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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 13:08

Argentine- Prison de Zapala : Lettre des Prisonniers Politiques Chiliens « Miristes » et Libertaires.

*A tous les réseaux de soutien qui manifestent leur solidarité active au Chili en Argentine et dans divers pays d’Europe ;

*Aux individus conscients qui luttent pour l’abolition des prisons, de l’Etat et du Capital ;

*A nos parents, amis et compagnons. 

Il s’est déjà écoulé un mois depuis notre arrestation à San Martin de Los  Andes (Patagonie Argentine). Cette arrestation  résulte d’un mélange de xénophobie des militaires et des agents locaux  avec notre faible connaissance de la région.  

La presse, complice de l’Etat et de ses polices, n’a pas épargné ses efforts pour diffamer, prouver et mentir  ad nauseam publiant des chroniques sur « des délinquants chiliens dangereux qui brandissaient des armes et qui, ivres, menaçaient les personnes.. » 

Mais ils n’ont rien dit de la bastonnade sans fin qui nous a été administrée durant la nuit dans le 23ième commissariat de San Martin, qui nous a  causé des distorsions aux poignets, des contusions multiples, des hématomes et des bleus sur tout le corps, jusqu’à des brûlures de cigarettes. Le tout assaisonné d’épithètes et d’agressions antichiliens, encouragé par la culture xénophobe décennale des classes dominantes et des militaires patriotes, esclaves et gardiens de leurs bourgeoisies. 

La presse du régime chiliens, servile par rapport à l’Etat policier, a appliqué la vieille méthode nazie du ministre de la propagande Goebbels : »mentir, mentir il en restera toujours quelque chose »

Depuis octobre dernier une infinité de mensonges ont été écrits, dictés de ses sombres casernes, par le violeur et bourreau  José Bernales, nouveau directeur général des Carabineros de la sociale fasciste Michèle Bachelet. 

L’assaut des policiers a outrepassé toutes les limites permises par leur « état de droit » : bastonnades nocturnes de nos parents, persécutions et menaces adressées à nos amis, assauts soudain contre nos filles et nos frères et violation systématique  des espaces d’intimité dont devraient disposer n’importe quelle famille. 

En même temps les réseaux d’informateurs qui persistent autour des espaces radicaux n’ont pas cessé dans leur intention d’obtenir quelques cafardages sur la localisation de noyau subversifs. Dans ce sens  nous devons affirmer que c’est ici le pire type du genre humain : informateurs et  trafiquants d’histoires qui pullulent dans le  « sous monde »  libertaire et gauchiste, qui se cachent dans l’anonymat ourdissant des duperies, encourageant la méfiance et utilisant les pièges  les pires  et toujours plus  répugnants.  Soyez attentifs compagnons, l’ennemi est toujours proche, mais pas indestructible. A ceux- la nous disons seulement le bras de la justice  prolétaire et subversive survit chaque fois plus forte, avec de la mémoire, l’histoire et toujours dans des lieux différents. 

Le traitement que l’Etat et ses gardes-chiourmes nous réservent est le même que celui dont nous avons été victimes hier, il est semblable à celui réservé au peuple Mapuche dans sa lutte pour la reconstruction  comme Peuple- Nation. Leur territoires assiégés,leur  KONAS (guerriers), LAMIEN (frères et sœurs) et WEICHAFES (lutteurs) persécutés et assassinés, leurs organisations incarcérés…. 

Y a-t-il un homme politique qui dise quelque chose ? Des organisations des Droits de l’Homme qui agissent ? Les avocats, les magistrats sont-ils impartiaux ? Donnent-ils des garanties ? Existe-t-il un moyen de communication qui écrive quelque chose ou qui dénonce… Rien !! 

Stigmatiser, diffamer, criminaliser  c’est la vieille leçon de la contre- révolution  apprise des américains dans le cadre de la prestigieuse Université des bourreaux connue sous le nom d’ »Ecole des Amériques ». Qu’ils nous traitent comme des « délinquants », des « vandales » ou des terroristes ne nous concerne pas. 

Historiquement les classes dominantes ont traité ainsi la dissidence politique, que ce soit les guérilleros marxistes ou les subversifs anarchistes, vu que nos choix de vie et nos histoires de lutte parlent d’elles même…Bien qu’ayant tout pour vivre selon la vie et la logique capitaliste, notre décision a été et sera la recherche et la lutte pour un monde nouveau, sans patrie, sans frontière, abolissant la société de classes et donnant vie à une vie en communauté, loin de l’exaspérant individualisme consumériste des bourgeois et de leurs laquais. 

Même si nous venions à être assassinés, les idées que nous poursuivons depuis notre adolescence sont celles que poursuivent d’autres aujourd’hui. Avec un orgueil sain, nous relevons qu’elles ont été adoptées par des centaines de jeunes en divers points de l’Amérique Latine. 

Nos existences n’ont pas été faciles, qui nous connaît le sait. Toutefois la peur n’a jamais paralysé notre action et pour cela nous saluons aujourd’hui  d’un baiser d’amour libertaire chacune des personnes qui nous accompagne dans cette lutte nouvelle et dure. Bataille  en aucune manière facile dans laquelle l’état policier chilien , méconnaissant jusqu’aux traités internationaux, prétend nous enfermer à vie pour le seul fait d’être des  lutteurs sociaux et des combattants populaires capables de tout donner pour ce nouveau monde que nous portons  dans nos cœurs. 

En avant compagnons, avec force, sans peur et avec l’insolente dignité d’être les fils rebelles du peuple pauvre et des prolétaires en révolte !

Tant qu’il y aura de la misère, il y aura de la rébellion !

Seul la lutte nous rendra libres. 

Marcelo Villarroel  Sepùlveda 

David Cid Aedo 

Freddy Fuentevilla Saa  

(Suit adresse postale)


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