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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 08:57


lu sur des nouvelles du front

En Argentine, en décembre 2001, les mesures drastiques prises pour résoudre la faillite de l’Etat et de tout le système économique déclenchent un double mouvement : la radicalisation d’un mouvement des chômeurs préexistants – les piqueteros – avec des méthodes de lutte radicales et une révolte des classes moyennes touchées par les mesures financières. Les deux mouvements s’unissent dans des manifestations violentes spontanées, notamment dans la capitale, mais leur répression dans le sang les divise à nouveau avec d’un côté des 

Aucun de ces mouvements concernant des couches bien définies de la population ne s’étendra à d’autres milieux sociaux et, notamment, pas à l’ensemble du prolétariat actif : ou ils disparaîtront ou ils se trouveront réintégrés dans le système, qui n’a pas été ébranlé dans ses fondements. En France, l’automne 2005 a vu une violente révolte dans les banlieues, ghettos sociaux des grandes villes d’une bonne partie du pays. Elle était partie d’un fait ponctuel, la mort de deux jeunes dans une ville de la banlieue parisienne, mort mettant en cause directement la répression policière quotidienne. Cette révolte s’est prolongée dans le temps et géographiquement, mais elle ne s’est pas étendue à d’autres milieux sociaux. Le printemps 2006 a vu, sous une forme beaucoup moins violente mais de bien plus grande ampleur par le nombre, une autre révolte de toute une partie des jeunes, lycéens et étudiants essentiellement, contre un article d’un texte de loi légalisant la précarité dans l’entrée dans « la vie active » (le Contrat première embauche –CPE). Après une succession d’imposantes manifestations, le mouvement s’est éteint brusquement, après que le pouvoir politique eut cédé sur ce seul article. Ce mouvement concernant l’ensemble des jeunes n’a pas gagné d’autres milieux sociaux – pas les jeunes des cités, et encore moins l’ensemble du prolétariat actif.

En mai et juin 2008, la Corée du Sud a vu se développer un large mouvement de contestation qui a réuni chaque jour, et souvent toute la nuit, dans les rues de Séoul et d’autres grandes villes, jusqu’à plus de 100 000 manifestants. Le prétexte de ces rassemblements (la levée de l’interdiction d’importation de viande américaine) semblait bien mince, mais ils revêtaient un caractère de spontanéité, d’auto-organisation, de festivité. On ne peut que rapprocher la manière dont se sont développés et répétés ces élans populaires avec la description d’un manifestant de Buenos-Aires en 2001 : « Les gens allaient, venaient, les cortèges se recyclaient, les avenues se vidaient puis se remplissaient à nouveau d’hommes, de femmes, de familles avec leurs chiens. C’était quelque chose d’impressionnant parce que totalement spontané… » Même la répression dut prendre d’autres formes que l’affrontement brutal. Mais, là non plus, le vent de révolte ne gagna pas l’ensemble du prolétariat actif et ne se transforma pas en une contestation plus radicale, encore moins en une construction d’un autre système social, alors que les pratiques semblaient ouvrir un chemin.

Début décembre 2008, le meurtre par la police d’un jeune lycéen fut l’étincelle qui provoqua en Grèce une explosion de manifestations, d’occupations et d’attaques contre tout ce qui pouvait symboliser ou concrétiser la domination du capital. Ce fut, pour l’essentiel, un mouvement de jeunes de tous milieux sociaux dont les échos s’étendirent bien au-delà de la Grèce. Mais, pas tant sous l’effet de la répression que sous celui de ses propres limites, la révolte devint peu à peu l’action de groupes marginaux et cessa d’être le mouvement contestataire de masse qu’il avait été à l’origine. Là aussi, ce destin était lié au fait que les « forces vives » du prolétariat actif n’étaient pas (ou bien peu) intervenues dans les affrontements avec l’ordre social. Pourtant, parallèlement, d’innombrables discussions avaient tenté de « faire bouger » le prolétariat et de brosser un aperçu de ce que pourrait être une autre société.

Qui s’est vraiment soulevé en Iran pour participer à ces immenses manifestations, et pas seulement dans la capitale Téhéran ? Fraude électorale et règlements internes autour des clans au pouvoir ? Ou, plus obscurément, l’espoir de faire exploser la chape de plomb que fait peser sur tous un régime théocratique garant d’un mélange capitaliste d’Etat, d’un secteur privé peu évolué et d’une petite bourgeoisie du négoce. Après quelque hésitation, le clan actuellement au pouvoir a éteint cette explosion dans le sang. Mais malgré quelques timides appels, aucune solidarité n’est venue des forces vives d’un important prolétariat, pourtant lui aussi victime d’une répression quotidienne dans l’exploitation. Etait-ce le fait que les manifestants appartenaient à une autre classe sociale et que leur révolte n’était pas celle des travailleurs ?

Nous pourrions multiplier ces exemples : dans la période récente, de telles explosions de révoltes ont pu prendre différentes formes en fonction de leur cause, depuis les émeutes de la faim lors de l’envolée des prix des produits alimentaires et des carburants au début de 2008 dans les pays du tiers-monde, à celles plus récentes contre les mesures d’austérité prises pour endiguer les conséquences de la crise économique et financière (Islande, Lettonie, etc.), contre des opérations politiques douteuses de semi-dictatures (Thaïlande…). Mais là aussi, bien que souvent la véritable cause de ces mouvement eût été une situation sociale difficile à supporter pour l’ensemble de la population mais plus encore par le prolétariat, aucun mouvement social touchant les forces vives du capital n’est venu leur apporter l’élément déterminant lui permettant de s’imposer.

Ce n’est pourtant pas faute de théories, de programmes, de partis, de leaders autoproclamés. Ceux du passé comme ceux qui tentent des dépassements pour répondre à une situation insaisissable. D’un côté, on voit des mouvements importants qui prennent des caractères spécifiques mais dont l’imprécision autorise certaines manipulations. De l’autre, ceux qui pourraient par leur action paralyser tout le système capitaliste et qui disposent de ce pouvoir– les exploités – ne semblent pas concernés par ces contestations. Et tous réunis dans une sorte de refus de toute médiation politique, plus exprimé dans les faits et les attitudes que dans des actes directs de lutte, comme si tout un chacun pensait sans le dire expressément , que ce système a fait son temps et qu’autre chose doit venir.

Mais quoi ?

Une question sans réponse pour le moment.

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