Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 08:03

Soirée-débat : Le capitalisme est malade…

Aidons-le à mourir !

(analyse et propositions libertaires)

le jeudi 2 avril 2009 à l’Arche à Joyeuse

Problématique :

La crise du capitalisme financier est en train de ravager l’économie réelle

et le champ social tout entier.

Cette crise de plus en plus profonde et de plus en plus globale est-elle une

énième crise du capitalisme dont on ne cesse de nous dire qu’il fonctionne par

cycles, ou bien une crise d’un nouveau genre, voir la crise finale d’un système

ayant atteint ses limites ultimes ?

Face à cette crise, que faire ?

Moraliser et réglementer le capitalisme ?

Pousser le moribond dans la tombe via une révolution sociale ?

Mais une révolution sociale sera-t-elle suffisante pour résoudre une

problématique non seulement politique et sociale mais également de société

Le capitalisme, en effet, ne se résume pas aux deux cent familles, à une

bande de vautours bardés de capitaux, à des assoiffés de profits, à des experts

dans l’art d’exploiter le travail des autres… C’est également une logique de la

croissance économique permanente, un productivisme fou insensible aux

atteintes à l’environnement et au pillage de ressources n’existant qu’en quantités

limitées, un matérialisme consumériste réduisant la collectivité humaine à une

juxtaposition d’estomacs (pleins et vides) sur pattes…

Dans ces conditions la question se pose de savoir dans quel type de crise

nous nous trouvons aujourd’hui.

Crise économique politique et sociale, crise de société, crise de

civilisation ?

Dans un cas le peuple est susceptible de s’engager dans une démarche

« progressiste ». Dans l’autre, parce que rêvant d’une consommation à laquelle il

n’a jamais eut accès, il s’opposera frontalement à un changement de civilisation.

En soi cette situation n’est pas nouvelle sous le soleil, et jadis, on pariait

sur le temps et sur l’éducation.

Aujourd’hui, ce qui est nouveau c’est que nous sommes en situation

d’urgence et qu’il n’y a plus le temps.

Les changements climatiques, la fonte des pôles, la montée des eaux, les

gaz à effet de serre, la pollution généralisée, le pillage des ressources, un

productivisme à front bas, la croyance insensée en une croissance permanente et

infinie de l’économie comme de la population…, nous laissent une cinquantaine

d’années pour stopper un processus suicidaire.

Dans ces conditions, comment une révolution sociale peut-elle mettre en

oeuvre un changement de civilisation s’affranchissant de ce qui se profile à

l’horizon, à savoir des dictatures écolo fasciste. Pourquoi écolo ? Parce que les

maîtres du Monde s’opposeront à l’effondrement général des conditions de la vie

sur terre. Pourquoi dictature et fasciste ? Parce que le peuple et les peuples

s’opposeront à la remise en question d’un productivisme et d’un consumérisme

desquels ils attendent tout car on leur a appris depuis toujours à en attendre

tout.

Débat introduit et animé par Jean-Marc Raynaud (1)

Militant anarchiste, co-fondateur de l’école libertaire Bonaventure,

fondateur des Éditions libertaires, coauteur d’un livre à l’écriture : « De la

crise générale et finale du capitalisme ! » (Sous titre : Socialisme libertaire

ou barbarie !)

Débat proposé par le Groupe d’Aubenas de la Fédération Anarchiste

Jeudi 2 avril à 20heures à l’Arche (Joyeuse)

(1) Jean-Marc Raynaud est l’auteur d’un polar qui vient de sortir

Partager cet article

commentaires