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le blog du laboratoire anarchiste

Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 08:03

 

 Nous publions la déclaration lu sur le pont du rhone le 17 octobre 2011, pour tous ceux qui n'ont pas pu être là lors de la lecture du texte,.. il y a au mois de novembre une projection au cinéma Lux du film de Yasmina Adi "ici on noie des algériens"

cinquante années d'amnésie d'Etat

 

Ce n'est pas sans émotion que j'évoque aujourd'hui cette commémoration car mon engagement dans la solidarité avec le peuple algérien, puis avec l'immigration en France fut scellé dans cette histoire-là.

 

Octobre 1961: Ce sont mes premiers pas dans la vie universitaire à laFaculté des Lettres de Lyon... mes premiers pas dans la vie militante et dans l'engagement syndical à l'UNEF. J'ai quitté le Lycée Edgar Quinet, "grande école", peut-être, mais lieu de concurrence absolue, du "chacun pour soi" érigé en principe souverain, le but étant d'écraser l'autre pour rafler la place au concours ! Je ne supportais pas.

A Lyon j'ai trouvé une piaule vétuste mais pas chère près de la fac de lettres, 64 rue Sébastien Gryphe dans le septième arrondissement. A deux pas de là, nous nous retrouvons le soir avec un groupe d'étudiant-e-s au "Foyer Notre Dame des Sans Abri" animé par trois enseignants en retraite, pour panser les petits bobos des SDF, il y en a beaucoup dans ces années de crise de logement terrible dans toutes les grandes villes et aussi, sous le contrôle d'un médecin, les plaies plus graves des personnes blessées, souvent des Algériens venus des bidonvilles de la périphérie. Par la suite je participerai également à une permanence d'accueil pour le relogement des familles sinistrées, parfois jetées dans la rue après les descentes de flics dans les bidonvilles.

 

J'assiste un soir, souvenir qui ne me quittera jamais, à une descente "éclair" de l'OAS au Foyer des Sans Abri. UnAlgérien, suspecté d'être un militant du FLN s'est engouffré affolé dans le Foyer, poursuivi avec furie par un commando de l'OAS. Rejoint au premier étage, il est précipité dans l'escalier et écrabouillé contre le mur du bas, puis ramassé et jeté dans une voiture. Je reste un long moment clouée sur place, paralysée.

Alors avec les camarades étudiant-e-s on organise les planques nocturnes d' Algériens recherchés par l'OAS. Départ la nuit avec quelques responsables plus âgés, plus mûrs surtout dans la résistance. Eux seuls savaient où l'on allait: Caluire, Tassin, Ste Foy-lès-Lyon ... Voyages à haut risque en cas d'arrestation des véhicules et de contrôle des passagers. On adhérait à ces expéditions nocturnes, non sans quelque inconscience, mais je le répète, ma prise de conscience politique était encore balbutiante à l'époque.

 

On se rend aussi aux conférences de Jacques Vergès - qui n'était pas encore un adepte du grand écart en politique ! - Le déjà célèbre avocat, trente ans avant d'aller défendre Klaus Barbie jugé en 1992 à Lyon pour crimes contre l'humanité pendant la deuxième guerre mondiale, sut prendre des positions courageuses en acceptant la défense des familles algériennes qui avaient osé engager des poursuites. Défense très risquée pour les membres du collectif national d'avocat-e-s auquel il avait adhéré, car ils furent tous destinataires du fameux message "Toi aussi", leur annonçant leur disparition prochaine (cf assassinat d'Etat de Me Amokrane Ould Aoudia). Vergès n'y échappa d'ailleurs qu'en sa qualité d'ancien adepte de la France libre.

Dans ses conférences, il parlait de la répression policière à Paris et dans toute la France, il dénonçait la politique colonialiste de la France, faisait le compte des crimes d'Etat ici aussi à Lyon, des corps d'Algériens retrouvés noyés dans le Rhône. Il nous parlait de l'OAS et de l'organisation parallèle, le SOA (Service d'Ordre Algérien), très organisées dans la région lyonnaise. Il nous incitait à la résistance, au soutien. Il était jeune, il parlait avec enthousiasme. Avec mes camarades de fac nous buvions ses discours, galvanisé-e-s.

