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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 13:52

A l'occasion d'une lecture rapide du journal du13 aout 2009, j'ai fait quelque recherche historique  autour de Louis Mandrin assassiné par la bourgeoisie Valentinoise  de l'époque. Par cette juridiction Valence est depuis 1733, le siège d'une juridiction d'exception de mauvaise réputation : "La commission de Valence" que Voltaire décrivait comme étant un des fléaux de l'humanité. Celle-ci condamna en 1755, le célèbre contrebandier à être roué de coup à vif et etranglé sur la Place des Clercs

Généalogie familliale:

La famille paternelle de Mandrin appartient à une vieille bourgeoisie originaire de Mours, mandement de Peyrins, aujourd'hui département de la Drôme. On y trouve des Mandrin depuis 1370. Ceux-ci se fixent ensuite à Brézins, puis à Bressieux ( actuellement saint simeon en bressieux ). C'est au XVIIe siècle seulement, que les Mandrin viennent s'installer à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, dans l'Isère, dépendant à l'époque du bailliage de Saint-Marcellin, élection de Romans, généralité de Grenoble

Son trisaïeul, Moïse Mandrin, marchand le plus imposé de Bressieux, sera plusieurs fois consul de cette ville. Il épouse Marguerite Guillet qui appartient à une famille de notaires. Moïse meurt riche, aux environs de 1637. Son fils aîné, Maurice Mandrin, naît à Bressieux vers 1600. Lui aussi sera consul de sa ville, mais de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs où l'on décèle sa trace dès 1617. Souvent cité dans les actes notariés avec l'indication « clerc de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs », Maurice Mandrin sait lire et écrire, ce qui est assez rare à cette époque. Le 24 septembre 1644, Maurice achète à Benoît de Revel, seigneur de la Flammenchère, la « maison noble » qui sera la maison natale de Louis Mandrin, futur capitaine général des Contrebandiers de France. Mort en 1666, Maurice s'est marié à trois reprises. De sa seconde femme, Florie Farcoz, il va avoir un fils, Pierre-Maurice, qui deviendra l'aïeuil de Louis Mandrin.

Pierre-Maurice est incontestablement le plus élevé des Mandrin dans la hiérarchie sociale. Né en 1655, il est instruit avec les fils des plus grandes familles de la région, au collège des Jésuites de Grenoble. Bourgeois très en vue, il figure en tête d'un rôle de ceux qui doivent subvenir aux besoins des « pauvres assistés de la paroisse ». Il est le seul à être appelé M. Mandrin, ce qui est un honneur. Décédé en 1702, Pierre-Maurice, qui a épousé en 1686 Anne Bernard, a trois filles et trois fils. L'un d'eux, François-Antoine, est le père de Louis.

Le père de Mandrin

On se souvient de François-Antoine comme d'un négociant marchand. Il est aussi quelque peu maquignon, à l'image de la plupart des propriétaires de campagne dans le Dauphiné. Il tient boutique dans la maison noble, vendant de la mercerie, de la laine, de la cire, de la joaillerie d'or et d'argent, de la quincaillerie, des outils de labour. Si l'on se réfère à un procès-verbal de levée de corps notant la mort d'un habitant de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, ayant bu trop d'eau-de-vie « es boutique de François Mandrin », on peut supposer que le magasin servait également de comptoir de marchand de vin. Outre son commerce, François-Antoine, en sa qualité de maquignon, fréquente assidûment les foires les plus importantes de la région, celles de Beaucroissant, Burcin, La Côte-Saint-André. A l'occasion, comme tout un chacun, il ne se prive pas de faire un peu de contrebande.

Louis mandrin avant de devenir le personnage connu des faits divers de l'époque a vendu 3 mules à l'armée du roi Lousis XV et se plaça sous cette autorité. Les année 17 25 et plus tard fut des années de grande disette

Au cours de ces campagnes il a rencontré Voltaire dans sa demeure

Une liste de ses compagnons montre de nombreux insssoumis du service du roi

 suivre la page pour connaitre les 6 campagnes 

Les 6 campagnes de Mandrin



du 2 janvier au 5 avril 1754
du 6 juin au 9 juillet 1754
du 4 octobre au 29 octobre 1754






 

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commentaires

Nico 27/09/2010



Ouch ! Enormément d'approximations, de contre vérités, de choses mal comprises dans ce billet… À commencer par le titre. La commission de Valence était une émanation de la Ferme générale (qui
agissait en autonomie mais sous mandat royal) et la bourgeoisie de Valence qui n'avait rien contre la contrebande, bien au contraire et n'avait donc absolument rien à voir là dedans de même que
l'aristocratie locale.


