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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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30 septembre 2006 6 30 /09 /septembre /2006 00:49

L' Etat Français endurcit sa politique pénitentiaire envers les prisonniers politiques basques

Dans l'interview qui suit, Maître Maritxu Paulus met en évidence le durcissement dans la répression de la part de l'état français.

Aujourd' hui, plus de 150 prisonniers politiques basques se trouvent incarcérés en France alors qu'il y a 10 ans leur nombre oscillait entre 60 et 80. Avec cette même logique, le Gouvernement de Paris est en train d'appliquer à fond la politique de dispersion et d'isolement. En effet, "les prisonniers sont répartis dans un nombre chaque mois plus important de prisons et celles-ci sont de plus en plus éloignées d'Euskal Herria... À l'éloignement s'ajoute l'isolement.Car souvent, pour ne pas dire quasiment toujours,les prisonniers incarcérés au plus loin le sont seuls". Et elle cite que "seuls très peu d'établissements pour condamnés sont à moins de trois heures d'Euskal Herria et uniquementl six prisonniers y sont incarcérés" Les attitudes humiliantes de la part des fonctionnaires français ,surtout lors de l'arrestation et des transferts au Tribunal sont constantes. " Les incidents où les prisonniers nus sont jetés à terre,où leurs jambes sont écartées... " et les plaintes interposées par les avocats sont classées sans en avoir même donné suite.

Certes, la situation des différentes prisons de l?Etat français est différente, mais comment vous résumeriez-vous la situation des prisonniers politiques basques aujourd?hui?

Un élément important est l?augmentation du nombre de prisonniers politiques basques. Il y a dix ans, il oscillait entre 60 et 80 prisonniers. Maintenant, en France il y a plus de 150 prisonniers politiques basques.
Ces prisonniers sont répartis dans un nombre chaque mois plus important de prisons et celles-ci sont de plus en plus éloignées d?Euskal Herria.

Il y a encore un an, les prisonniers en attente de jugement étaient incarcérés dans la région parisienne. La dispersion concernait essentiellement les condamnés.

C?est les condamnés qui ont d?abord été touchés par l?éloignement.

On rappelera l?incarcération d?Irastorza à Toul, celle de Zabala à Ensisheim. Après avoir menés une lutte difficile, ils furent les deux changés de prison.

Mais il y a également l?incarcération maintenant habituelle au Centre de Détention de Draguignan, à Bapaume, Clairvaux, Val de Reuil,... et le cas à part des femmes pour qui il n?existe que quatre prisons pour condamnées toutes très eloignées d?Euskal Herria: Rennes, Bapaume, Marseille et surtout Joux La Ville.

Seuls très peu d?établissements pour condamnés sont a moins de trois heures d?Euskal Herria et uniquement six prisonniers y sont incarcérés.

D?un autre côté, la situation des prisonniers en attente de jugement s?est particulièrement dégradée. En moins d?un an, les prisonniers ont eté transferés vers de nouvelles maisons d?arrêt où jusqu?alors aucun basque n?avait été incarcéré. Aujourd?hui, après Saint- Etienne (où heureusement aucun prisonnier politique n?est plus à ce jour incarcéré), se trouvent incarcérés au plus loin d?Euskal Herria quatre prisonniers: à Lyon, Dijon, Villefranche sur Sône, Lille.

Sachant qu'au nombre de kilomètres, il convient d?ajouter la difficulté d?accès à certaines prisons qui, bien que moins éloignées en kilomètres conduisent les familles à effectuer de très longs voyages. Ainsi l?éloignement n?est pas seulement une question de kilomètres.

A l?éloignement s?ajoute l?isolement. Car souvent, pour ne pas dire quasiment toujours, les prisonniers incarcérés au plus loin le sont seuls.

Quelles sont les conséquences de cette situation sur la défense?

Cette situation a des conséquences importantes sur la défense.

L?incarcération d?un prisonnier dans une prison très éloignée et/ou son incarcération seul complique énormément le travail de la défense.

