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Lundi 6 juillet 2009
Lors des élections présidentielle algérienne l'émission radio Labo  a consacré une brève sur ce massacre montrant l'implication des divers services secret   ( cette analyse a été possible à partir d'un larticle du journal Républica). Le figaro journal de propagande,  la DST  semble découvrir la vérité partiel   Cette enquête a été redu possible par  ce blog Algérie. com

Alger a-t-il vraiment joué le double jeu dans l’affaire du massacre des moines fran-çais de Tibhirine ? C’est la conviction de l’ancien procureur général des cisterciens qui donne, aujourd’hui, sa version des événements sanglants de mars 1996. Les faits sont restés dans toutes les mémoires : dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines cis-terciens trappistes français (dont le père Célestin, originaire de Nantes) sont enlevés dans leur monastère de Tibhirine près de Médéa. On les retrouvera massacrés et déca-pités moins. de deux mois plus tard. Leur exécution est attribuée aux Groupes islamis-tes armés (GIA) qui exigeaient un échange de prisonniers et ne l’avaient pas obtenu.
Cette version des faits est désormais largement contestée. Elle le fut d’abord dans un livre de René Guitton, journaliste éditeur. Puis, récemment, par un ancien membre de la Sécurité militaire algérien, Abdelkader Tigha, affirmant dans les colonnes de Li-bération (23 décembre) que les moines avaient, en réalité, été enlevés par les services secrets algériens.
Aujourd’hui, l’ancien procureur général des cisterciens, le père Armand Veilleux, apporte de l’eau au moulin de cette thèse en publiant sa version des faits dans Le Monde daté de vendredi. Selon lui, « la présence des moines de Tibhirine embarrassait singulièrement les chefs militaires et ils désiraient depuis longtemps leur départ. L’entêtement des moines à rester les agaçait. Le fait que “les frères de la montagne” venaient se faire soigner par le frère médecin les troublait encore plus ». En clair, Al-ger ne supportait pas que les moines puissent soigner des rebelles blessés ou des mem-bres de leurs familles.
D’où l’idée de l’enlèvement qui aurait été confiée à Zitouni, un islamiste devenu agent double de la Sécurité militaire algérienne (SM). « L’intention de ceux qui avaient organisé cet enlèvement était de les faire “libérer” par l’armée dans les jours suivants », explique le père Veilleux. Le but aurait été le même que pour le « vrai faux enlèvement » de trois fonctionnaires du consulat français à Alger en 1993 : « Convaincre les hommes politiques et le peuple français des dangers de l’islamisme, d’une part, et de l’efficacité des services secrets algériens ainsi que de la fidélité de l’Algérie à la France, d’autre part. »
Mais l’affaire tourne mal. « Zitouni n’avait pas sur l’ensemble des groupes islamis-tes armés l’autorité qu’il croyait ou voulait avoir, ou celle que la Sécurité militaire pensait qu’il avait », souligne l’ancien procureur des cisterciens, reprenant ainsi la thèse d’Abdelkader Tigha. « II s’est fait rafler ses otages par un autre chef islamiste, Abou Mosaâb. »
Par la suite, toutes les démarches faites par la SM algérienne et la DST française échoueront. Pour aboutir finalement au massacre. À l’époque, une mission avait même été confiée au préfet Marchiani (suite à une proposition de Chartes Pasqua à Jacques Chirac) mais le Premier ministre Alain Juppé n’avait pas appuyé cette initiative, préfé-rant accorder sa confiance à la DST et à la DGSE. « Les services français ont été très impliqués dans l’affaire, écrit aujourd’hui le père Veilleux. Ils peuvent — ils doivent — en dire plus. »
Pierre TANGUY.