Voilà pour mon expérience personnelle de cette mémoire collective. Pour une vision plus globale de cette histoire je me suis référée aux travaux et recherches des journalistes, Marcel et Paulette Péju, des historiens,

Jean-Luc Einaudi, Gilles Manceron, des publications syndicales de l'UNEM ... Je les cite au cours de cet exposé très rapide, trop rapide j'en suis consciente, pour appréhender en profondeur la complexité et l'extrême gravité de ces derniers soubresauts de notre histoire coloniale en Algérie.

 

* *

Cinquante ans après ... comme il est difficile encore aujourd'hui d'aborder cette mémoire reconstituée à travers des fragments épars glanés ici et là grâce à l'acharnement des historiens, des chercheurs, des victimes aussi. Le silence avait trouvé son fondement légal dans la loi de 1979 qui n'autorisait l'accès aux archives qu'au bout de soixante ans et même cent ans ! Les spécialistes de cette guerre coloniale durent donc chaque fois arracher des dérogations pour fouiller les vestiges de cette histoire passée.

Difficile de passer outre la culture du secret, érigée en principe démocratique que respectèrent d'ailleurs servilement la plupart des médias français au cours de ce sombre mois d'octobre 1961.

Enfouir l'indicible, le tronquer, le nier, tout fut employé pour bétonner l'oubli.

2

 

Les exemples de ces mensonges d'Etat, véritable entreprise de négationnisme, foisonnent.

 

- Commission d'enquête enterrée par Debré pendant la durée de l'instruction des poursuites judiciaires,

 

- Falsifications multiples comme celle qui consista à déclarer "expulsés" les Algériens assassinés ce

jour-là,

 

- Censure des ouvrages relatant les faits, pas moins de 13, interdits dès leur publication, ainsi que de

nombreux articles, en fait tous ceux qui contredisaient la version officielle des faits,

 

- Brimades, mise au placard des rares conservateurs des Archives qui osèrent bousculer les règles

académiques, en particulier au moment du procès de Jean-Luc EINAUDI, poursuivi en justice, après la

plainte de Maurice Papon, pour une phrase de l'historien publiée dans "Le Monde" du 20 mai 1998:

"Le massacre du 17 octobre fut perpétré par les forces de police sous les ordres de Maurice Papon".

Jean-Luc Einaudi fut blanchi de ces accusations grâce à deux Conservateurs des Archives qui eurent l'

l'audace, qui leur coûta cher, d'exhumer les éléments de preuve formelle des mensonges de Papon.

Plus tard à la sortie de son livre "octobre 61" en 2001, Jean-Luc Einaudi est accusé "d'inciter les jeunes

Algériens à construire leur identité sur des bases erronées",

 

- Mensonges de Papon maintenus encore sans vergogne lors de son procès en 1999 à Bordeaux, pour

"crimes contre l'humanité", faits relatifs à l'organisation de la déportation des Juifs, pendant la dernière

guerre mondiale,

 

- Nettoyage des fichiers et archives tels que celui qui contenait les fiches de 180 000 Algériens,

 

- Destruction pure et simple des archives de la brigade fluviale de Paris et de celles de la Direction de la

Réglementation du Ministère de l'Intérieur,

 

- Aucune archive des officines spéciales de Papon qui s'étaient organisées de manière à ne pas laisser

de traces:

+ "Force de Police Auxiliaire", créé en 1959 par Debré, groupe autonome, véritable Etat dans

l'Etat, de connivence avec l'OAS, ayant pour mission de détruire le FLN. Pour mémoire,

assassinat à Valence de Rachid KHILOU, lors d'une visite à sa famille valentinoise. Il était

soupçonné de vouloir quitter la F.P.A.,

+ Service de Coordination des Affaires Algériennes

+ Service d'Assistance Technique ...

