-es à la CNT Éducation 34, dénonçons cette initiative et appelons à son boycott. Plus généralement, nous dénonçons l’ensemble des partenariats et des protocoles Armée / Éducation
nationale comme celui signé en 1982 par le gouvernement socialiste de l’époque (Hernu/Savary).
L’éducation a pour nous vocation à faire des enfants des individus autonomes qui comprennent et peuvent agir sur leur milieu, qui développent curiosité, intelligence, sensibilité, savoir et esprit
critique. L’armée et son éducation à la soumission, la servilité, l’obéissance et la hiérarchie sont à l’exact opposé des valeurs d’une éducation épanouissante et émancipatrice que nous
défendons.
À travers l’éducation nationale de nos enfants, l’État tente de fabriquer des petits soldats prêts à lui obéir et servir ses intérêts. De la mythique école de la IIIe République qui a élevé des
générations dans la haine du «boche» et a grandement contribué à la boucherie de la guerre 14-18 jusqu’aux derniers partenariats école/armée/entreprise, la logique reste la même : refusons
la.
Militaires, hors de nos écoles !
Armée, hors de nos vies !
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