Le Laboratoire
"L'existence de I'Etat et l'existence de l'esclavage sont indissociables.»
La critique de la philosophie politique de Hegel a pris chez Marx une
orientation de plus en plus radicale, jusqu'a' se transformer purement et simplement
en négation de l'État. Sans que le mot ne soit jamais prononcé, l'anarchisme est le
sens profond de sa critique. (Maxime Rubel citera plus tard dans Marx, critique du
marxisme, 1975 : «Tous les socialistes entendent par «anarchie» ceci: le but du
mouvement prolétaire, l'abolition des classes, une fois atteint, le pouvoir de d'Etat [..
.] disparaît et les fonctions gouvernementales se transforment en de simples
fonctions administratives»
comité de soutien C/O le Laboratoire
Le 1er et le 2nd numéros de l'échos de la Taïga sont téléchargeable à partir du lien ci-dessous :
juralibertaire.over-blog.com/article-25849704.html
A diffuser le plus largement possible.
- sur le net (listes et sites divers et variés)
- En imprimant et photocopiant (Deux A3 recto verso - 8 pages) pour les tables de presse, les manifs etc.
Prochain bulletin prévu pour le 11 janvier.
texte trouvé sur internet et modifié et actualisé
Pas un jour sans que l’angoisse qui étreint ma poitrine depuis plusieurs semaines augmente.
L’angoisse et la honte également. La honte d’être une "nationale" de ce pays croupissant, amorphe, pourri, fascisant, de ce pays qui semble renouer avec le pire de son histoire....
La honte de me dire que les bouches semblent closes, que les cœurs semblent secs, que les raisons semblent figées et les courages oubliés.
J’ai l’impression d’être entrée dans un cauchemar que je ne pensais pas pouvoir vivre un jour à ce point.
Un cauchemar dans lequel les soirs et les matins sont bruns.
Un cauchemar fait de chiens policiers, de surveillance généralisée, de mensonge d’Etat, de propagande outrancière, un cauchemar fait de prisons, de barreaux.
Un cauchemar où mon pays, la France, dont je porte 1/62 millionième de la responsabilité à titre individuel, continue sa descente vers le fascisme, où l’on maintient au cachot sans raison un jeune homme de mon âge, où l’on torture une jeune femme emprisonnée au nom d’une présomption de culpabilité aggravée qui ne veut pas dire son nom, aggravée par quoi d’ailleurs?
Aggravée par le fait de ne pas être un mouton bêlant du capitalisme et du libéralisme.
Aussi, je dédie à Julien Coupat, à Yldune Lévy, à YVAN et Damien et à ISA, mais aussi à Cyril Khider, à Jann-Marc Rouillan, entre autres, et plus généralement, à tous les encagés, à tous les enchaînés, à tous les suppliciés du système, à toutes les victimes de l’injustice profonde de la répression d’Etat, et de l’inhumanité totale du système carcéral, le magnifique et dernier livre du grand Jack London,
Cet ouvrage sublime raconte les derniers mois de Darrell Standing, qui s’apprête à être pendu dans la prison d’État de Californie, à San Quentin. Il y a huit ans, alors professeur d’agronomie à l’école d’agriculture de Berkeley, il a été condamné à perpétuité pour crime passionnel.
Sur les huit années d’incarcération, il a passé cinq ans dans les ténèbres d’un cachot, surnommé la "mort vivante". En attendant l’heure fatale, il s’évade au gré de son imagination et de la puissance de son esprit, dans le passé.
Il s’imagine, il se rêve au cœur du Paris de Louis XIII sous les traits du comte Guillaume de Sainte-Maure ; comme enfant rescapé d’une caravane de pionniers massacrés par les Indiens ; en marin anglais marié à une princesse coréenne du XVIe siècle ; en centurion de Ponce Pilate au moment du procès de Jésus ; en homme des cavernes à l’aube de l’humanité...
Échappant à la souffrance de l’angoisse et aux ravages de l’enfermement et de l’isolement, par la même occasion, Darell Standing se paie le luxe d’échapper au plaisir que susciteraient chez ses geôliers, des résistances physiques qu’il sait parfaitement inutiles et vaines et qui ne lui ont valu jusqu’alors que les coups et la camisole, chaque fois plus serrée, au point de presque l’étouffer.
Ainsi, en ne leur laissant plus que son enveloppe charnelle, et en voyageant de plus en plus loin et de plus en plus longtemps dans sa tête, plongé dans une sorte de catatonie volontaire, il les contourne, il les prive de ce qui fait leur justification : mater et casser l’Autre.
Ce livre est considéré comme le dernier acte du militant socialiste acharné et de l’être extraordinairement humain que fut toute sa vie Jack London.
Vous êtes nos frères et nos sœurs, nos camarades aussi, d’une certaine manière, alors, tenez bon, nous pensons à vous, nous allons faire en sorte de nous mobiliser de plus en pus nombreux pour vous faire sortir, pour que cessent le délit d’opinion, la détention abusive, les traitements inhumains et dégradants que vivent presque tous les prisonniers de France et de Navarre.
Toutes mes pensées aussi à vos familles, pour certaines très affectées par ces incarcérations, beaucoup de courage à toutes et tous.
lundi 8 juin
de 18h15 à 19h radio
LABO sur 99.2
émission en public
à Radio Mega 35 rue Prompsault
rediffusion jeudi
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