Le Laboratoire
"L'existence de I'Etat et l'existence de l'esclavage sont indissociables.»
La critique de la philosophie politique de Hegel a pris chez Marx une
orientation de plus en plus radicale, jusqu'a' se transformer purement et simplement
en négation de l'État. Sans que le mot ne soit jamais prononcé, l'anarchisme est le
sens profond de sa critique. (Maxime Rubel citera plus tard dans Marx, critique du
marxisme, 1975 : «Tous les socialistes entendent par «anarchie» ceci: le but du
mouvement prolétaire, l'abolition des classes, une fois atteint, le pouvoir de d'Etat [..
.] disparaît et les fonctions gouvernementales se transforment en de simples
fonctions administratives»

ATHENES (AFP) — Jeunes et policiers se sont à nouveau affrontés à Athènes vendredi, à l’issue d’un défilé dans le centre ville de près de 3.000 enseignants, étudiants et élèves contre la politique du gouvernement de droite.
Des escarmouches ont d’abord opposé, devant le siège de l’Université, des dizaines de jeunes encagoulés et des policiers des forces anti-émeutes (MAT), qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Les fauteurs de trouble ont mis le feu à des poubelles et lancé des morceaux de bois et des pierres sur les policiers.
Les incidents se sont poursuivis dans la zone, fermée à la circulation et où des centaines de manifestants sont restés massés. D’importantes forces anti-émeutes ont chargé à plusieurs reprises pour les disperser, effectuant de nombreuses interpellations.
Parmi les personnes interpellées à l’écart des échauffourées figuraient notamment 14 avocats, relâchés après une intervention du barreau d’Athènes, tandis que des journalistes et opérateurs ont été pris à partie par des policiers.
L’influente Union des journalistes d’Athènes (ESHEA) a protesté auprès du ministère de l’Intérieur contre “ces attaques brutales et passages à tabac”.
“Il peut y avoir eu des excès condamnables, nous enquêtons à ce sujet, mais la police a fait son travail”, a commenté le ministre, Procopis Pavolopoulos, sur la télé Méga.
En début de soirée, le calme était revenu après une ultime charge des MAT contre un groupe rassemblé près du siège de la police pour protester contre les interpellations.
La manifestation de départ, du siège de l’Université jusqu’au parlement, commémorait la mort du professeur Nikos Temponéras, tué en 1991 à coups de barre de fer par un syndicaliste de droite à Patras (ouest).
Elle intervient un mois après la mort d’un adolescent tué par un policier à Athènes, qui avait déclenché une série de manifestations et troubles urbains à travers le pays.
“Temponéras vit, lutte pour la démocratie, la paix, l’éducation et l’emploi”, proclamait la banderole du syndicat des professeurs du secondaire, l’Olme, en tête du cortège.
“A bas le gouvernement des assassins”, “L’argent pour l’éducation et non pas pour les banquiers”, “A bas le gouvernement du sang, de la pauvreté et des privatisations”, lisait-on sur d’autres banderoles.
Le centre ville avait été bouclé à la circulation, et de très nombreuses forces anti-émeutes y avaient été déployées.
lundi 8 juin
de 18h15 à 19h radio
LABO sur 99.2
émission en public
à Radio Mega 35 rue Prompsault
rediffusion jeudi
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