 

- Classement sans suite de tous les dossiers d'Algériens ayant engagé des poursuites,

 

- Mensonges des tortionnaires avoués à posteriori par leurs victimes rescapées:

"Si t'es trop abîmé on te foutra dans la flotte avec l'étiquette "traître au FLN"

 

- Non-diffusion de la liste des blessé-e-s, des tué-e-s, des disparu-e-s, des expulsé-e-s, liste établie

par la Fédération française du FLN,

 

- Occultation plus grave encore, celle qui consista à la mise en avant des 9 morts de l'immense mani-

festation de Charonne (500 000 manifestant-e-s) le 8 février 1962, manifestation organisée contre les

attentats de l'OAS.

La prégnance du souvenir des victimes de Charonne, 9 manifestants "français", a fini par servir de

paravent à la mémoire gênante du 17 octobre. Une manifestation de jeunes Algériens, organisée vingt-

cinq ans plus tard à la mémoire des crimes perpétrés en 1961 contre leurs parents, est appelée au

métro de Charonne, attestant la totale confusion !

 

 

 

 

3

 

 

Mais même étouffée, même réprimée, interdite, niée, la mémoire finit toujours par resurgir !

Un travail tentaculaire a été engagé pour fouiller le passé, retrouver des témoins, en France, en

Algérie, à l'étranger. Cette mémoire éparse, il a fallu en retrouver la moindre trace pour alimenter le

travail des chercheurs et fonder leurs analyses.

- recherche des photos "interdites" en octobre 1961, celles d'Elie Kagan, celles, interdites de

publication du photographe de "L'Humanité", Georges Azenstarck ...

- travail colossal de collecte de témoignages, ceux en particulier "d'après noyade" des Algériens

sauvés des eaux,

- déclaration des intellectuels, avec l'appel diffusé dans la revue "Les temps modernes" dirigée par

Jean-Paul Sartre, appel signé par 229 intellectuels, rassemblement d'intellectuels au métro Maubert,

- publications courageuses de médias complètement à la marge en octobre 1961: "Témoignage

Chrétien", "Vérité et Liberté", journal de la CFTC, devenue plus tard CFDT,

- mobilisations, à la marge aussi de quelques organisations syndicales et politiques, celle de la CFTC,

celle du "Collectif anticolonialiste" rassemblant 19 organisations syndicales étudiantes dont la

manifestation au cri de "L'Algérie aux Algériens", appelée Boulevard Raspail le 23 octobre fut

encerclée par 2000 CRS, appel encore à manifester du PSU Place de Clichy (2000 manifestant-e-s).

Toutes eurent le courage de braver les interdits.

 

Cette mémoire, toujours en cours de reconstruction, dévoile aujourd'hui l'ampleur du crime, ce que des

historiens n'ont pas hésité à qualifier du "plus grand génocide commis en Europe depuis la dernière

guerre". "Les massacres d'Algériens, ajoutent encore les deux historiens Jim House et Neil Mac Master,

sont la répression d'Etat la plus violente et la plus meurtrière qu'ait jamais subie

une manifestation désarmée".

Jean-Luc Einaudi, historien plus connu aujourd'hui en France, fait état de 389 morts ou disparus au

cours de l'automne 1961 dans les seuls départements de la région parisienne. Il faut y ajouter, ceux

moins connus du Nord, de la Région Rhône-Alpes, d'autres régions sans doute, car les Algériens

arrêtés ont été dispersés dans de nombreux camps à travers la France ...

