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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:45

Christophe de Margerie annonce les résultats de Total (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Depuis le début de l'année la surexploitation  des travailleurs est devenu monnaie courante sous prétexte de la crise.
Le groupe Total assassine  les travailleurs dans ses usines./

Total Carling : une dérangeante série d'incidents

Le 15 juillet, l'explosion d'un vapocraqueur sur la plateforme Total de Carling, en Moselle, a provoqué la mort de 2 personnes et en a blessé 6 autres. Les associations et syndicats dénoncent un problème de sécurité sur les installations du groupe et des incidents à répétition.
Quinze jours après la fin du procès de l’explosion du site AZF, qui avait fait 31 morts et des milliers de blessés en décembre 2001, Total est de nouveau interpellé sur sa gestion de la sécurité. Le 15 juillet en effet, deux personnes ont péri et six autres ont été blessées par l’explosion d’un vapocraqueur * sur la plateforme Total Petrochimicals France (TPF) de Carling/Saint-Avold, en Moselle. Les causes de l’accident sont encore pour l’instant inconnues et devraient être examinées lors de l’enquête technique ouverte après le drame mais celui-ci suscite d’ores et déjà de sérieuses questions sur la responsabilité sociétale du groupe.

« La liste des morts s’allonge dans le groupe Total : une personne est morte suite à une intoxication, en Provence, le 4 janvier 2009. Puis, le 29 janvier, une explosion d’un camion citerne a fait 1 mort et 4 blessés graves à Flandres », déplore en effet la CGT qui dénonce depuis plusieurs mois les conditions de sécurité de la multinationale. A ce titre, l’accident de Carling fait figure de symbole, estiment plusieurs associations. « Entre la vétusté des installations, le manque de formation ou de qualification des personnels intervenant sur ces ateliers hautement sensibles (classés Seveso, ndlr), la défaillance des systèmes d’alertes, les points noirs s’accumulent », affirme Michel Kaspar, le président de l’association pour la défense de l’environnement et la lutte contre la pollution.

Une politique de sécurité critiquée

Selon la CGT, la politique de réduction des coûts du groupe et la menace de fermeture qui pèse sur certains sites français notamment seraient en cause. Malgré les propos rassurants du patron de Total, Christophe de Margerie, sur l’avenir de Carling, ce site a en effet fait l’objet de 4 plans de restructuration depuis 2006 et le groupe a d’ores et déjà annoncé la suppression de 600 postes dans le raffinage et la pétrochimie d’ici 2013. Des départs sur la base du volontariat qui séduisent de plus en plus le personnel d’expérience, selon la CGT, ce qui peut peser sur la sécurité des sites. Car c’est peut-être cette expérience qui a manqué aux victimes, deux jeunes employés : un garçon de 20 ans en contrat d’alternance et son maître de stage de 29 ans…Au siège de Total pourtant on se refuse à de telles hypothèses : « sur les 800 salariés du site, une centaine est dédié à la sécurité et nous dépensons 6,75% de la masse salariale en formation, dont 40 % à trait aux questions de sécurité, souligne un porte-parole du groupe. Cela concerne à la fois nos collaborateurs et nos sous-traitants (dont font partie plusieurs blessés, ndlr). »

Autre point noir selon les associations : une plateforme aux installations vieillissantes. « Total privilégie les investissements sur les installations nouvelles à l’étranger et se limite à l’entretien de sites menacés en France, dénonce Charles Foulard. Si le vapocraqueur avait disposé d’un équipement de redémarrage automatique tel que celui du deuxième vapocraqueur du site qui a été arrêté malgré l’opposition de la CGT, l’accident ne se serait pas produit ! » Là encore, Total égraine pourtant les chiffres : l’installation a été complètement vérifiée en octobre 2007, ce qui est « tout à fait récent » pour ce genre de machines contrôlées en moyenne tous les 5 à 6 ans, selon un porte-parole. Le site de Carling aurait également fait l’objet de 74 millions d’investissement HSE (hygiène, sécurité, environnement) sur les 8 dernières années, dont 22 millions rien que pour les 2 vapocraqueurs.

« La politique de sécurité de Total est faite de réunions et d’indicateurs que nous ne cautionnons pas », rétorque Charles Foulard. Aux « moins de deux incidents par million d’heures travaillées » et à la « division par 5 du taux d’accidents entre 2001 et 2007 », affichés par le groupe, la CGT oppose « des accidents de travail qui ne sont pas toujours comptabilisés ou transformés en simple arrêts maladie. Il faut savoir que ces fameux indicateurs sont pris en compte dans les appels d’offres ce qui incite les sous-traitants à les dissimuler. Ils sont aussi devenus un challenge entre les chefs d’établissement pour se faire bien voir de la direction… »

Des infractions à la législation des sites classés

Sur le site de Carling en tous cas, les accidents, sinon corporels du moins environnementaux se sont multipliés ces derniers temps. Si cela « n’a rien à voir avec le drame de la semaine passée » selon le groupe, Marc Sénant, le chargé de mission industrie de France Nature Environnement y voit, lui, « un faisceau d’indices concordants sur la qualité de la gestion de la sécurité du site ». Depuis 2005 en effet, plusieurs rejets de substances toxiques, telles que le styrène, le benzène ou des hydrocarbures ont été observés. Celles-ci ayant engendré plusieurs mises en demeure de la préfecture qui demande à Total de revoir certains dispositifs de sécurité. Le 1er septembre prochain, Total est d’ailleurs convoqué par la FNE devant le tribunal de Saint-Avold pour infraction à la législation des installations classées sur cette plateforme.
«Nous avons le sentiment que Total cherche à cacher des incidents », estime en effet Raymond Léost, le pilote du service juridique de FNE. En novembre 2008 par exemple, le site a ainsi attendu plus de 20 heures avant de déclarer aux autorités d’inspection des installations classées l’émission de vapeurs d’eau chargées d’hydrocarbures. Un incident « de nature à porter atteinte à la santé, la sécurité et la salubrité publique, à la commodité du voisinage ou à la protection de la nature et de l’environnement », stipule l’assignation. De plus, la FNE demande à Total de procéder à la dépollution d’eaux souterraines fortement chargées en benzène, ce que réclame déjà la préfecture depuis deux ans. Or, à ce jour, Total Petrochimicals France n’a toujours pas réalisé les travaux sollicités ni même remis l’échéancier de l’étude sur les traitements à mettre en œuvre.

 *installation utilisée en pétrochimie permettant la conversion d’un hydrocarbure lourd en hydrocarbure plus léger en présence de vapeur d’eau à très forte température

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