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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 19:43
Article donné et Détail sur :
Ce
la ressemble fort à une faillite. Humaine évidemment mais, selon la famille du détenu, également un échec des administrations judiciaire et pénitentiaire. Depuis cinq mois, Raymond Cortes, 22 ans, était incarcéré au Pontet.

Multirécidiviste dans le domaine des vols de cuivre, il avait écopé de la peine plancher, soit trois ans de prison. Au-delà de cette condamnation, Raymond se disait persécuté dans les murs de la prison par quatre individus. "Il était roué de coups. À la cantine, ils lui volaient toute sa nourriture mais aussi les 400 € que je lui donnais chaque mois,"

"J'ai alerté le procureur de la République de ces faits graves le 17 juillet. Puis, j'ai réitéré mon courrier le 1er août et, enfin, j'ai renvoyé un nouveau courrier le 26 août avec copie au directeur de la prison. Je n'ai jamais eu de réponse !"

"Pourtant l'administration avait pris au sérieux ces requêtes puisque ce détenu était sous surveillance la nuit, la direction de la prison lui avait mis un codétenu pour ne pas qu'il soit seul et il était suivi par la commission de prévention des suicides,"
rétorquait hier la substitut du procureur, Laurène Dorlhac. Mais rien n'y a fait.

Comme il l'avait annoncé, dans des lettres à sa famille ou au parloir, Raymond a craqué et s'est donné la mort, en se pendant grâce à une ceinture, dans sa cellule vendredi à 17 heures. "Le directeur n'a même pas osé nous prévenir tellement il avait honte. Il a demandé à un détenu gitan, qu'on ne connaît pas, de nous appeler," pestait un cousin de la victime.

Hier matin, une trentaine de membres de sa famille a manifesté sa colère devant la prison. Après un long temps de réflexion, le directeur a accepté de débattre avec trois membres de cette famille. Deux heures plus tard, l'un des cousins affirmait que "le directeur a concédé que le surveillant du parloir était en faute. Qu'il aurait dû mieux communiquer."

Les gendarmes ont ouvert une enquête "pour déterminer les causes de la mort même si on les connaît déjà et les différentes responsabilités," expliquait le capitaine Bongiraud. Reste qu'après l'entrevue avec la famille, le directeur de la prison aurait demandé le déplacement de tous les gitans du bâtiment 2 vers le bâtiment 1. Il aura fallu une mort pour tenter d'apaiser les tensions entre les communautés maghrébine et gitane au sein de l'établissement
détaillait son père, André Cortes. assurait l'avocat de la famille, Me Serge Billet. .

Le papa : "Ils savaient tous qu'il voulait en finir"

C'est une famille complètement détruite que nous avons rencontrée. Un papa, André Cortes, qui vient de perdre son second fils à la prison du Pontet, et un jeune homme, prénommé André lui aussi, qui a perdu ses deux frères entre ces murs.

"Il y a trois ans, notre premier fils est mort dans des conditions floues. Une enquête est toujours en cours mais on nous avait dit qu'il était décédé de mort naturelle. Et là, Raymond, notre second fils se suicide. C'est très dur. Dans chacune de ses lettres et à chaque fois que j'allais le voir au parloir, il disait qu'il voulait en finir et j'en avais prévenu toute l'administration. J'en veux beaucoup au directeur, il connaissait la situation de mon fils,"
déplorait André, atterré.

De son côté, la concubine de la victime, Denise Rey, parvenait à peine à formuler quelques mots tant la peine était grande. "Je ne sais pas quoi dire sauf qu'il avait demandé à plusieurs reprises de changer de bâtiment pour échapper aux attaques dont il était victime et à chaque fois, on nous a dit qu'il n'y avait pas de place."

Le frère de Raymond, André, a quant à lui pesté sur le fait que son frère avait reçu une condamnation trop élevée pour les faits commis.
"Au-delà de la persécution qu'il a connue, il ne supportait pas l'idée de rester enfermé plusieurs années."


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