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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 07:18

Depuis près de 4 ans, le Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers à Tours tente d'associer la lutte pour la régularisation de tous les sans papiers avec celle pour l'obtention de logements aussi bien pour des personnes en situation régulière (de nationalité française ou étrangère) qu'irrégulière (sans papiers). Cela s'est traduit par l'occupation de la fac des Tanneurs en 2005 pendant 84 jours pour que des familles demandeuses d'asile soient hébergées en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile ; ce qui fut obtenu.. En 2006 et 2007, le collectif avec l'association Droit Au Logement a réussit à imposer à la mairie que l'ensemble des familles mises à la rue par L'Entr'Aide Ouvrière (association gérant des foyers sur Tours et proclamant « ensemble contre l'exclusion ») soient hébergées. Ces familles bénéficient toujours de l'hébergement, des repas et des frais de transport, le tout payé par la mairie. Cette année, le collectif, avec des militants de RESF 37, des membres de Chrétiens Migrants et du DAL 37, s'est mobilisé pour que l'EAO trouve des solutions d'hébergement pour 7 Tchéchènes qui étaient hébergés au CHUTHE (foyer de l'EAO), alors que celle-ci voulait les jeter à la rue en raison de la fin du dispositif hivernal. Ils sont actuellement en CADA à Joué les Tours avec leurs familles. De même, le collectif, avec la participation de membres des associations suscitées, a pu empêcher la mise à la rue d'une famille tchéchène, hébergée dans un hôtel par l'EAO. Le Secours Catholique s'est engagé à payer l'hébergement jusqu'au 15 mai.

Ces quatre exemples montrent que les sans papiers sont des hommes, des femmes, des enfants essayant de vivre au sein de la société française.

Ils montrent aussi le caractère multidimensionnel des sans papiers, comme n'importe qu'elle personne ayant des papiers ou pas. La prise en compte de cette multidimensionnalité participe, d'une part, à la convergence des luttes et montre d'autre part que les problèmes que rencontrent les immigrés, et notamment les sans papiers (avec en plus le problème de la régularisation), rejoignent aussi ceux que connaissent les personnes de nationalité française. La lutte antiraciste passe inévitablement par cette prise de conscience se traduisant concrètement par la convergence des luttes.

La présence de sans papiers et de demandeurs d'asile à la manifestation du 1er mai est la pour le montrer et le vivre. A quand le vécu quotidien ? !

DES PAPIERS POUR TOUS LIBERTE DE CIRCULATION ET D'INSTALLATION FERMETURE ET DESTRUCTION DES CAMPS DE RETENTION POUR UN DROIT AU LOGEMENT NON XENOPHOBE : REQUISITION DES LOGEMENTS VIDES


Camp de rétention n°1 de Vincennes. Un témoignage du 14 avril.

Les flics nous donnent les rasoirs entre 8 et 10 heures du matin en échange de nos cartes. Pour pouvoir récupérer nos cartes, on doit leur rendre le rasoir. On n’a jamais les mêmes rasoirs.

Samedi, un mec devait être expulsé vers l’Algérie. Pour ne pas partir, il s’est ouvert la jambe avec la lame du rasoir en allant prendre sa douche. Il a failli se couper une veine. Ils l’ont emmené à l’hôpital mais ils l’ont mal recousu. Ils l’ont ramené hier soir. Je lui ai dit que c’était une connerie. La semaine prochaine, ils le reprendront.

Depuis que je suis ici, quatre ou cinq gars ont fait des tentatives de suicide pour ne pas être expulsés. Certains se pendent, d’autres avalent des pièces de monnaies.

Ceux qui refusent l’embarquement sont ramenés au centre pour être ré-expulsés plus tard. Si je suis expulsé, je vais accepter : quand c’est la deuxième fois qu’ils tentent de t’expulser, ils te scotchent comme un animal et je ne veux vraiment pas partir scotché comme un animal.

Il y a quatre ou cinq expulsions par jour.

Aujourd’hui, une bagarre a éclaté entre nous, entre un Algérien et un Égyptien. Quand les flics sont montés, ils n’ont pas essayé de calmer les choses. Le capitaine était là. L’un des flics m’a dit : « Pourquoi t’y vas pas toi ? Tu dois être du côté de ton pote algérien. » Je lui ai répondu que c’était à lui que j’avais envie de casser la gueule et pas à mes frères !

Un autre flic nous a dit « vous les algériens vous êtes tous des terroristes ! » L’un d’entre nous l’a insulté. Alors les flics sont revenus à plusieurs. Ils ont pris le gars. Ils l’ont mis dans une chambre et ils lui ont cassé la gueule, il a des marques partout. J’ai demandé à parler à un responsable. On m’a répondu que personne ne savait ce qui s’était exactement passé. Les flics avaient changé d’équipe. J’ai dit au gars de porter plainte à la Cimade et d’aller chez le médecin pour qu’il l’examine et il l’a fait. Si on n’a pas de réponse d’ici ce soir, on va voir ce qu’on peut faire.

Je vous ai vu samedi sur le parking. En montant l’escalier et en s’appuyant sur une barre, on peut apercevoir le parking qu’ils ont essayé de nous cacher avec la bâche verte.

Mais après les flics nous ont empêchés de nous rassembler. Pour nous en empêcher, ils viennent à quatre ou cinq. Ils se mettent parmi nous. Ils essayent de capter l’attention des retenus en leur parlant d’autres choses. Les gens se font avoir facilement et ça marche. Il ne se passe rien.

Après votre visite sur le parking le commandant est venu en nous disant qu’on pourra toujours crier, que ça ne servait à rien. Il nous a fait la morale pendant plus d’une heure. Quand il vient, les détenus l’appellent « chef ». Je leur demande toujours d’arrêter. Ce n’est pas leur chef ! De toutes manières, ils veulent nous casser le moral. J’ai dit au gars : « Vous arrivez à vous réunir pour faire la prière. Mais vous vous bagarrez entre vous. Et quand les flics arrivent, vous n’arrivez pas à vous unir contre eux » Certaines personnes sont d’accord avec moi, mais finalement, ils s’en foutent.

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