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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 07:03
Un Palestinien inspecte un tunnel bombardé mercredi par l'aviation israélienne. Quelques heures à peine après une nouveau raid aérien de Tsahal en riposte à un attentat à la bombe qui a tué la veille un soldat israélien, les Palestiniens reconstruisaient mercredi les souterrains détruits par ces bombardements, à la frontière entre Gaza et l'Égypte. (Reuters/Ibraheem Abu Mustafa)
Un Palestinien inspecte un tunnel bombardé mercredi par l'aviation israélienne.


C’est LibéLyon, édition électronique locale de Libération, qui

raconte comment la publication de tels propos a déclenché la colère
du CRIF, et comment l’officine a ensuite imposé la publication d’un
« droit de réponse », qui n’était ni un « droit », ni une « réponse
», ainsi qu’une procédure disciplinaire à l’encontre de la
journaliste coupable d’avoir écrit la vérité.

Les crimes commis par l’armée israélienne ont suscité à Lyon, comme
ailleurs en France, une grande indignation dans la population,
comme l’atteste la participation record aux manifestations de rue
en solidarité avec le peuple palestinien.

Le CRIF n’en a cure, et mobilise à tout va pour que les notables
lyonnais de tous bords viennent, comme à l’accoutumée, manger sa
soupe en silence, à son dîner régional annuel, jeudi 29 janvier. Le
Comité Palestine 69 interpelle à ce propos les invités à l’édition
2009 du dîner de la honte, en leur rappelant de bien penser aux
cadavres brûlés des enfants de Gaza quand ils passeront à table.

Voici maintenant l’article de LibéLyon relatant l’affaire de la
journaliste du Progrès.

« MÉDIAS – Peut-on raconter le racisme dans un journal ? Peut-on
reproduire dans un article de presse les propos de personnes tenant
des propos racistes ? Comment le faire ? Chaque journaliste se
retrouve un jour confronté à cette question. Pour avoir relaté,
dans un reportage sur un rassemblement de soutien à Israël, les
propos racistes de certains participants, une journaliste du
Progrès de Lyon a été menacée de sanctions par sa hiérarchie. La
société des journalistes du journal se dit très « inquiète », et
demande à sa direction « l’instauration d’un débat ouvert sur la
manière de traiter ces sujets d’actualité délicats »…

Retour sur les faits

Le dimanche 11 janvier dernier, Muriel Florin, journaliste au
Progrès, est envoyée par sa rédaction couvrir un rassemblement
organisé à Lyon au parc de la tête d’Or par le CRIF (conseil
représentatif de la communauté juive de France). Objet de cette
manifestation : à la fois dénoncer la recrudescence des actes
antisémites en France depuis la reprise du conflit au Proche-
Orient, mais aussi réaffirmer la solidarité de la communauté juive
avec la politique d’Israël. Muriel Florin prend en note les
interventions officielles, mais va aussi prendre la température
dans la foule et interviewer des participants. Il y a ce jour-là
près d’un millier de personnes. La tension est palpable. LibéLyon
était aussi présent à ce rassemblement. Comme Muriel Florin, nous
avons pu constater qu’à côté des discours officiels apaisants, il y
avait une peur et une méfiance visible et exprimée de la part de
certains participants vis-à-vis de la communauté musulmane
française. Sentiments qui parfois, se traduisaient par l’expression
de propos racistes. Muriel Florin interviewe un groupe de quelques
personnes. Elle rapporte, entre autres, les propos d’un dénommé
Roland.

Extrait de l’article paru le 12 janvier dans Le Progrès :

« Ils n’ont qu’à partir. S’ils restent, c’est qu’ils veulent
mourir. Les arabes sont des menteurs et des voleurs et la presse
française les soutient ». « Ils sont violents, brutes et haineux »,
ajoute sa voisine. Qui ça ? « Les arabes » souffle-t-elle. Un jeune
homme proteste. « Ne dites pas cela. Nous voulons tous la paix... »

Muriel Florin relate aussi d’autres propos qui témoignent de la
diversité de points de vue des participants à ce rassemblement. Son
article, comme n’importe quel article au Progrès, est relu par un
responsable d’édition, corrigé par un secrétaire de rédaction. Il
est censé être validé par le rédacteur en chef de permanence. En
rentrant de son reportage, la journaliste avait prévenu de la
dureté de la scène à laquelle elle avait assisté et expliqué
qu’elle souhaitait rendre compte de cette réalité. Sans que
personne n’y trouve alors à redire.

