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le blog du laboratoire anarchiste

Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 22:51
note / lorsque j'avais vu il ya 3 ans ,cette nouvelle, des prisonniers dans le Texas construisaient une prison, je croyais , le gouverneur du Texas c'est un sadique. Et maintenat en Francela même chose se passe à Nancy. Envoyer vos commentaires sur le mailet au bas de cet article.,

Des détenus de la maison d'arrêt de Charles III travaillent dans un atelier, le 23 février 2007 à NancyAgrandir la photo NANCY (AFP) - La vie de détenu peut parfois offrir des opportunités peu banales : à Nancy, des prisonniers de la maison d'arrêt Charles III se voient proposer un contrat de professionnalisation par le groupe Eiffage (BTP (Paris: BTPC.PA - actualité) ), sur le chantier de la future prison de Maxéville, en banlieue nancéienne.

L'initiative relève d'une politique nationale de réinsertion. La direction de Charles III espère favoriser le retour à la vie normale d'une quinzaine de détenus en fin de peine qu'elle a pré-sélectionnés.

A l'origine du projet, le ministère de la Justice a exigé dans le contrat de partenariat public-privé le liant à Eiffage (Paris: FR0000130452 - actualité) que 10% des travaux du chantier soient réservés à un public en insertion.

"Bien sûr, vu de l'extérieur, il peut sembler étrange que des prisonniers construisent une prison. Mais nous retenons plutôt le fait qu'ils intègrent une entreprise", observe Cyrille Perrot, chef du service insertion-probation de la maison d'arrêt de Nancy.

"C'est une opportunité tout à fait intéressante, poursuit-il. Si à sa sortie, un ancien détenu n'a ni logement, ni famille, ni travail, on est sûr de le revoir très vite."

L'expérience a déjà été vécue par "Titi", 21 ans, candidat au programme. "La dernière fois que je suis sorti, je n'ai pas réussi à me réintégrer. Je n'arrivais pas à trouver de travail. Résultat, au bout de quatre mois, je suis retourné derrière les barreaux", raconte-t-il.

Cette fois-ci, "Titi" espère éviter la rechute. Si son dossier est retenu, il commencera début avril une formation de neuf semaines, au terme de laquelle il bénéficiera, en cas de réussite, d'un contrat de professionnalisation de six mois.

A la fin de ce contrat - payé de 60 à 100% du Smic -, le CDI sera à portée de main. "En plus, il sera possible de progresser, de ne pas rester en bas de l'échelle", rêve-t-il tout haut.

"Cela peut effectivement être un bon tremplin pour ces jeunes rencontrant des difficultés passagères", confirme Jean-Claude Caput, directeur d'exploitation d'Eiffage sur le chantier du nouveau centre pénitentiaire.

L'objectif de l'entreprise est de "fidéliser" cette main d'oeuvre, assure-t-il, car le secteur a "besoin de compagnons" et "on a du mal à en trouver actuellement".

"Pourvu que je sois pris, que je puisse faire mes preuves", angoisse "Cédric", 28 ans, qui dit "ne pas avoir dormi" la veille de son premier entretien "à force de préparer les questions, les réponses".

Un emploi dans le BTP équivaudrait à "une vie heureuse pour mes enfants et pour ma femme", remarque-t-il.

Et la construction d'une prison par un détenu ? "C'est sûr que je préfèrerais construire un magasin de luxe, sourit "Titi". Mais s'il faut le faire, je le ferai."

Au moins "pour éviter que d'autres détenus vivent dans les mêmes conditions que nous", renchérit Cédric. "Même les prisonniers ont droit à un minimum d'hygiène et de confort."

La maison d'arrêt Charles III, ouverte en 1857 à la place d'une fabrique de tabac du centre-ville, accueille 320 détenus pour 261 places, selon la direction de l'établissement.

L'édifice jaunâtre à la façade lézardée fermera début 2009, à l'ouverture de la prison de Maxéville (690 places), dont les fondations sortent actuellement de terre.

Par max - Publié dans : lelaboratoire
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