Contrairement à ce qui a été dit Voltaire n'a jamais eu l'occasion de rencontrer Louis Mandrin (mais il est vrai qu'il aurait pu et souhaité le faire et qu'il l'admirait autant qu'il haïssait la
Ferme générale et la Commission de Valence).


Etc.



luc 29/09/2010



j'envoie sur le blog ce texte distribué à la foire d'Albenc.


L’arbre qui cache la forêt


« Ce 19 juillet 1936 [à Barcelone], j’ai vu des choses merveilleuses, comme ces gens en guenilles qui attaquaient une banque et en sortaient des caisses pleines de billets. Ils firent un
grand feu et y jetèrent les billets, et personne n’en garda un. Et quand quelqu’un disait : « mais pourquoi brûlez-vous l’argent ? », ils répondaient : « parce que
l’argent est notre malédiction. Il nous a fait pauvre. Si nous supprimons l’argent, là sera notre grande richesse ».


Diego Camacho alias Abel Paz in Diego, un film documentaire de Frédéric Goldbronn _


À quarante-cinq ans, George Bowling est représentant d’assurance. Il se sent abattu par une vie familiale et professionnelle plutôt triste et morne durant une période qui laisse présager un
avenir assez sombre. Nous sommes en 1939, à la veille de la deuxième guerre mondiale. Après avoir combattu en Espagne et nous en avoir livré son récit dans « Hommage à la Catalogne »,
George Orwell, durant sa convalescence à Marrakech entre septembre 1938 et mars 1939, écrivit son roman « Un peu d’air frais » dans lequel il nous donne à considérer à quel point le
monde avait changé depuis son enfance. À travers son personnage George Bowling, il exprime combien tout a été chamboulé depuis la Grande Guerre. Cherchant à fuir son triste quotidien et
à retrouver les endroits et les paysages qui embellissent encore ses souvenirs les plus heureux, George Bowling décide de retourner sur les lieux de son enfance. Là, il découvre et s’aperçoit
combien les paysages, mais aussi la société ont changé.


Orwell ne nous emmène pas dans un passé idyllique empreint de nostalgie, il dénonce l’absurdité du présent et nous dépeint aussi son uniformisation, comme par exemple les interminables rangées de
maisons jumelées toutes identiques, « la façade en stuc, la barrière vernie, la haie de troènes, la porte d’entrée peinte en vert. Les Lauriers, Les Myrtes, Les
Aubépines, Mon Abri, Mon Repos, Belle Vue ». Les milk-bars où tout luit, tout brille avec « des glaces et de l’émail et du chromé partout où
vous jetez les yeux » et l’ordinaire de leur nourriture industrielle sans aucun goût « tiré d’un carton ou d’une boîte de conserve, puisé dans un frigidaire, giclant d’un robinet ou
sortant d’un tube d’aluminium », sont révélateurs de la nouvelle manière de vivre et de l’atmosphère déprimante qui règne en ces lieux. Orwell nous dévoile combien et pourquoi les temps de
son enfance et la vie quotidienne ont été bouleversés par l’urbanisation et l’industrialisation. Il évoque notamment les bois transformés en lotissements, le bourg qui avait « simplement été
absorbé » puisque l’usine de gramophone faisait travailler beaucoup de monde, mais aussi les nouveaux cimetières situés à la périphérie des villes et non plus au centre des villes afin de ne
« pas souffrir qu’on leur rappelle la mort ». Il évoque aussi l’attitude devant le manque d’argent selon que l’on est issu de la classe moyenne ou celle des petites gens.