Pour rendre visite á un prisonnier incarcéré à Lyon, il faut compter un voyage de deux jours. De plus, avec cette incessante dispersion, on constate aussi la multiplication des contentieux auprès des différents tribunaux ou Cours. C?est ce qui se passe, par exemple, avec le mandats d?arrêt européen qui font l?objet de procédures auprés des Cours du lieu d?incarcération ce qui nous conduit à multiplier nos lieux d?interventions sans pouvoir regrouper sur une même journée plusieurs procédures.

Ceci entraîne une perte de temps importante mais surtout une impossibilité de traiter au plus vite un contentieux judiciaire qui lui se multiplie sans arrêt sans compter tout le contentieux administratif et les problèmes liés à la détention qui eux sont également multipliés par la dispersion, l?éloignement et l?isolement.

Les visites sont de plus en plus réduites: il s?écoule des années sans voir ses amis, sur quels critères et qui décide de cela?

Pour les prisonniers en attente de procès, c?est le juge d?instruction qui délivre les permis. Il faut savoir que si les permis de visite à la proche famille sont en principe de droit, par contre, les permis de visites délivrés aux amis sont à la libre discrétion du magistrat. A cela s?ajoute souvent des délais de délivrance importants notamment au moment de l?arrestation où il est plus que fréquent qu?un prisonnier reste un mois sans recevoir la visite de sa famille.

Une fois condamnés c?est le Directeur de la prison qui est compétent. Mais là aussi les choses peuvent se compliquer, car avant toute délivrance il est procèdé à une enquête qui est effectuée par les services du ministère et cela peut prendre des mois.

L?isolement est devenu le pain quotidien des prisonniers politiques basques. Que signifie se trouver à l?isolement, quelles en sont les conséquences, et concernant le quartier disciplinaire?

La situation est très différente selon les prisons. Néanmoins, le point commun des personnes placées à l?isolement c?est qu?elles sont éloignées de la détention normale. Elles se trouvent dans un quartier spécial. Le nombre de contacts humains est souvent limité. Dans de nombreuses prisons, les promenades se déroulent au même endroit que celles des personnes placées au quartier disciplinaire soit, dans des cours minuscules. Souvent les prisonniers n?ont droit à aucune activité. Ils passent donc la quasi-totalité de leur temps en cellule. Le quartier disciplinaire (mitard) lui entraîne la privation des visites de la famille et des amis. Le prisonnier est placé dans une cellule sans aucun meuble. Il n?a pas droit à amener avec lui ses effets personnels. Il doit demander des vêtements s?il veut se changer sachant qu?il n?a d?ailleurs plus aucune possibilité de les nettoyer. Il n?a plus le droit de cantiner à savoir acheter de la nourriture et autres objets d?hygiène. Il n?a droit à aucune activité. Seule la promenade est autorisée. Elle se déroule dans des cours qui ressemblent plus souvent à des cages minuscules. Il peut écrire et recevoir du courrier. Mais il n?a droit ni à la télévision ni à la radio ni à avoir son ordinateur avec lui s?il en possède un. Un trou à même le sol fait souvent office de toilettes. Le lit est en ciment avec dessus un matelas très fin.

Tous les ans les prisonniers dénoncent subir des coups. Qu?en est-il?

Effectivement, tous les ans nous sommes amenés à porter plainte pour coups et blessures. Soit au moment de l?arrestation soit souvent au cours de transfert au tribunal. Les fouilles à corps où les prisonniers sont contraints de se déshabiller et où on leur demande de s?accroupir et de tousser donnent lieu à de nombreux incidents car ils se refusent à adopter cette attitude totalement humiliante. Les incidents où les prisonniers nus sont jetés à terre, où leurs jambes sont écartées pour soit disant vérifier s?ils ne dissimulent rien dans l?anus sont fréquents. Des incidents ont également eu lieu avec l?introduction du doigt par les gendarmes dans l?anus du prisonnier alors que cela est totalement illégal et scandaleux. Les plaintes déposées ont toujours été classées sans suite ou ont fait l?objet d?un non lieu.

Des incidents ont également lieu à l?intérieur des prisons où des détenus et notamment cette année, ont été frappés par les fonctionnaires.

On peut également parler des conditions inadmissibles dans lesquelles se déroulent les examens médicaux. Menottés et ce même si la personne est sous anesthésie. en la présence constante des agents dans la salle d?examen ou dans la salle d?opération et ce même pour des interventions très délicates voire très intimes.

 

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