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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 09:02







("Le droit du plus fort" ) Faasbinder. Des relations  qui peuvent inclure des inégalités et ce quon peut appeler des dominations de fait
 in capitalisme et nouvelles morales de l'intérêt et du goût colection temps critique)









Parfois tout semble indiquer qu’on est devant un tournant, qu’une certaine dynamique semble irrévocablement prendre une autre tournure. Difficile qu’il en soit autrement, car aucune lutte ne maintient la même intensité au cours des années. Il n’en va pas différemment avec l’agitation dans et autour des prisons ici. Après trois années de révoltes et de mutineries régulières, le silence si familier semble reprendre le dessus. La diffusion ardente de la révolte est de plus en plus ombragée par les geôles d’isolement, de nouvelles prisons, un nouveau centre fermé pour les indésirables récalcitrants, des bagarres sanglantes entre bandes comme dans la prison d’Anvers et de Gand.

Et alors, nous demanderont les réalistes, qu’est-ce qu’il y a été obtenu ? Quelle bataille a été remportée ? Mais il est impossible de répondre à des questions qui reprennent les catégories du pouvoir comme étalons. Trois années de révoltes ne peuvent pas être résumées dans une addition de résultats pratiques, car il n’a jamais été question de ça. Il s’agit, par contre, de la croissance d’une certaine conscience (qui s’affute en mots et en actes), d’idées qui ont trouvé l’espace pour s’exprimer, des liens de solidarité et de complicité qui ont été forgés. Ces choses ne peuvent pas être quantifiées, elles se heurtent de front à la logique de comptabilité des in et out.

Mais, nous demanderont des compagnons, est-ce que toutes les possibilités ont été saisies ? Là aussi, nous ne saurons répondre. Si on conçoit une lutte spécifique comme une possibilité de développer des idées plus générales, comme une possibilité d’acquérir des expériences avec les méthodes et les moyens, alors cette lutte devient un vrai parcours, un chemin où le point de départ et le point d’arrivée ne sont pas les mêmes, un parcours qui ne tourne pas en rond. Voilà peut-être le plus beau : il est vrai que l’Etat va construire des nouvelles prisons, il est vrai que des compagnons de lutte sont jetés dans les geôles d’isolement, mais personne n’en est au même point qu’il y a trois ans, les rapports de force ne sont pas restés inchangés, il y a une progression qui a été faite. Il s’agit alors aujourd’hui d’apprendre de toutes ces expériences, de les passer au crible et de s’en servir dans les luttes qui viennent, sans laisser rien derrière, sans laisser personne derrière, sans laisser s’éroder les complicités tissées entre l’intérieur et l’extérieur, mais tout en allant à la recherche de nouveaux horizons, de nouvelles possibilités pour intensifier la subversion de l’existant, pour attaquer le monde qui produit des prisons et est fondé sur la privation de liberté généralisée.

En outre, rien n’est fini. Si la dynamique de lutte des dernières années a été caractérisée par beaucoup de mutineries, ces moments spécifiques - ces moments où tout un parcours de rébellion enfonce comme un coup de masse les fondements de la démocratie - ce n’est pas pour autant que quand ces moments deviennent plus rares, la dynamique décroit. Non, elle change de forme, d’intensité, mais il n’y aucune raison sensée pour prétendre que la lutte se laisse délimiter par deux dates. Il s’agit alors, plus que jamais, de jeter des ponts vers d’autres fronts, de lier les différentes luttes dans l’ensemble de la guerre sociale dont nous faisons partie. Pour arriver à développer une dynamique qui ne dépende plus jamais des points de références théorisés ou des sujets (les prisonniers, les immigrés, les jeunes, les chômeurs, les sans-abris,…), mais qui trouve sa propre terre ferme pour, parmi tant d’autres rebelles, donner des coups qui portent quelque chose d’autre en eux, qui avancent une perspective anarchiste qui combatte obstinément et ardemment toute domination et toute exploitation.

Pas de tabula rasa donc, mais poursuivre, affûter toujours plus la critique en mots et en actes. Et sans s’affaisser dans l’oubli – ce grand ennemi de toute lutte – mais hardiment continuer à combattre aux cotés de ceux qui depuis des années se révoltent et se trouvent actuellement dans les modules d’isolement ici et ailleurs, continuer à se battre contre cette grande prison sociale où nous sommes tous prisonniers. Les occasions ne manqueront pas…

Extrait de La Cavale numéro 15
Vous pouvez également le télécharger ici: http://www.typemachine.be/local--files/andere-teksten/La_Cavale_15.pdf

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