Pour nous contacter
Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence
lelaboratoire@
no-log.org
Bibliothéque La sociale
mercredi 15h - 17h
Accueil/infos CNT-AIT
vendredi 17h30-19h
Emission radio Labo
sur radio Mega 99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h15 à 10h
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 11 février, 2009
Renvoi de Jean-Baptiste Rivoire devant le tribunal correctionnel
du chef de violences volontaires préméditées
Cinq ans après la mort du grand reporter Didier CONTANT, le juge d’instruction parisien, Patrick RAMAËL, qui enquêtait sur les circonstances du décès, a ordonné, le 5 février dernier, le renvoi du journaliste Jean-Baptiste RIVOIRE devant le tribunal correctionnel de Paris du chef de violences volontaires préméditées.
Cette querelle entre journalistes n’a sans doute pas retenu jusqu’à présent toute l’attention que mérite pourtant cette étrange affaire, qui dépasse de loin une simple rivalité professionnelle :
Rivoire et Contant enquêtaient tous deux sur la mort, en 1996, des moines de Tibhirine.
En janvier 2004, Didier Contant, qui avait publié un premier sujet dans Le Figaro Magazine, s’apprêtait à proposer à l’hebdomadaire un nouvel article contredisant totalement la thèse de Rivoire. Au cours de sa dernière investigation, le grand reporter avait trouvé de nouveaux témoins affirmant que les moines avaient été assassinés par le GIA et il avait recueilli des témoignages mettant en doute la crédibilité des propos d’Abdelkader Tigha. Or, l’enquête de Rivoire reposait en grande partie sur les déclarations de ce sous-officier déserteur de l’armée algérienne, qui mettait en cause cette dernière dans l’assassinat des moines.
Les révélations de Tigha ont été largement exploitées par un certain nombre de personnes ayant manifesté un vif intérêt pour la situation en Algérie et qui dénoncent sans nuance, depuis plusieurs années, l’instrumentalisation du terrorisme islamiste par le gouvernement algérien.
Dans l’intention d’empêcher toute nouvelle publication de son confrère, Jean-Baptiste Rivoire a contacté les rédactions parisiennes en se réclamant de sources dignes de foi, pour accuser, ni plus ni moins, Didier Contant d’être un agent des services secrets algériens et français.
Les nombreux journalistes, témoins des faits, entendus par le juge d’instruction ont confirmé la réalité des accusations proférées par Rivoire, et le caractère gravissime d’une telle manœuvre qui condamne la personne visée à une perte totale de crédit et à sa mort professionnelle…
Didier Contant n’a pas supporté d’être ainsi calomnié et mis en cause dans son intégrité professionnelle.
Il y a quatre ans, Rina Sherman, la compagne de Contant a porté plainte et s’est constituée partie civile. Elle a depuis relaté sa propre enquête dans un ouvrage intitulé « Le huitième mort de Tibhirine »*, ainsi que dans un film, « Paris de mes exils ».
L’information judiciaire a aujourd’hui totalement confirmé les faits dénoncés à l’encontre de Jean-Baptiste Rivoire.
Un journaliste manipule volontairement une information, une infâme calomnie, la diffuse, d’autres ne la vérifient pas, un dernier en fait les frais… C’était l’affaire Contant.
Avec ce renvoi devant la juridiction correctionnelle, on va pouvoir désormais parler de l’affaire Rivoire.
* Le huitième mort de Tibhirine
- Éditions Tatamis, Paris, 2007
- Lazhari Labter Éditions & Le soir d’Algérie, Alger, 2007
• Le huitième mort de Tibhirine sortira au courant du 1er semestre de cette année dans la version arabe chez Lazhari Labter Éditions à Alger.
Paris de mes exils
Contact : huitieme.mort.tibhirine@neuf.fr
Pour de plus amples informations, voir également le dossier « L’autre enquête sur Tibhirine » de Golias Magazine, no. 115 :
du post on met la mémoire de votre compagnon en jeu.
Les divers services secret européen , des USA, algériens) qui agissent sur le sol algérien ont intéret de salir et rendre trouble cette histoire