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le blog du laboratoire anarchiste

Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 10:20

 

Pour en savoir plus sur le projet avec le site de Réseau Ferré de France;

http://www.rff-cfal.info/

 



Ce samedi 31 mai, l’Association pour la Protection du Patrimoine de Nos Vallées et l’association Altfer (Association de Lutte contre le Tracé Ferroviaire des Elus Riverains), qui réunit des élus de communes du Nord Isère appellent à une manifestation à Vienne pour protester contre l’éventuelle construction du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise le long de la Ligne à Grande Vitesse Lyon–Méditerranée, dans la traversée du nord de l’Isère et de la Drôme.

   Le départ se fera de la gare à 14h. Derrière un tracteur symbolisant une locomotive, 1500 à 2000 personnes, selon les organisateurs, « défileront avec en tête de cortège les grands élus des départements impactés, l'Isère, la Drôme, la Loire aux côtés des maires, les sénateurs, députés, conseillers généraux, conseillers régionaux soutiennent  notre combat et notre démarche citoyenne. »     Seront présents  des représentants de l’agriculture avec des animaux et des tracteurs. La manifestation se terminera par une « action symbolique et médiatique : sur un gazon immaculé déposé devant la sous préfecture, seront placées des maisons représentant chaque village impacté par le projet. Un tracteur les écrasera, symbolisant ainsi l'impact dévastateur d'une ligne fret dans nos campagnes » explique Christian Nuel, président de l’Association pour la Protection de Nos Vallées.

 

MANIFESTATION CONTRE LE CFAL MANIFESTATION CONTRE LE CFAL

 


« Le TGV suffit, pas de fret ici », clament les banderoles. Sur des pancartes, des photos de villas sont masquées par d'épaisses croix rouges. Leurs occupants craignent d'être tout simplement rayés de la carte. Car il faudra réquisitionner des terrains pour aménager le CFAL si les autorités décident de l'implanter là.
« Depuis le début de notre mobilisation, nous demandons si ce contournement est vraiment utile. Nous n'en sommes pas certains, car nous savons que des lignes existantes dédiées au fret sont loin d'être exploitées à plein régime », explique Fabrice Noviant, président de l'APPNV. Et si les techniciens de RFF, de la SNCF, des ministères, leur prouvaient, chiffres à l'appui, l'absolue nécessité de créer une nouvelle ligne pour le transport des marchandises, les protestataires d'hier veulent qu'ensuite « tous les tracés envisagés soient étudiés équitablement ».
Cet été, à forcer d'insister, ils ont obtenu que l'option passant par la vallée de l'Ozon soit réintégrée dans les prospectives. Maintenant, ils réclament que les mêmes arguments soient mis dans la balance pour tous les scénarios : le coût, l'impact, le nombre d'habitants concernés, etc.
Et face à la mobilisation qui commence à poindre en vallée du Rhône, ils insistent : « Notre volonté n'est pas de renvoyer les trains dans Vienne, ce serait irréaliste. Nous plaidons pourtant pour l'utilisation des voies existantes, mais sur la rive droite du Rhône. Nous ferons alors tout pour obtenir qu'un maximum de protections (des tunnels, des passages fermés) soient mis en oeuvre pour protéger les populations »
.

par La Rédaction du DL | le 01/06/08 à 05h01

"Le fret oui, mais pas n'importe comment".
"Halte au bruit, le TGV suffit, pas de fret ici".
"Décibels + vibrations = destruction de nos maisons".
"La commande de l'État, c'est le tracé par Sibelin" (NDLR : la gare de triage située à Solaize, entre Lyon et Vienne).
"Halte aux magouilles et mensonges des politiques du Grand Lyon" (qui tentent d'épargner la vallée de l'Ozon, dont les tracés avaient un temps été retirés des études à la demande de Dominique Perben, alors ministre des transports).
"Artisans, agriculteurs, PME opposés au tracé LGV Valloire".
"La Drôme n'est pas la banlieue de Lyon".
"Touche pas à mon eau".
"Danger : risque d'argent gaspillé".
"Le prix m'arrête. Halte aux frais-te".
"Bussereau, le peuple aura le dernier mot".
"Délocalisations subies, fret imposé".
"Sauvons nos collines".
"Avis de décès. Lapeyrouse-Mornay, morte d'excès de voies ferrées".
"Par Sibelin, 20 km et 1,4 milliard d'€. Par la Drôme, 60 km et 2,8 milliards d'€".
"CFAL : Choix Final Avec Logique". Ou "C'est Faire A l'Envers".
"Terres à grains, pas à trains".
"Tracés sud, tracés absurdes".

