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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 20:43
nous remercions le blog sillon 38 de leurs informations ci dessous et en regard de cette article une publication paru sur acrimed  ( à propos des relations entretenu par le groupe l'Oreal avec la presse) et champ d'expérimentation des recherches
destraitement  super critiques  mise au point par les chercheurs du CEA).
L'implantation du groupe l'Oreal dans la bio vallée  ne se démend pas.


Cultiver la lavande, le lavandin, le thym, la sauge, la menthe, la mélisse ou le romarin, intéresse de plus en plus d’agriculteurs. 332 exploitations sont recensées actuellement sur la région Rhône-Alpes, soit une progression de 21% par rapport à 2005. Le marché des PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales), qui concerne la parfumerie, l’alimentaire, la cosmétique et l’aromathérapie, est en expansion et offre des circuits de commercialisation variés. On dénombre près de 300 entreprises en France qui importent, transforment ou conditionnent des PPAM biologiques.

C’est ce contexte porteur qui a conduit Corabio (coordination Rhône-Alpes de l’agriculture biologique) à organiser hier, mercredi 5 décembre 2008, à Bougé Chambalud, une journée technico-économique qui a réuni une centaine de personnes, exploitants, techniciens, jeunes agriculteurs, jeunes en formation, venus de tous les départements rhônalpins. Avec 1050 ha de PPAM bio, dont 344 en conversion, la région Rhône-Alpes se situe au premier rang en France avec 43% des surfaces nationales (la Drôme arrivant largement en tête).

Cette journée, très documentée, a permis de mieux cerner les tenants et les aboutissants de la production des PPAM, qui demeure complexe et nécessite une bonne organisation du travail. L’investissement moyen, pour un atelier PPAM, a été évalué, par les techniciens présents, à 30 000€, le chiffre d’affaires anuel étant en moyenne du même ordre. Ce qui dégage un revenu disponible équivalent au smic. Le démarrage de la production peut s’avérer laborieux mais l’organisation actuelle de la filière permet de développer son projet dans de bonnes conditions.

La lutte contre les maladies et ravageurs, qui ne manquent pas, a fait l’objet d’un exposé détaillé. Les remèdes préventifs préconisés sont: rotations des cultures, choix variétaux, pas de succession de cultures de même famille botanique, recours au soufre et au cuivre ou à des préparations de plantes.

ppam1.jpg

Frédéric Nivon explique aux participants de cette journée PPAM les étapes de sa production de plantes médicinales

La visite du GAEC Joyeuse, à Lapeyrouse-Mornay, spécialisé en production de plantes médicinales biologiques, a été riche d’intérêt pour les participants à cette journée. Frédéric Nivon, installé en 1989, formé à Nyons, exploite avec son frère Olivier près de 100 ha. Frédéric a commencé seul en faisant du tabac, du cassis et des cérales jusqu’en 1998. Puis il s’est lancé dans la culture de racines jusqu’en 2003. Ayant connu des années difficiles, il décide en 2003 de convertir une partie de l’exploitation en PPAM bio. Il ne regrette pas ce choix:
« On commence à avoir des résultats cette année, explique t-il. Il y a eu un renversement de situation en 2005. On se rend compte aujourd’hui que les labos adoptent une autre démarche. A la différence du conventionnel, soumis aux aléas, en bio, on arrive à sécuriser la vente, il y a des prix qui tiennent ».

ppam2.jpg

Un guide de l’installation en PPAM bio est disponible sur demande à la Chambre d’agriculture de la Drôme. Joindre Pierre-Yves Mathonnet au 04.75.26.27.51


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