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le blog du laboratoire anarchiste

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 08:19

 


  • Lire l'interview d'Annie THEBAUD-MONY, sociologue et directrice de recherche à l'INSERM, publiée par L'Express.fr le 25 juillet 2008 : "Avec les employés des centrales, on joue avec le feu." et j'ajoute cette notion avec les populations on joue avec le feu
  • LA GESTION POST-ACCIDENTELLE D’UNE URGENCE RADIOLOGIQUE SUR UNE DE NOS INSTALLATIONS :
    QUELQUES REMARQUES SUR TCHERNOBYL ET LE « RETOUR D’EXPÉRIENCE » 1986-1991.
    La possibilité d’un accident nucléaire grave en France dont près de 80% de l’électricité est produite par 58 réacteurs à
    eau pressurisée (PWR) n’est pas une lubie des antinucléaires, les officiels l’admettent depuis longtemps même si ce
    n’est guère répercuté par les médias. Des scénarios de gestion existent depuis quelques années pour la phase
    d’urgence (confinement, prise d’iode stable, évacuation) avec constitution de stocks d’iode stable et exercices de
    crise dans les localités proches des réacteurs. Ce qui est nouveau c’est la mise en oeuvre de l’élaboration concrète,
    pour des territoires dont le sol serait durablement contaminé après la fin des rejets radioactifs, d’une stratégie de gestion
    post-accidentelle y compris à long terme. Il est nouveau d’envisager en France que si la contamination d’une
    zone est importante elle peut nécessiter le relogement temporaire, voire définitif, des habitants.
    On a désormais des informations sur l’avancement de ce programme de gestion post-accidentelle, dit CODIRPA, et
    l’esquisse de la doctrine qui le sous-tend.
    Le « long terme » c’est ce que vivent depuis 1990 les habitants des zones les plus contaminées de Biélorussie,
    Russie et Ukraine. Pour ceux qui veulent tirer les leçons de la gestion soviétique, les premières années après l’explosion
    du réacteur sont déterminantes en ce qui concerne le long terme. Or une réécriture de l’histoire est faite par
    les consultants de l’Autorité de Sûreté Nucléaire chargés du « retour d’expérience » de cette gestion postaccidentelle
    pour la période 1986-1991. Il me paraît nécessaire de souligner des erreurs et omissions importantes
    pour la compréhension des événements de cette période extrêmement complexe.

 


Le Dauphiné Libéré rapporte :
"Hier en milieu d'après-midi, d'importants moyens en sapeurs-pompiers de l'Isère et de la Loire ont convergé sur le site de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice : un feu venait de se déclarer sur l'alternateur de l'unité de production n°1.
Sur place, les secours ont constaté un échauffement sur cet alternateur situé à l'extérieur de la zone nucléaire. Des reconnaissances ont été effectuées afin de déterminer l'origine de cet incident. Les sapeurs-pompiers ont quitté le site vers 19h 30.
S'il s'est produit à l'extérieur de la zone nucléaire, cet incident n'est pas anodin car il n'est pas le premier du genre. En effet, le 10 juin dernier, une alerte automatique sur un alternateur avait contraint cette même unité n°1 à stopper sa production. Depuis, elle était à l'arrêt. Ces incidents surviennent alors que l'unité n°1 a été inspectée de fond en comble lors de la récente visite décennale, de juillet à décembre 2007, par l'Autorité de sûreté nucléaire. Début 2008, après six mois de contrôle, de vérifications et de maintenance, cette unité avait été jugée "apte" à reprendre son activité.
Aujourd'hui, les analyses devraient se poursuivre afin de déterminer l'origine de ce nouvel incident, et évaluer la durée des réparations. Pas d'inquiétude cependant pour les responsables de la centrale, qui précisent que le redémarrage de l'unité n°1 ne devrait être retardé que de quelques jours à la suite de cet incident.
Pour rappel, la tranche 2, actuellement en visite décennale, est aussi à l'arrêt. La production d'électricité est donc pour l'instant nulle."

Publié dans : coordination anti nucléaire
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