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| Entreprise Ressources humaines Conditions de travail | |||||||||||||||||||||||||
| Dans quelles conditions les suicides sont-ils des accidents du travail ? |
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Le 16 février 2007, un technicien du Technocentre de Renault s’est suicidé à son domicile en laissant une lettre expliquant ses difficultés professionnelles. C’est le 3ème cas de suicide d’un salarié travaillant à Guyancourt sur les cinq derniers mois, les deux précédents s’étant suicidés sur le lieu de travail. La caisse primaire d’assurance maladie à estimé que le suicide du premier salarié, en octobre 2006, ne relevait pas d’un accident du travail même si celui-ci avait eu lieu au Technocentre. Cette décision est surprenante dans la mesure où le fait de se suicider sur son lieu de travail présume du caractère professionnel de l’acte aux yeux de la caisse primaire (voir encadré). Sa veuve a attaqué la décision en recours. Des enquêtes de la caisse primaire sont en cours sur les deux autres cas de suicide, de janvier et février 2007.
Expertise indépendante nécéssaire pour la CGT Les organisations syndicales de Renault ne sont pas sur la même longueur d’onde en matière de stress au travail. « Nous demandons qu’un cabinet d’expert agréé intervienne dans le cadre du CHSCT pour réaliser une étude sur les sources du stress qui peuvent conduire jusqu’au suicide. Nous refusons, contrairement aux autres organisations syndicales, que cette étude soit conduite par l’IFAS qui travaille avec la direction depuis près de 10 ans », explique Vincent Neveu, délégué central adjoint CGT de Renault. Il souligne que le dernier suicide concernait un technicien qui suivait la filière permettant de devenir cadre. Ce cursus de formation de plusieurs mois s’accompagne d’une surcharge de travail. Vincent Neveu y voit un élément aggravant et précise : « Il y a encore 3 ans, les techniciens qui suivaient les filières pour passer cadres voyaient leur charge de travail opérationnel réduite pour mener les deux missions de front. Ce n’est plus le cas. Le salarié qui s’est suicidé travaillait sur le projet stratégique de remplacement de la Laguna. » Absence d’éléments épidémiologiques La reconnaissance du lien potentiel entre le travail et le suicide d’un salarié est un axe fort de la revendication des syndicats. Chez IBM, en appel, la caisse primaire a finalement reconnu en octobre 2006 que le suicide d’un salarié, survenu un week-end de janvier, en dehors du lieu de travail, était consécutif d’une maladie à caractère professionnelle. « Sous la pression, la direction a mis un mois pour déclarer ce suicide comme accident de travail. La caisse primaire a alors rejeté cette qualification. La compagne du défunt a été tout le temps soutenue par le médecin du travail de l’entreprise», tient à souligner Bertrand Tyl, élu, sur la liste CFDT, au Comite d’entreprise de l’établissement de Paris et membre du CHSCT (Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail). Mais, là encore, quid d’un diagnostic des causes alors qu’une enquête, conduite en avril 2003, par les médecins du travail avait révélé que 44% des salariés d’IBM étaient stressés ? « Il y a un grand flou sur les causes du suicide. Nous ne disposons pas d’éléments épidémiologiques dans la mesure où les déclarations d’accidents du travail ne révèlent pas les causes du suicide. A partir de là, la prévention est quasiment impossible » regrette Christian Verger, responsable de la chaire en médecine du travail de l’université de Rennes et médecin inspecteur régional du travail en région Bretagne. Effectivement, la Sécurité sociale se trouve bien incapable de fournir des données sur le nombre de suicide liés au travail et à fortiori sur leurs causes. |
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mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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