Le Laboratoire
"L'existence de I'Etat et l'existence de l'esclavage sont indissociables.»
La critique de la philosophie politique de Hegel a pris chez Marx une
orientation de plus en plus radicale, jusqu'a' se transformer purement et simplement
en négation de l'État. Sans que le mot ne soit jamais prononcé, l'anarchisme est le
sens profond de sa critique. (Maxime Rubel citera plus tard dans Marx, critique du
marxisme, 1975 : «Tous les socialistes entendent par «anarchie» ceci: le but du
mouvement prolétaire, l'abolition des classes, une fois atteint, le pouvoir de d'Etat [..
.] disparaît et les fonctions gouvernementales se transforment en de simples
fonctions administratives»
Le conseil de discipline de l'ordre des avocats:
Comme pour le procés de Dijon , le procureur de la République s'appui sur des pièces non valable et la procureur générale , femme studieuse, a révélée un aplomb , dans l'affirmation du montage judiciaire , qui ont trompé certain-e-s. d'une voix de sentor l'avocat Bernard Rippert assura ce jour là toute la défense devant ses confrères , convoqué là par la procureur générale de la juridiction de Grenoble
article du dauphiné libérée du 2/12/08
"Malades, fascistes» : ces mots et quelques autres, dont « un de six lettres qui commence par un "s" et finit par un "d" », entendus à la cour d'assises de la Savoie le 21 mars 2007, lui ont déjà valu d'être poursuivi pour "outrage à magistrats". Le tribunal correctionnel de Dijon l'en a relaxé le 7 novembre ; jugement dont le parquet a fait appel. En attendant, hier matin Me Bernard Ripert comparaissait devant le conseil de discipline de son Ordre, saisi par le procureur général de Grenoble Mme Martine Valdes-Boulouque, elle-même saisie par le procureur général de Chambéry. Il répondait cette fois de manquement à ses obligations déontologiques d'honneur, de dignité et de délicatesse, trois vertus dont seule la dernière a été mise en cause par le ministère public. Ce dont, au milieu de farouches invectives, il lui a tout de même « rendu grâce » : le reste, « il ne l'aurait pas supporté ».
Mais la délicatesse, est-ce vraiment le sujet, « lorsqu'on vient de condamner à 18 et 20 ans de réclusion mes clients à l'encontre desquels avaient été requis 12 et
18 ans ? » Là est pour lui le fond de l'affaire, « l'injustice, la méchanceté, le goût de la répression », contre lesquels il « se battra
toujours » : « Il faudra me couper la langue pour me faire taire ». « Oui, je suis un avocat qui dérange, qui déplaît. Qui défend et qui dénonce ». Du moins faut-il citer ses propos sans
les « sortir de leur contexte » : il a dit que « la cour de Chambéry était malade de la répression » et « qu'un pays où il n'y a plus de justice, c'est un pays fasciste ». Quant au mot de six
lettres, il s'agissait de « sagard » qui désigne « un employé de scierie qui débite les troncs comme la cour avait débité mes clients ! »
A en croire Me Ripert il ne « visait personnellement » aucun des magistrats. Ce dont le procureur général n'est pas convaincu. Si elle juge « licite » la « liberté » de l'avocat, si « sa capacité
à contester, même très violemment, le fonctionnement de la justice » ne la « gêne pas », elle n'en estime pas moins que « l'ultime limite de la défense c'est l'interpellation de la personne, la
blessure ». Et parce qu'il y a « une limite : c'est la personne », répète-t-elle, elle demande au conseil de sanctionner le « dérapage » de Me Ripert.
Conseil qui devra aussi se fonder sur le droit, notamment sur « l'immunité » dont la défense soutient qu'elle garantit ses propos à l'audience, le procureur général affirmant au contraire qu'elle
ne s'applique pas en matière disciplinaire. Au delà, concluait Me Ripert à l'adresse de ses pairs, « refusez de sanctionner le droit à une défense libre et indépendante ». Ils rendront leur
décision le 14 décembre".Claire SIRAND
Dans notre société de plus en plus injuste et inégalitaire, la défense et les Avocats, sont devenus une cible pour le pouvoir. Les attaques contre la défense, les droits de la défense, mais aussi le libre exercice de la défense se multiplient : suppression de Tribunaux de base, peines automatiques, sont des exemples parmi d’autres d’une tendance générale à supprimer ou rendre vaine toute défense.
Dans le même temps, la répression s’accroît de partout, il n’y a jamais eu autant de prisonniers dans les prisons de France et corrélativement les juridictions répressives n’écoutent et n’entendent plus les défenseurs dont le rôle et la mission de défense sont bien souvent méprisés.
A GRENOBLE, les Avocats qui contestent cette situation et refusent d’exercer une défense de complaisance sont l’objet de poursuites. Parmi eux, Maître Bernard RIPERT, Avocat connu pour sa défense offensive, son intransigeance et son refus de toute compromission, défenseur bénévole de tous les militants politiques et manifestants, fait l’objet de nombreuses plaintes et poursuites pour des paroles tenues dans le cadre de l’exercice de sa profession.
C’est ainsi qu’il est convoqué devant le Tribunal Correctionnel de CHAMBERY pour de prétendus outrages à magistrat, qu’il aurait commis lors d’une audience de la Cour d’Assises.
Ces poursuites sont illégales puisque contraires aux dispositions de l’alinéa 3 de l’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 qui stipule « Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte-rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les Tribunaux ».
Ces poursuites sont mal fondées : les propos rapportés sur la citation n’ont pas été tenus de la sorte par Maître
RIPERT.
Ces poursuites sont illégitimes puisque le Président de la Cour d’Assises lui-même n’avait pas réagi à ces propos ; rien n’a été consigné sur le procès-verbal des débats.
Le seul objectif de ces poursuites, est de tenter de faire taire cet Avocat qui ne cesse de dénoncer une justice dont la mission devrait être de renforcer la cohésion sociale sans détruire l’individu et dont la pratique est de détruire l’individu sans renforcer la cohésion sociale.
Il est essentiel de soutenir Maître RIPERT, pour soutenir à travers lui :
- une défense libre et indépendante
- une défense écoutée et entendue
- l’immunité de l’Avocat
- les vrais droits de la défense et la liberté d’expression et de critique même si elle s’adresse à des juridictions ou à des magistrats.
http://comitedesoutienabernardripert.hautetfort.com
courriel : soutienbernardripert@gmail.com
lundi 8 juin
de 18h15 à 19h radio
LABO sur 99.2
émission en public
à Radio Mega 35 rue Prompsault
rediffusion jeudi
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