19h Lorsque la manif arrive au plus près de la "zone rouge", c'est-à-dire à un barrage, c'est le début des hostilités . Savoir qui a commencé n'a pas de sens en sachant que chacun-e
savait que ça allait "péter". La présence (et l'existence) de cette police ne se justifie par aucune nécessité raisonnable.
Flashballs, fumigènes, pavés, et palets de lacrymos volent dans tous les sens. Les émeutier-e-s sont partout. Mais les forces de l'ordre avancent lentement et nous retranchent vers le pont qui
nous fermerait l'accès à la ville.
Les affrontements se prolongent et alternent temps forts/temps calmes. De vives discutions animent les rues entre "autonomes" et "gauche traditionnelle" (appellations de la presse). Mais c'est
difficile d'être constructif/ve-s dans un moment pareil s'il faut d'abord déconstruire et transmettre une approche du monde et de nos vies. Les échanges se résument à "mais pourquoi cramer une
bagnole? Vous êtes vraiment débiles..."
Comme on le lis partout, 3 voiture ont brûlé (peut-être plus).
19h40
Bref, nous sommes repoussé-e-s petit à petit vers l'extérieur de la ville. Les CRS avancent de façon militaire (sur trois lignes avec les camions derrière) et gazent et tirent régulièrement.
Encore des arrestations. Nous rentrons forcé-e-s au QG à (Cusset) sans pourvoir prendre les véhicules au début de la manifs (pas très grave mais ça posera un souci pour les cars). Un hélicoptère
de la gendarmerie observe toue la zone fréquentée par les activistes.
21h
Le meeting commence 200 personnes dans la salle, 400 dehors. "blabla, blabla..." on nous raconte que les personnes ayant perturbé la manifs étaient une "petite minorité". On nous explique que "la
seule revendication qui nous a rassemblé aujourd'hui était l'égalité en droit pour tou-te-s". Elle existe dans de nombreux texte auxquels se rattache la bourgeoisie de gauche depuis 200 ans (
depuis que l'État a remplacé l'Église) mais qui ne sont en vérité que de la poudre aux yeux.
22h
Dans la cours, on observe bien vite que des manoeuvres policières encerclent le QG. On ne pourra bientôt plus rentrer et sortir de la zone. La BAC se met à tirer allègrement sur les militant-e-s
qui ripostent aussitôt. Matos, barricadent, feu, pavés. En peu de temps, nous gagnons du terrain et faisons reculer les force de l'ordre. À l'intérieur, l'alarme incendie n'interrompt pas le
concert. Personne ne veut venir aider. Par contre, des élu-e-s locaux tentent de négocier avec la préfecture un retrait ou du moins un temps pour laisser passer les personnes qui rejoignent leurs
bus.
Nous quittons vers 23h la zone et les camarades, sur leurs barricades enflammées, alors que la police occupe toujours tout le quartier et que beaucoup s'en vont.
Apparemment, ce contre-sommet aura beaucoup étonné les organisateur-euse-s par la composition de la manif. C'est le début, Car nous n'en resterons pas là!
Une trentaine de personnes ont été interpellées et trois policiers blessés après une manifestation lundi soir 3 novembre à Vichy contre la politique européenne d'immigration, alors que la ville accueille pour deux jours une conférence européenne sur le sujet.
AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Lors de ces incidents, cinq voitures ont été incendiées, les vitrines de plusieurs commerces brisées, des véhicules et du mobilier urbain endommagés.
AFP/FRED DUFOUR




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