Orwell nous dépeint sa société à travers les rencontres que fera George Bowling tout au long de son voyage et à travers les souvenirs de rencontres passés. Il se remémore notamment l’important
homme d’affaire qu’il a connu durant la guerre et qui lui proposa plus tard de l’aider à trouver du travail, mais il ne douta à aucun moment « que le même jour il ait mis une vingtaine
d’employés à la porte ». Bowling dénonce l’érudit imbibé d’histoire qui « ne voit pas que tout est en train de chavirer ». Il dénonce aussi aussi l’idéologue dogmatique adepte du
végétarisme, d’une vie simple, de poésie et de culte de la nature, ayant une haute opinion de lui-même et qui pense que la plupart des gens habitant comme lui la Cité Boisée(1) sont exceptionnels
et « bien décidés à enrichir la campagne au lieu de l’avilir (ses propres termes) ».(2)


Notre époque ressemble beaucoup, par certains côtés, à celle décrite par Orwell dans son roman. Nous vivons également une période assez sombre au lendemain dépourvu d’issue et de sens. Cependant,
même si l’artificiel continue de plaire, il n’en demeure pas moins, le temps s’étant accéléré depuis, que nous n’avons plus aucun moyen de nous faire une idée de ce qu’une vie sans artifices,
sans aides et sans contrôles pourrait être. Les idéologues dogmatiques d’aujourd’hui, écolos progressistes et décroissants à la vie exemplaire, ont ceci en plus : ils sont, contrairement à
leurs aïeux d’avant guerre, inondés de marchandises certifiées qui leur permettront d’accéder plus facilement au Graal et de satisfaire, ce qui est bien entendu très paradoxal, une vie encore
plus simple, une vie encore plus naturelle. Et si les intellectuels d’aujourd’hui voient que tout est en train de chavirer, c’est certainement qu’ils ont adopté un catastrophisme de bon
aloi ; celui qui permettra malgré tout à l’argent (la finance et la marchandise) et à la police (les administrations) de continuer à montrer le chemin et à contrôler le monde. Quant aux
petites gens, elles se satisfont aujourd’hui de prêts à la consommation qui leur font penser, comme à la classe moyenne, que le bonheur se trouve dans la marchandise. La consommation de masse et
l’industrie du divertissement façonnent la population qui s’identifie de plus en plus à la culture bourgeoise. Cette culture où personne ne crache sur le fric se révèle être au bout du compte une
culture dépouillée de substance et sans épaisseur, essentiellement esthétisante et émotionnelle, modelée selon le goût du jour : une culture de pacotille et de pacotilleur.


Les paysages et les lieux témoignent de leur époque et traduisent une réalité sociale. La forêt fut un temps le repère des brigands. Louis Mandrin natif de Saint-Étienne de Saint-Geoirs, aux
portes des Chambarans, est un des brigands et des contrebandiers les plus célèbres du pays. Personnage à la fois populaire et légendaire, Mandrin représente à nos yeux un bandit d’honneur malgré
tout fort sympathique puisqu’il s’en était pris à quelques magistrats, ces terribles malfaiteurs que la révolution allait peu de temps après s’occuper de balayer. Il fut à la tête d’une bande
armée d’une cinquantaine d’hommes qui déclencha une véritable guerre contre les Fermes générales, avec l’assentiment évident d’une population qui voyait dans ces Fermes générales l’injustice qui
la frappait. Parmi les raisons qui poussèrent Mandrin à devenir un hors-la-loi, il y eut sans aucun doute ce premier meurtre qu’il commit et pour lequel son effigie fut pendue sur ce qui
deviendra plus tard la place Grenette de Grenoble, quelques années avant qu’il soit rompu vif et étranglé sur l’échafaud de Valence. Il n’est pas souvent rappelé dans les biographies de ce
talentueux contrebandier pour quelle raison ce meurtre fut commis et encore moins la situation qui entretenait des haines aboutissant quelquefois au meurtre. En ce temps-là, il existait des
milices destinées à soutenir l’armée en temps de guerre. Son rôle consistait « surtout (quoique pas uniquement) à la garde des places et des communications ». En temps de paix,
« les milices n’étaient que rarement rassemblées, à peine une semaine ou deux par an ». Ces milices étaient constituées d’hommes non mariés ou veufs de seize à quarante ans qui avaient
été tirés au sort. Il s’agissait donc, lorsque le hasard vous désignait, d’un service obligatoire. Mais ce tirage au sort qui s’effectuait périodiquement dans chaque



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