*

* *

*

La vérité que cette mémoire, aujourd'hui en partie révélée, nous commande, au-delà de cette seule journée

de commémoration, de regarder en face et de transmettre, c'est:

. Un couvre-feu raciste, imposé le 5 octobre 1961 par Maurice Papon, Préfet de police de

Paris, à l'ensemble de l'immigration algérienne. Ce couvre-feu fut ressenti comme une

immense injustice, une mesure supplémentaire intolérable. Cette population survivait déjà

dans des conditions de vie innommables: travaux d'esclaves, logement dans des

baraquements où croupissaient les familles entières, sans eau, sans chauffage, sans la

moindre protection contre les intempéries, les descentes de flics ou de l'OAS ...

Réponse d'un Algérien à Marguerite Duras qui lui demande de qualifier sa vie en un seul mot:

"nous avons une vie terrorisée" (Journal "France Observateur" du 9 novembre 1961).

 

.La manifestation pacifique, sans armes, appelée par le FLN et entièrement contrôlée par

son service d'ordre (tolérance d'aucun objet de défense, pas même un canif !), sans cris,

sans drapeaux, de 30 à 40 000 personnes, hommes, femmes, enfants.

.Face à cette marche pour la dignité dans les rues de Paris, les brigades spéciales de la

police armées par Maurice Papon, jouissant du blanc-seing total du gouvernement français,

en particulier de celui du Ministre de l'Intérieur et de celui du Premier Ministre.

Ils se comportèrent en véritables escadrons de la mort, "chauffés" par les appels à la haine

incessants du Préfet de police demandant à répondre par "10 morts pour 1 policier tué",

policiers dont certains furent d'ailleurs exécutés par des membres de l'OAS et non par les

militants du FLN.

Silence sur ces crimes d'Etat.

4

 

Des exécutions sommaires déguisées en "départs pour le maquis" ... c'est cela encore les

mensonges d'Etat de cette journée "portée disparue" (titre du documentaire de Philip Brooks

et Alan Hayling) du 17 octobre 1961.

 

Mérite d'être cité et encadré, comme comble de la mystification le communiqué laconique de la préfecture de police, le 17 octobre au soir:

 

Des coups de feu ont été tirés contre des membres du service d'ordre (de la police) qui ont riposté - deux Algériens tués - Plusieurs blessés".

 

C'est tout !

 

Le silence effarant sur ces violences est aussi accrédité par une manipulation forcenée de l'opinion publique: mise en exergue, pour créer un climat de peur, des seuls assassinats commis par des Algériens, sans la moindre analyse des causes multiples de ces assassinats.

Des journalistes eux-mêmes jugés trop hardis ont été internés dans les camps où l'on avait entassé les manifestants ... sombre répétition d'une histoire qui n'en finira jamais, aussi longtemps que l'on tolèrera la moindre entorse à ces politiques d'enfermement.

 

Il convient encore absolument de donner toute sa place à la manifestation des femmes appelée trois jours après le 20 octobre 1961, femmes ..., ces éternelles oubliées de l'histoire.

Plusieurs milliers de femmes manifestèrent dans les rues de Paris également totalement désarmées, avec près de 600 enfants. Elles furent arrêtées, entassées dans les cars, contrôlées.

Manifestation de femmes libres, responsables, totalement conscientes cette fois des dangers encourus.

Si certain-e-s avaient pu manifester le 17 octobre en n'imaginant pas l'ampleur de la répression, trois jours après ces femmes SAVAIENT.

Elles SAVAIENT les coups et la terrible répression.

Elles SAVAIENT les disparus. Elles SAVAIENT les morts. Elles SAVAIENT le sang de leurs frères mêlé aux eaux de la Seine. Elles SAVAIENT tout. Elles restèrent libres et fières, refusèrent le sucre jeté aux enfants.

Leur manifestation fut donc celle de la suprême DIGNITE.

 

 

Il aura fallu quarante ans pour que cette mémoire émerge à travers de timides aveux, dépôt de plaques commémoratives sur le Pont Saint-Michel en 2001, puis à Aubervilliers, Saint-Denis, Nanterre, Stains, Clichy-la-Garenne, Bagnolet ..., inauguration de "Rues du 17 Octobre 1961", de "Places du 17 octobre 1961" à la Courneuve, à Saint-Denis, plusieurs autres encore au cours de la commémoration de ce cinquantenaire ... Et puis des ouvrages, des photos, des films. Le dernier en date, celui de Yasmina Adi, "Ici on noie les Algériens", sera dans les salles le 19 octobre prochain.

