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le blog du laboratoire anarchiste

Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 10:49

Pourquoi les juges antiterroristes français  ne s'interressent pas aux néo fascistes italiens?

Il ya un mois Zoe a trouvé la mort dans un épisode chambérien .

Ce dramatique accident a permis à la flicaille française d'arrêter Raphou et Lucas.

Je publie ce texte ci dessous pour montrer la réalité des agissements des néo fascistes italiens sur toute l'Europe.



25/03/2009

Trente-deux ans après les événements, en novembre, le juge de la Audience Nationale espagnole Fernando Andreu a ouvert l'enquête sur la disparition d'Edouardo Moreno Bergaretxe dit «Pertur». Après avoir soupçonné pendant des années un règlement de compte entre membres de l'ETA, la Justice espagnole va examiner deux autres hypothèses. C'est pour poursuivre les recherches sur l'une d'elles que le juge d'instruction se rend à Rome, aujourd'hui.

Il se déplace pour interroger sur cette disparition trois prisonniers néofascistes condamnés à perpétuité en Italie. Effectivement, ce magistrat prend en considération cette nouvelle hypothèse, alors que pendant des années la famille de Pertur, la Garde Civile et la Police Espagnole ont pointé du doigt les Commandos Spéciaux, sous prétexte de différents au sein ETA politico-militaire. La seconde piste officielle est celle de l'implication de groupes d'extrême droite liés aux services des renseignements espagnols, qui étaient appelés Bataillon Vasco Español, Triple A ou encore Guerrilleros de Cristo Rey.

L'enquête a été rouverte à la demande de la famille de ce Donostiar dont la disparition est restée sans explications depuis 1976. En septembre 2007, un film a ramené cette affaire sur le devant de la scène. L'année de tous les démons (disponible en basque, Deabru guztien urtea) d'Angel Amigo se penche sur l'implication jamais examinée de fascistes italiens, alors qu'il laisse parler les différentes versions de l'affaire.

Dans ce documentaire, le membre historique de l'ETA Eugenio Etxebeste «Antxon» accuse les renseignements généraux espagnols d'être responsables de l'enlèvement d'Eduardo Moreno Bergaretxe à Béhobie. Une action à double effet selon lui : d'une part, il était une «personne importante» dans l'ETA, d'autre part, sa disparition engendrerait des «divergences» en son sein.

Idéologue renommé

Né en 1950 à Donostia, Pertur est déjà un idéologue renommé en 1976. On le compte parmi les dirigeants de l'organisation armée. Un des rares qui a échappé au «nettoyage» dû à l'infiltration de l'agent secret El Lobo.

Au lendemain de ce 23 juillet 1976, plusieurs partis ont dénoncé l'enlèvement, accusant «les groupes fascistes». D'après l'hebdomadaire de l'époque Punto y Hora, ANV, EHAS, ETA-pm, MCE, PSOE et le Parti communiste d'Euskadi ont publiquement condamné l'enlèvement. Quatre jours plus tard, la Triple A (Alianza Apostolica Anticomunista) le revendique et annonce la mort du militant abertzale.

Cependant, ces événements se déroulent dans une période trouble, «l'année de tous les démons» comme l'appelle Angel Amigo. L'incertitude provoquée par la mort du Caudillo, la montée du fascisme, la mort de l'industriel Orbegozo... autant d'événements contraires à l'apaisement.

_________________

Béatrice MOLLE  journal du Pays Basque.

La semaine dernière le juge Fernando Andreu de l'Audience Nationale espagnole, s'est rendu à Venise afin d' interroger Luigi Concutelli qui se trouve en liberté conditionnelle, à cause de son état de santé.

Luigi Conticelli aurait raconté à Angel Izzo, autre néo- fasciste italien, que dans les années 70, il participa à un enlèvement d'un dirigeant d' ETA. Le même juge Andreu s'était rendu à Rome il y a quelques mois pour interroger Angel Izzo et c'est ce dernier qui lui rapporta les propos de Luigi Conticelli.

En l'occurrence les dates et la manière d'opérer, présentaient de fortes similitudes avec l'enlèvement d'Eduardo Moreno Bergaretxe «Pertur», disparu le 23 juillet 1976. Il est fait état, selon les dires d'Angel Izzo, «d'une ferme près de Barcelone baptisée L'usine», dans laquelle aurait été séquestré un membre d' ETA qui fut torturé, puis que l'on fit disparaître».

Luigi Contucelli a déclaré devant le juge n'être au courant de rien, et ne pas se rappeler avoir raconté à quelqu'un une telle histoire. Pour l'avocat des proches de Pertur, Martin Auzmendi, que nous avons joint par téléphone, «cela ne signifie en aucun cas, que la piste des néo-fascistes italiens ne soit pas la bonne. Luigi Contucelli est dans un état de santé déplorable et cela semble assez logique qu'il ne raconte rien. Il est très perturbé physiquement et psychiquement. Cette absence de témoignage n'est en aucun cas une raison d'abandon de cette piste de la part du juge Andreu».

Audition de P. Mujika GarmendiaPour Martin Auzmendi, «le juge Andreu poursuit son enquête en se concentrant sur deux pistes, celle des néo- fascistes italiens aidés par les services secrets espagnols et celle de la propre organisation». Selon des sources judiciaires, il y aura d'autres comparutions prochainement de témoins, comme celle de Francisco Mujica Garmendia (Pakito) ancien dirigeant d'ETA, mais à l'époque des faits membre des commandos spéciaux d'ETA politico-militaire. Il est emprisonné depuis plusieurs années dans l'Etat espagnol. En 2007, un film documentaire ramena l'affaire sous les feux de l'actualité : «L'année de tous les démons» (Deabru guztien urtea), réalisé par Angel Amigo, Le documentaire alimentait l'hypothèse de la piste des fascistes italiens.

C'est d'ailleurs autour de ce film, qu'un groupe de travail composé d'amis de Pertur se mettra en place pour travailler cette piste. Dans le documentaire en question, le membre historique d'ETA Eugenio Etxebeste  «Antton», accuse les services secrets espagnols, d'être responsables de cette disparition.

Une action à double effet selon lui : Pertur était un dirigeant de poids dans ETA politico-militaire, d'autre part sa disparition engendrerait des divergences profondes, au sein de l'organisation.

D'autres ex-militants d'ETA ont été entendus par le Juge Andreu en novembre 2008 : J J Gurrutxaga, Simon Loyola Albizu, E.Jauregi Beloki et Lurdes Auzmendi qui fut la compagne de Pertur.

«Cela fera 33 ans le prochain 23 juillet, que Pertur a disparu. Nous aimerions savoir dans quel endroit il se trouve. Il est incroyable, que même de façon anonyme, personne ne se manifeste et ne donne cette information, tant d'années après» conclut Martin Auzmendi.

 
Publié dans : anti fascisme
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