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Beit Lahiya: image du l'école UNRWA des nations Unis pendant le bombardement
http://www.un.org/unrwa/news/statements/gaza_crisis/photo_gallery/beitla.Gaza est sous les bombes et le monde officiel ferme les yeux. Gaï Davidi,brève franco - française:
militant du collectif israélo-palestinien «Anarchists against the Wall »
refuse de hurler avec les loups bellicistes de ce pays qui, selon lui,
s'enfonce **«dans le fascisme et la violence». *
*L'ARMÉE PILONNE GAZA et, vu d'ici, on a l'impression qu'il n'y a
quasiment aucune protestation ou résistance en Israël.*
*Gaï Davidi : À l'intérieur comme à l'extérieur d'Israël, ce qu'on sait, ce
qui se dit, et ce que semblent penser les gens, ne vient que des médias
officiels. Les autres voix sont inaudibles. La situation est ici très
difficile mais malgré tout il y a des protestations un peu partout. Des
exemples ? La veille de l'intervention militaire, il y a eu à Tel-Aviv,
entre autres, une manifestation contre le siège de Gaza. Le 27 décembre,
jour de l'offensive, une centaine de personnes ont spontanément défilé dans
les rues de Jaffa. Le même jour, à Jérusalem-Est, des jeunes se sont
affrontés aux militaires israéliens et, à Tel- Aviv, des manifestants ont
bloqué le centre-ville en criant *« l'occupation, c'est ça le terrorisme!» *Le
28 décembre à Ni'ilin, à côté de Ramallah, les forces israéliennes ont tiré
contre un cortège et tué deux jeunes Palestiniens. Deux jours plus tard,
alors que la police chargeait contre les funérailles d'une des victimes, des
centaines d'étudiants rassemblés sur les campus d'Haïfa, Jérusalem et
Tel-Aviv se battaient contre la police et des contre-manifestants. À
Tel-Aviv, des opposants à la guerre encerclaient l'ambassade d'Égypte pour
protester contre le silence du gouvernement et sa collaboration avec
l'offensive israélienne. Et à Sderot, cette ville présentée comme la cible
principale des roquettes du Hamas, un important mouvement rassemble la
gauche radicale non sioniste, les divers groupes et organisations de la
Coalition des organisations de paix, la gauche sioniste contre la guerre et
des personnes indépendantes. Jamais on n'entend parler de cela. Par
contre,dans les manifestations,on se fait taxer de *« traîtres », *de *«
complices des terroristes ». *La majorité des gens dit que *«pendant la
guerre, il ne faut pas faire de critique». *On peut en parler après.
Toujours après…
*Ces mouvements de protestation rassemblent beaucoup de monde?*
* *Tout est fait pour donner l'impression que tout le monde soutient
l'agression. La vie à Tel-Aviv,où je réside,est quasiment normale. Cette
guerre est présentée comme une guerre régionale, ce n'est pas le pays
entier qui est en guerre.
*Tu veux dire que la population est indifférente? *
Dans l'ensemble, les Israéliens souhaitaient que l'armée attaque Gaza.
Même si personne ne croit que cela va arranger la situation. En fait c'est un
acte de vengeance. Il n'y a aucun enjeu militaire. Détruire les missiles
Kassam tirés depuis Gaza est impossible. Il faudrait envahir totalement la
bande et tout le monde craint en Israël de perdre un seul de nos soldats.
Ce qui est sûr, c'est que, comme toutes les actions de force, cette guerre
ne va servir en rien à protéger Israël. Elle va créer de la souffrance et de
nouvelles destructions des deux côtés.
*Tu dis qu'il ne s'agit pas d'une guerre? *
Dans les médias, on dévoile très rarement le nombre de morts du côté
israélien, afin d'étayer la thèse du caractère symétrique du conflit. Quand
on en parle, c'est pour gagner des élections. En 2008, il y a eu trente-six
Israéliens tués, des ouvriers d'origine ashkénaze, des travailleurs
thaïlandais, des Palestiniens de 48, tous issus d'un niveau social très bas
et dont on ne parle jamais sinon pour renforcer la haine.Sans oublier les
victimes beaucoup plus nombreuses de la criminalité organisée… Ce n'est
pas
une guerre entre deux États.Gaza n'est pas un État.Ce n'est pas un conflit
symétrique. Il y a d'un côté un État et de l'autre un territoire occupé. La
disproportion entre les équipements militaires est effarante : d'un côté une
armée moderne suréquipée et de l'autre des combattants disposant d'une
capacité de riposte ou d'attaque sans commune mesure. Leur tactique
correspond à leur situation.
*Les autorités israéliennes veulent-elles véritablement supprimer
le Hamas?
C'est très trouble. D'abord, ce n'est pas le Hamas qui contrôle vraiment
Gaza. C'est Israël qui y impose sa volonté. Il ne faut pas oublier que le
Hamas, mouvement d'abord nationaliste avant que religieux, est née d'une
alternative au Fatah. N'oublions pas que la grande majorité des électeurs
du Hamas sont des laïques nationalistes. Et puis,c'est Israël qui a aidé à
la constitution du Hamas et surtout favorisé le courant islamiste. Dans les
années 80, Shamir, alors Premier ministre, a financé Sheikh Yassin,chef
religieux du Hamas, afin de casser l'OLP et le nationalisme. En fait,le
projet reste le même. Plus la guerre durera plus le mouvement va devenir
extrême et fondamentaliste. Tous les griefs se superposeront pour aggraver
encore la situation. À croire que l'État d'Israël crée les ennemis qu'il
aimerait avoir: des générations de religieux fondamentalistes.
Quelles vont être, selon toi, les conséquences de cette nouvelle
agression?
Je t'ai parlé de ce que cela risque de provoquer pour les Palestiniens. Ce
pourquoi l'État d'Israël se frotte les mains. Ici, cette agression va
continuer à détruire la société israélienne, qui devient de plus en plus
indifférente à la souffrance et à la mort. Mais il y a un aspect
véritablement schizophrénique: d'un côté on entend parler de paix, de
pureté, et d'un autre ce ne sont qu'applaudissements à la violence. Et puis
nos critiques sur ce qui se passe ici donnent parfois l'impression de
nourrir cette schizophrénie.On avance des arguments,des idées, des
aspirations, et en face les réponses favorisent encore plus la fermeture et
la violence… Quant aux autres pays, ce qu'on appelle la «communauté
internationale»,on peut voir qu'il n'y a aucune réaction. Il y a deux ans,
lors de l'attaque contre le Hezbollah,il y avait eu quelques protestations.
Les arguments d'Israël semblent avoir gagné. Pourquoi ? Peut-être que ne
rien dire contre le bombardement de populations civiles ici excuse le fait
de faire pareil ailleurs, en Irak ou en Afghanistan…
*Propos recueillis par Gilles Lucas le 3 janvier 2009 contacts:
www.awalls.org
II) Aujourd'hui Gaza, demain Massada ?
*La pédagogie noire des leaders israéliens est suicidaire*
par Rony Brauman*, 12 janvier 2009
http://www.causeur.fr/aujourdhui-gaza-demain-massada,1680
Sarkozy: Paris dépêche une frégate contre la contrebande d'armes
à Gaza
le camarade Saadat ( PFLP) appelle à l'unité de la résistance Plestinienne
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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