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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 08:37
AFP
André Daguin voudrait passer du cas par cas à des régularisations « gros cas par gros cas ». : AFP

En pleine grève des salariés étrangers, le patronat de l'hôtellerie-restauration plaide pour une régularisation massive.

Soutien pas forcément désintéressé pour les travailleurs sans-papiers qui souhaitent leur régularisation, celui du patron de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie-restauration (UMIH), André Daguin.

Pour lui, « les gens qui travaillent chez nous, qui sont déclarés par leur employeur, qui paient leurs impôts, leurs cotisations à la Sécu, ceux qui mènent une vie normale, il faut les régulariser ». Dans la seule branche de l'hôtellerie-restauration, il estime - un peu au doigt mouillé - leur nombre à « 50 000 ».

Témoignages:

Depuis une semaine, ils occupent le restaurant « Chez Papa », leur toque de cuisinier à portée de main. Issa, Issaga, Fousseinou, Amada et Gaye expliquent leur grève, filmés par le documentariste Daniel Kupferstein. Comme trois cent autres travailleurs sans papiers grévistes en France, ils bloquent leur restaurant jour et nuit pour obtenir leur régularisation. Leur témoignage contredit l'idée d'une alliance patrons - salariés sur ce dossier.
Issa: «Le patron m'a licencié, sans droits. Après cinq ans, ça fait trop mal».

Issa a travaillé cinq ans au restaurant Chez Papa. Il y a deux mois, Bruno Druilhe, son employeur, aurait décidé de le licencier après avoir découvert que ses papiers étaient faux. En guise d’indemnités, il reçoit un chèque de 1000 euros. «C’est le montant de mon salaire mensuel depuis cinq ans. Il ne m’a rien donné, ce n’est pas normal», déplore-t-il. Son éviction, ainsi que celle de trois autres de ses camarades, sera le fer de lance de la grève qui touche la chaîne de restaurants. «Petit à petit, il veut licencier tous les sans-papiers».

Fousseinou: «On ne veut plus se cacher, et jouer à cache-cache avec la police la trouille au ventre».

L’histoire de Fousseinou est à l’image de son phrasé : difficile. Arrivé en France il y a trois ans pour échapper à des persécutions politiques, ce Mauritanien de 41 ans se heurte d’entrée aux refus des autorités françaises de le régulariser. «J’ai fait toutes les démarches nécessaires. J’ai persisté. Mais je n’ai jamais eu de suites. Alors je me suis fabriqué ma propre pièce d’identité». Selon lui, son patron, qui l’emploie depuis un an et demi, n’était pas au courant de la situation. «L’important maintenant, c’est qu’il nous soutienne. Nous voulons être régularisés, et travailler de façon apparente, transparente, comme tout le monde».

Issaga: «Ce qui compte pour nous, c’est le travail ».

Il y a cinq ans, Issaga quitte le Sénégal, où il exerce en la profession de cuisinier, pour rejoindre l’hexagone. «Je voulais me former et envoyer de l’argent à ma famille», explique-t-il. Après une période d’essai de deux semaines, il est embauché. Avec de faux papiers. «Ce n’était pas mon problème de savoir si mon employeur connaissait la véracité de mes papiers ou pas. Mon objectif, c’était de travailler». Aujourd’hui, Issaga espère que la grève va permettre sa régularisation. «C’est une question de dignité, une question de survie».

Adama: « On est pas des fainéants. On en a marre de galérer. On ira jusqu’au bout ».

L’amertume est perceptible dans le discours d’Amara. Comme la plupart de ses camarades, ce Malien a choisi la France et sa démocratie pour s’éloigner du désespoir qui ronge son pays. Au moment d’évoquer les raisons de son arrivée en France, il s’emporte. « Nous sommes venus ici pour travailler, pas pour foutre la merde ! Nous voulons être comme tout le monde et respecter la démocratie ».

Gaye: «On n’en peut plus, on a peur».

C’est pour retrouver ses parents vivant en France que Gaye a quitté le Mali. Mais sa demande de régularisation échoue. C’était en 1998. «Quand je suis arrivé, il m’ont dit qu’il fallait que j’attende dix ans avant d’obtenir des papiers. J’ai attendu, et aujourd’hui, ils me disent que la loi a changé. Ils m’ont fait tourner en rond, alors j’ai laissé tomber», explique-t-il. Depuis, Kebe travaille « Chez Papa » et vit dans la peur d’être arrêté. «Un être humain ne peut pas passer toute sa vie à se cacher».

 



 


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commentaires

UN chouka 26/04/2008

Meu non, maintenant ces gens ne parlent plus que de dérégulation en tout genre .Il ne savent pas ce qu'il veulent ?:-DLes jolies lois c'est quand ça arrange ?la justasse ,n' a pas honte :-D

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