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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 09:47

lu sur le site même pas peur

Le lundi 18 juillet de nouvelles dispositions de la loi sur l'immigration dite loi Besson entreront en vigueur. Les personnes sans-papiers resteront désormais 45 jours en rétention au lieu de 32 auparavant.

45 jours enfermés, mis à disposition de l'administration pour qu'elle organise l'expulsion. Cela veut dire 45 jours dans l'angoisse de voir son nom affiché sur la liste des vols, dans l'angoisse d'entendre son nom résonner dans les hauts-parleurs, dans l'angoisse de voir les flics débarquer dans sa chambre.

45 jours où lorsque toutes les portes de sortie du labyrinthe juridique se sont refermées les unes après les autres, trop de gens n'entrevoient plus que l'auto-mutilation et la tentative de suicide pour échapper à l'expulsion.

Et si on a "la chance" de ne pas être expulsé ce sont quand même 45 jours pendant lesquels on ne peut plus voir sa famille et ses amis comme on veut. 45 jours a ne plus pouvoir aller dans les endroits qu'on aime. 45 jours pendant lesquels on perdra peut-être son travail, son logement, ses affaires. 45 jours de volés par des fonctionnaires en uniforme ou en civil.

Dans le quotidien de ces prisons ce sont 45 jours où il faut mendier pour tout : avoir un stylo, avoir un médicament autre qu'un tranquillisant, avoir du feu pour allumer une clope, manger autre chose que la nourriture dégueulasse et parfois périmée du centre.

Mais peut-être aussi 45 jours où la solidarité et les révoltes collectives enrayeront la machine à expulser.

45 jours pour foutre le feu...

De toute façon un jour de liberté volée ce sera toujours un jour de trop, c'est ce que nous sommes allés rappeler le jeudi 14 juillet sous les murs du centre de rétention de Vincennes en criant liberté en écho avec les retenus

Ni rétention ni expulsion, liberté de circulation et d'installation !

Des papiers pour toutes et tous ou plus de papiers du tout !

fermeturetention@yahoo.fr

 

 

Calais : chronologie des expulsions

 

À la suite de l’expulsion du principal squat de Calais, qui regroupait la majorité des exilés présents dans la ville, pour moitié des demandeurs d’asile, la police et les services de la ville ont traqué les exilés partout où ils tentaient de se réinstaller, les amenant à se disperser et à se dissimuler partout aux alentours de la ville.

CHRONOLOGIE DES EXPULSIONS ET DESTRUCTIONS DEPUIS LE 27 JUIN 2011

Mardi 21 juin : Mme Bouchart, maire de Calais annonce en conseil des migrants que l’ancienne usine Thélu, rue Descartes, servant d’abri à des exilés, dont une moitié sont des demandeurs d’asile sans hébergement, sera évacuée et détruite « prochainement ». En marge du conseil des migrants, Mme Bouchart annonce que l’expulsion aura lieu « dans les prochains jours ».

Lundi 27 juin : À partir de 6 heures du matin les forces de police investissement les lieux, où se trouvent entre 30 et 40 personnes. Une personne est arrêtée, 23 personnes acceptent un hébergement précaire dans différentes villes du département (accueil de nuit renouvelable d’un jour à l’autre, ils doivent passer la journée dans la rue). Les autres sont renvoyés dans les rues de Calais. De fait les exilés et les associations ont été informées par des canaux officieux que l’expulsion aurait lieu ce jour-là, et la plupart des exilés ont quitté les lieux au moment où la police arrive.

Lundi 27 juin : Dès la veille, la majeure partie des exilés occupant l’ancienne usine Thélu ont trouvé refuge dans l’ancienne usine Picot. Dès 10h30, des vigiles, bientôt rejoints par la police, bloquent les entrées, tout en laissant sortir du lieu. Aux environs de 20h30, le lieu est évacué.

Mardi 28 juin : Une partie des exilés s’étaient repliés dans les anciens bâtiments de l’Université du temps libre, jouxtant l’ancienne usine Thélu. La police leur avait annoncé qu’ils pourraient rester là une dizaine de jours. Ils sont expulsés dans la matinée.

Mercredi 29 juin : Expulsion des exilés qui s’étaient réfugié dans les anciens bâtiments non détruits de l’usine Pagniez, rue des Quatre Coins.

Jeudi 30 juin : Les exilés qui s’étaient réfugiés dans une maison abandonnée à proximité de l’ancienne Université du temps libre ont été expulsés le matin. Vers 22h30, les exilés qui s’abritent dans le lieu de distribution des repas rue de Moscou sont brutalement expulsés (des blessés sont bousculés et frappés, plusieurs personnes sont gazées en plein visage).

Samedi 2 juillet : Intervention en matinée pour expulser les exilés réfugiés dans un hangar appartenant apparemment à la CCI.

Lundi 4 juillet : Un peu avant 21 heures, nouvelle expulsion du lieu de distribution des repas, alors que la distribution n’est pas terminée. Alors qu’une partie des sacs et des affaires personnelles peuvent être récupérées, les tentes, les couvertures et le reste des affaires personnelles sont emmenées à la déchetterie. Pendant la nuit, des voitures de police stationnent devant le lieu de distribution des repas et devant les autres bâtiments où les exilés peuvent se réfugier. Ceux-ci doivent donc dormir dans les buissons et dans les dunes aux alentours de Calais.

Mardi 5 juillet : Une partie des exilés a planté ses tentes quai de la Moselle. Vers 15 heures ce campement est évacué avec brutalité. Une partie des sacs et des affaires personnelles peut être récupérée, les tentes, les couvertures et sacs de couchage et le reste des affaires personnelles est emmené à la déchetterie.

Depuis, les exilés se cachent seuls ou par petits groupes à la tombée de la nuit. Les arrestations et les destructions de matériel continuent, mais elles sont difficilement observables et quantifiables. La violence continue cachée.

Liste Migreurop, 17 juillet 2011.

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