Réactions du CRIF

Ce n’est que le lundi, lorsque le papier paraît que les premières
réactions tombent. En interne d’abord. « On n’est pas habitué à
voir des propos aussi violents dans nos colonnes. Ils y avaient les
pour, les contre mais en tout cas, ça a fait débat », raconte un
journaliste. Il explique : "On passe souvent sous silence des trucs
sous prétexte de ne pas raviver les tensions entre communautés.
mais je ne sais pas si c’est une bonne chose". Un autre rappelle
qu’il y a quelques mois, le journal avait pourtant reproduit tels
quels les propos de Siné, qui valent aujourd’hui au dessinateur de
passer devant les tribunaux. Sur le reportage de Muriel Florin, il
y a eu les réactions externes. Selon plusieurs journalistes de la
rédaction, des représentants de la communauté juive ont appelé au
journal pour faire part de leur mécontentement suite à l’article.

Dès le mardi, Le Progrès publie une interview de Marcel Amsellem,
le président du CRIF Rhône-Alpes, qui se plaint de la façon dont Le
Progrès a relaté le rassemblement au parc de la tête d’or. « Les
propos isolés tels qu’ils ont été rapportés d’une personne sur les
1 000 présentes ne peuvent en rien refléter l’esprit de concorde de
ce rassemblement. Relater de tels propos a pour conséquence
d’attiser la haine et d’exacerber les tensions intercommunautaires,
ce qui n’est pas bon pour notre démocratie », explique Marcel
Amsellem. Qui explique également que « les médias », comme les
associations ou les pouvoirs publics, « ont une responsabilité »
dans la préservation du « vivre-ensemble » entre communautés.

Menace de sanction de la direction

A son retour de trois jours de congé, Muriel Florin est convoquée
par son rédacteur en chef, Xavier Antoyé. L’entretien prend la
> forme d’une remontrance sèche. Xavier Antoyé lui explique qu’elle
> n’avait pas à reproduire des propos incitant à la haine raciale. Il
> lui explique que c’est « irresponsable ». Et lui annonce qu’elle va
recevoir un « avertissement ». Les syndicats et la société des
journalistes (SDJ) réagissent. Les premiers pour dénoncer le
comportement autoritariste de la direction. Muriel Florin est en
effet la troisième journaliste en trois jours à être sanctionnée.
Les seconds, pour demander à ce qu’un débat de fond soient enfin
ouvert sur le traitement des sujets complexes comme celui-ci.
Syndicats et Société des journalistes dénoncent par ailleurs
ensemble « l’injustice » d’une décision qui tombe sur une
journaliste sans prendre en compte la chaîne responsabilités qui
s’applique dans une rédaction. Le jour où Muriel Florin a écrit son
article, il y avait un rédacteur en chef de permanence. C’était
justement Xavier Antoyé, qui l’a convoquée trois jours plus tard.
Interrogé par Libération, il n’a pas souhaité répondre à nos
questions, estimant qu’il s’agit là « d’une affaire interne ». Il a
cependant tenu à rappeler qu’un journaliste ne pouvait écrire des
propos « tombant sous le coup de la loi », en l’occurrence incitant
à la haine raciale.

Réaction de la Société des journalistes

Pour la société des journalistes (SDJ) du Progrès, la question est
un peu plus complexe et mériterait une réflexion particulière de la
part d’une rédaction et de sa hiérarchie. « Ce type de propos peut
choquer, mais ils témoignent d’une réalité. Faut-il ou pas les
retranscrire ? Ce n’est pas à une journaliste seule de répondre »,
estime Richard Schittly, président de la SDJ. D’autant, rappelle-t-
il, que « dans un contexte où l’on nous demande de privilégier de
plus en plus la parole directe et le micro-trottoir, ces questions
se posent de façon plus en plus aigües dans notre travail. Pas
seulement sur le problème du racisme ou de l’antisémitisme ». Sur
ces sujets particuliers, dans une période de tensions comme c’est
le cas depuis le conflit à Gaza, le président de la SDJ se
demande : « Quelles sont nos responsabilités ? C’est un vrai sujet.
Auquel on ne peut répondre par des sanctions, mais par un débat
ouvert ».

Suite à la mobilisation de sa rédaction, Muriel Florin devrait
échapper à l’avertissement, et se contenter d’une "simple" lettre
d’observation.

Alice GERAUD
CAPJPO-EuroPalestine

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