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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 07:30
On a reçu sur le mail du laboratoire cette nouvelle:


Le 15 septembre, la centrale syndicale des Etats-Unis AFL-CIO, réunie en congrès à Pittsburgh, a adopté une résolution unanime qui revendique une sécurité sociale financée par le salaire différé.
Par ce vote, la centrale syndicale reprend, pour la première fois de son histoire, une revendication portée par des dizaines de millions de travailleurs, de Noirs, de pauvres qui ont voté Obama pour ne plus laisser les compagnies d'assurances privées les vouer à la mort faute de toute protection sociale. Ce vote intervient au moment même où la réaction se déchaîne pour empêcher la moindre réforme instaurant un système de sécurité sociale. Il intervient au moment où Obama tente de manoeuvrer en recul pour passer un compromis avec les multinationales des assurances et l'aile droite de la classe capitaliste .

en effet le président des Etats-Unis, Barack Obama, engagé dans une réforme du système de santé qui laisse quelque 47 millions d’Américains sans couverture santé, affronte lui aussi la colère du complexe pharmaco-industriel. Ici, les sommes en jeu sont démentielles (les dépenses de santé représentent l’équivalent de 18% du PIB des Etats-Unis, soit environ 190 milliards d’euros...) et demeurent sous le contrôle d’un puissant lobby d’intérêts privés qui rassemble, outre les "Big Pharma", les grandes compagnies d’assurances et tout l’énorme secteur des cliniques et des hôpitaux privés. Aucun de ces acteurs n’accepte de perdre ses fabuleux privilèges. C’est pourquoi, avec le soutien des médias les plus conservateurs et la machine du Parti républicain, ce lobby dépense des dizaines de millions de dollars dans des campagnes de désinformation et de calomnies pour tenter de faire capoter cette indispensable réforme de la santé.

Un moment très important du congrés de congrès à Pittsburgh


interview de Rose Ann DeMoro  au mois de juin 2009

Dans une intervention remarquée, Rose Ann DeMoro, du syndicat des infirmières de Californie, a salué la présence de délégués internationaux venus assister au congrès de l’AFL-CIO. Soulignant que nombre d’entre eux venaient de pays industrialisés où personne ne meurt par manque d’une couverture maladie, elle s’est exclamée : « Pourquoi ? Parce qu’ils ont une sécurité sociale universelle fondée sur le salaire différé ou d’autres systèmes nationaux de santé. Et parce que leurs mouvements ouvriers ont dirigé la lutte pour la santé. » Elle a ajouté : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau dans quatre ans, peut-être, si nous adoptons la sécurité sociale universelle fondée sur le salaire différé, nous ne serons plus la nation certes la plus riche au monde, mais au 37e rang en matière de santé. »

Les systèmes français et canadien font partie des « modèles » auxquels le mouvement ouvrier américain s’est toujours référé dans sa lutte pour la sécurité sociale. Au moment où nos camarades américains, à travers leurs organisations syndicales, s’organisent pour la conquête d’un authentique régime de sécurité sociale fondé sur le salaire différé, il convient d’examiner lucidement la situation dans notre propre pays. Face à la loi Bachelot et à ses agences régionales de santé (ARS), qui prétendent porter le coup de grâce à la Sécurité sociale, l’ordre du jour n’appelle-t-il pas pour tout le mouvement ouvrier la reconquête des principes qui fondèrent la Sécurité sociale en 1945, et, pour commencer, son article 1 : « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent » ?


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