 

*

* *

*

 

Aujourd'hui, il n'est plus possible de reculer. Le silence des gouvernements - de droite comme de gauche - a trop duré. Tous les silences sont complices.

La reconnaissance des crimes de la colonisation, la reconnaissance des méthodes des tortionnaires importées d'Alger à Paris, la reconnaissance des violences, des massacres qui ont précédé la signature des accords d'Evian s'impose.

Cette reconnaissance conditionne le retour à des relations apaisées entre les communautés.

Elle conditionne la possibilité de grandir dans la dignité des enfants de l'immigration, héritiers de cette histoire-là, enfants confinés dans les banlieues-ghettos, amputés d'une partie de leurs racines, incités par ces silences répétés à se défier des institutions de la République.

 

Cette histoire, comme toutes celles du passé colonial de la France, continue à empoisonner les politiques d'immigration, à gangréner le climat social, à engendrer la méfiance, le rejet, les discriminations.

 

 

5

 

Que la République avoue enfin que les politiques colonialistes tournaient le dos et tournent encore le dos, dans leurs prolongements néocoloniaux, aux principes des droits humains qui l'ont fondée.

 

Qu'elle reconnaisse les actes des responsables qui ont trahi ces valeurs et qui occupaient les plus hautes fonctions de l'Etat: Préfet de police, Ministre de l'Intérieur, Premier Ministre.

 

Que l'enseignement intègre enfin les travaux des historiens sur cette page sanglante de notre histoire. Les institutions démocratiques se grandissent à reconnaître leurs dysfonctionnements, leurs erreurs, et leurs crimes ne peuvent pas rester à jamais oubliés et impunis.

Là encore, on a parfois l'impression que la seule mise en avant des responsabilités policières indéniables, impardonnables - mais toute la police n'a pas approuvé les massacres - permet de jeter un voile pudique sur les responsabilités de ceux qui ont donné les ordres ou qui ont couvert, celles des hommes politiques, celles du gouvernement, celle du Chef du gouvernement, celles du Président de la République qui, même à l'étranger, était tenu quotidiennement au courant.

 

Alors peut-être seulement les nouvelles générations de l'immigration pourront-elles porter un autre regard et s'approprier autrement leur histoire, leur histoire, notre histoire.

 

Se taire encore sur ce passé, c'est se condamner à le revivre indéfiniment.

 

Je citerai, pour terminer, ces quelques vers de Kateb YACINE, qui en cet automne-à, avait dû quitter la France pour se réfugier à Tunis, après une perquisition de la DST dans la chambre qu'il occupait à Paris.

 

"Peuple français, tu as tout vu

Oui, tout vu de tes propres yeux.

Tu as vu notre sang couler

Tu as vu la police

Assommer les manifestants

Et les jeter dans la Seine.

La Seine rougissante

N'a pas cessé les jours suivants

de vomir à la face

Du peuple de la Commune

Ces corps martyrisés

Qui rappelaient aux Parisiens

Leurs propres révolutions,

Leur propre résistance.

Peuple français, tu as tout vu,

Oui, tout vu de tes propres yeux,

Et maintenant vas-tu parler ?

Et maintenant vas-tu te taire ?"

 

Intervention sur le Pont des Granges à Valence, avant jet de quelque 200 fleurs "contre l'oubli" dans le Rhône où furent également englouties des vies martyrisées, des vies sacrifiées en ce mois d'octobre 1961.

 

Odile Schwertz- Favrat pour "Collectif 26-07 de soutien aux Sans papiers et aux Sans droits" et FASTI

Valence le 17 octobre 2011

Publié dans : lalibertédautruiestlaconditiondemaliberté
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