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Communiqué de la Confédération Générale du Travail
Prévention de la délinquance, un texte inacceptable !
Le texte « Prévention de la délinquance » a été voté en 1ère
lecture le 21 septembre par la majorité sénatoriale qui a
largement exaucé les voux du gouvernement.
Le texte prétend prévenir la délinquance sans s'attaquer aux
causes sociales susceptibles de la provoquer : emploi, logement,
salaires, scolarité, etc. À persévérer dans l'amalgame entre
incivilités, petite délinquance, et grand banditisme et
criminalité, il instaure le tout répressif et sécuritaire, dans la
vie privée comme dans le travail, et rejette l'entière
responsabilité sur les malades, les délinquants, les familles les
plus pauvres...
L'amalgame entre maladie mentale et délinquance est un véritable
affront pour les malades, leurs familles et l'ensemble de la
communauté psychiatrique.
Le secret professionnel, obligation légale, protège les citoyens
dans leurs libertés individuelles et les professionnels dans leur
sécurité et leur intégrité. Le lever au profit du maire est
instaurer une confusion entre rôle des élus et institutions
sociales.
Sur les lieux de travail, gendarmerie et police pourront y
intervenir, sur simple dénonciation, pour des contrôles répressifs
; tout salarié, dans une « conduite addictive », sera contrôlé
dans l'arbitraire le plus total (sans consultation de la médecine
du travail et du CHSCT).
Le texte s'attaque aux libertés syndicales car est menacé de
prison tout salarié qui oserait lors de conflit collectif bloquer
un train, un tram ou un bus...
Ce débat parlementaire se déroule sur fond de promesses
démagogiques, par exemple en ce qui concerne les effectifs de
police ou de justice, de même dans le travail social et la
prévention spécialisée dont les moyens ont été réduits de façon
drastique ces dernières années. On oppose des institutions qui
devraient pouvoir accomplir leurs missions dans le respect mutuel
des prérogatives de chacun.
Le projet de budget 2007 est dans cette logique sécuritaire en se
caractérisant par une forte pression sur les dépenses
économiquement et socialement utiles et par la programmation de la
suppression de milliers d'emplois dans les services publics, y
compris la justice !
Le gouvernement ment aux victimes de délinquance qui pensent
trouver justice et réparation avec ce texte.
Ce projet est inacceptable, il soulève de l'incompréhension, de
l'effarement voire de l'effroi.
De nombreuses associations, organisations syndicales, réunies dans
un Collectif National Unitaire (Cgt, Sud, Fsu, Ligue des droits de
l'homme, Syndicat National des Médecins de PMI, Syndicat de la
Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de
la Psychiatrie, Syndicat National des Psychologues, Cnt, A.C. !,
Collectif des Etudiants en Travail Social), de nombreuses
personnalités, des professionnels de santé, travailleurs sociaux,
enseignants, chercheurs, magistrats, dénoncent depuis plusieurs
mois ce texte qui porte gravement atteinte aux libertés.
Il faut une véritable conception progressiste de la prévention et
de la sécurité dans la cité et le travail.
. Dans la cité au plus près des réalités humaines, par un
développement des services publics, d'habitat social non «
ghettoïsé », d'éducation, de soins, de services sociaux, de
sports, de loisirs et de culture.
. Dans le travail par l'abandon des contrats de travail précaires,
une sécurité sociale professionnelle, une protection sociale de
haut niveau.
La journée du 10 octobre, sous des formes multiples décidées
localement sera une nouvelle étape dans la sensibilisation et la
mobilisation pour exiger le retrait de ce texte.
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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