 

- Publié dans : enfermements: prison psychiatrie ...
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Commentaires

- Rina Sherman, l’auteur du livre Le huitième mort de Tibhirine*, nous fait savoir -


COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Paris, le 11 février, 2009


Renvoi de Jean-Baptiste Rivoire devant le tribunal correctionnel
du chef de violences volontaires préméditées


Cinq ans après la mort du grand reporter Didier CONTANT, le juge d’instruction parisien, Patrick RAMAËL, qui enquêtait sur les circonstances du décès, a ordonné, le 5 février dernier, le renvoi du journaliste Jean-Baptiste RIVOIRE devant le tribunal correctionnel de Paris du chef de violences volontaires préméditées.

Cette querelle entre journalistes n’a sans doute pas retenu jusqu’à présent toute l’attention que mérite pourtant cette étrange affaire, qui dépasse de loin une simple rivalité professionnelle :

Rivoire et Contant enquêtaient tous deux sur la mort, en 1996, des moines de Tibhirine.

En janvier 2004, Didier Contant, qui avait publié un premier sujet dans Le Figaro Magazine, s’apprêtait à proposer à l’hebdomadaire un nouvel article contredisant totalement la thèse de Rivoire. Au cours de sa dernière investigation, le grand reporter avait trouvé de nouveaux témoins affirmant que les moines avaient été assassinés par le GIA et il avait recueilli des témoignages mettant en doute la crédibilité des propos d’Abdelkader Tigha. Or, l’enquête de Rivoire reposait en grande partie sur les déclarations de ce sous-officier déserteur de l’armée algérienne, qui mettait en cause cette dernière dans l’assassinat des moines.

Les révélations de Tigha ont été largement exploitées par un certain nombre de personnes ayant manifesté un vif intérêt pour la situation en Algérie et qui dénoncent sans nuance, depuis plusieurs années, l’instrumentalisation du terrorisme islamiste par le gouvernement algérien.

Dans l’intention d’empêcher toute nouvelle publication de son confrère, Jean-Baptiste Rivoire a contacté les rédactions parisiennes en se réclamant de sources dignes de foi, pour accuser, ni plus ni moins, Didier Contant d’être un agent des services secrets algériens et français.

Les nombreux journalistes, témoins des faits, entendus par le juge d’instruction ont confirmé la réalité des accusations proférées par Rivoire, et le caractère gravissime d’une telle manœuvre qui condamne la personne visée à une perte totale de crédit et à sa mort professionnelle…

Didier Contant n’a pas supporté d’être ainsi calomnié et mis en cause dans son intégrité professionnelle.

Il y a quatre ans, Rina Sherman, la compagne de Contant a porté plainte et s’est constituée partie civile. Elle a depuis relaté sa propre enquête dans un ouvrage intitulé « Le huitième mort de Tibhirine »*, ainsi que dans un film, « Paris de mes exils ».

L’information judiciaire a aujourd’hui totalement confirmé les faits dénoncés à l’encontre de Jean-Baptiste Rivoire.

Un journaliste manipule volontairement une information, une infâme calomnie, la diffuse, d’autres ne la vérifient pas, un dernier en fait les frais… C’était l’affaire Contant.

Avec ce renvoi devant la juridiction correctionnelle, on va pouvoir désormais parler de l’affaire Rivoire.


 
* Le huitième mort de Tibhirine
 

  - Éditions Tatamis, Paris, 2007
 
 
  - Lazhari Labter Éditions & Le soir d’Algérie, Alger, 2007
 
 
• Le huitième mort de Tibhirine sortira au courant du 1er semestre de cette année dans la version arabe chez Lazhari Labter Éditions à Alger.
 
  Paris de mes exils
 


 Contact : huitieme.mort.tibhirine@neuf.fr

 Pour de plus amples informations, voir également le dossier « L’autre enquête sur Tibhirine » de Golias Magazine, no. 115 :

 


Commentaire n°1 posté par Rina SHERMAN le 06/07/2009 à 15h59
je comprend votre empressement pour la mémoire de votre compagnon mais a aucun moment
du post on met la mémoire de votre compagnon en jeu.
Les divers services secret européen , des USA, algériens) qui agissent sur le sol algérien ont intéret de salir et rendre trouble cette histoire
Commentaire n°2 posté par max le 06/07/2009 à 16h20

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