Le Laboratoire
"L'existence de I'Etat et l'existence de l'esclavage sont indissociables.»
La critique de la philosophie politique de Hegel a pris chez Marx une
orientation de plus en plus radicale, jusqu'a' se transformer purement et simplement
en négation de l'État. Sans que le mot ne soit jamais prononcé, l'anarchisme est le
sens profond de sa critique. (Maxime Rubel citera plus tard dans Marx, critique du
marxisme, 1975 : «Tous les socialistes entendent par «anarchie» ceci: le but du
mouvement prolétaire, l'abolition des classes, une fois atteint, le pouvoir de d'Etat [..
.] disparaît et les fonctions gouvernementales se transforment en de simples
fonctions administratives»
Ce sont des camps où est effectuée la concentration des sans-papiers
raflés par la police.
Au bout de 32 jours, et conformément à la loi, ceux qui n'ont pas été
expulsé peuvent en ressortir libres.
Ces centres, comme la plupart des camps, n'ont pas été conçus pour
administrer des traitements inhumains.
Celui de Vincennes était moderne : il y avait des caméras partout, de
puissants projecteurs, et des policiers omniprésents.
Mais il a vite dégénéré : brimades, humiliations, nourriture malsaine,
insultes, violences, défauts de soins et tabassages, jusqu'aux coups
de latte dans la tronche.
A des pères de famille qui n'avaient pas commis d'autre faute que de
se trouver dans notre pays.
Et qui tentaient d'échapper à leur sort par la grève de la faim, la
manifestation à l'intérieur du camp, l'incendie des cellules, le
suicide ou l'automutilation.
Jusqu'au 21 juin 2008 où un retenu malade, et qui réclamait sans
succès ses médicaments, fut retrouvé mort dans sa cellule.
Le 22, le centre de Vincennes brûlait, incendié par les retenus eux-mêmes.
Depuis le mois de janvier, un comité de soutien était entré en
communication avec les retenus du centre .
Il publie aux éditions Libertalia un ensemble des messages qu'il a
reçus de leur part.
Par bribes, on y lit, au fil des mois, la rapide dégradation de la
situation, la solidarité de ceux que la police voulait diviser en
nations, races et religions, et les efforts pour organiser la
résistance.
Autour de ce livre, "FEU au centre de rétention, des sans-papiers
témoignent", la Gryffe organise un débat, le samedi 13 décembre, à
15h.
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lundi 8 juin
de 18h15 à 19h radio
LABO sur 99.2
émission en public
à Radio Mega 35 rue Prompsault
rediffusion jeudi
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