Entendu dans le cortège

"Les 2,8 milliards, c'est sans les surprises qu'ils vont trouver en creusant" (NDLR : pour les ouvrages d'art tels que les viaducs, tunnels, etc. nécessaires à la nouvelle ligne).
"Si le fret passe ici, nos campagnes seront foutues".
"Nous exigeons une décision logique et économique. Mais surtout pas politique".
"Utilisons d'abord à 100% la ligne fret sur la rive droite avant d'en construire une nouvelle qui risque d'être sous-exploitée".

Entendu lors de l'entretien avec le sous-préfet

"Il faut que l'État prenne sa décision rapidement. Sans quoi, on s'achemine vers une guerre des territoires dommageable pour la population".


Paru dans l'édition 38C du 01/02/2009 (41305)


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Commentaires

Les "No TAV" du Val de Suse freinent la construction du TGV Lyon-
VAL-DE-SUSE (PIÉMONT)
Déroulé, l'acte de vente couvre presque toute la grande table. "Il fait
quatre mètres de long", lance fièrement Alberto Perino, l'activiste anti-TGV
qui a eu l'idée de faire acheter par 1 500 personnes un terrain de 1 500 m2
situé dans une vallée de l'ouest de Turin, là où devrait surgir l'un des
chantiers du tunnel qui doit être percé entre l'Italie et la France pour
faire passer la ligne du TGV Lyon-Turin.
Contre les nuisances.

Autant de propriétaires, autant d'embûches sur le chemin du projet. C'est la
dernière arme mise au point par ceux qui se voient bien en autant d'Astérix
qui résistent. Ce sont les "No TAV" (non au TGV, selon l'acronyme italien),
des gens de montagne, têtus, comme aiment souligner ces habitants du
Val-de-Suse. "Notre petite parcelle sert à leur mettre un bâton dans les
roues. Je les vois mal éviter, par exemple, une erreur de transcription d'un
code fiscal pour chacun des 1 500 propriétaires", se prend à rêver Alberto,
qui pense déjà aux recours en justice possibles. D'ailleurs, un autre
terrain a été acheté par le mouvement anti-TGV.

Jusqu'ici, leur résistance a payé. Malgré les déclarations optimistes sur la
réalisation du projet, rien n'est fixé. Pas même une ébauche de projet
préliminaire quand, de l'autre côté, en France, dix kilomètres de tunnel ont
déjà été percés. Alors, le moral est bon ici, à la première des trois
permanences "No-TAV", le long de la route nationale. Autour d'Alberto, tous
ceux qui - retraités, commerçants ou autres - ne s'étaient jamais opposés de
leur vie se mobilisent maintenant à chaque occasion. Comme la nuit du 6
décembre 2005, quand la police a chargé pour dégager l'emplacement du futur
chantier. L'idée du terrain est venue ce jour-là. "Nous nous sommes dit que
si nous devenions tous propriétaires, nous aurions le droit d'être là", se
rappelle Valerio.

Et si Silvio Berlusconi menace de faire "usage de la force", comme à Naples
pour les ordures, eux répondent qu'ils l'attendent de pied ferme. La
perspective de voir s'ouvrir des chantiers dans la vallée pendant 20 ans
pour une ligne dont ils ne voient pas l'utilité délie les langues. Chacun
est intarissable sur les raisons de s'opposer : les sources d'eau risquent
de disparaître ; la ligne actuelle n'est utilisée qu'à un quart de sa
capacité ; la ligne TGV ne sera pas adaptée au transport de marchandises.
Mais, au fond, tranche l'un d'entre eux, il n'y a qu'une seule raison qui
pousse à investir 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020 pour une ligne
ferroviaire qui ne sera, selon eux, jamais rentable : "Les grands travaux
servent à distribuer les pots-de-vin..."

Malgré les menaces de M. Berlusconi, le gouvernement mise encore sur la
concertation. Mario Virano, le commissaire chargé du dossier depuis 2006,
devait être reconduit par le conseil des ministres du 16 janvier à la tête
de l'organisme de liaison avec les collectivités locales. Fin décembre, il
avait claqué la porte pour protester contre le blocage des maires.

Le problème, c'est qu'il y a des élections municipales en juin et que le
mouvement "No TAV" est prêt à présenter des listes de candidats. Les maires
préfèrent donc gagner du temps. Antonio Ferrentino, président de la
Communauté de montagne de la vallée, avance l'idée de laisser de côté pour
l'instant la question la plus épineuse, le tunnel, pour se concentrer sur le
reste, comme la gare de Turin. Reste que si les travaux ne commencent pas
d'ici à 2013, les fonds européens risquent d'être perdus.



Commentaire n°1 posté par max le 01/02/2009 à 19h55

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