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note: notons au passage qu'Areva, le constructeur de réacteurs
nucléaires, poursuit ses investissements dans l'éolien
avec une offre publique d'achat des actions de repower
( un des principaux acteurs de l'activité) qu'il ne détient pas encore.
est ce pour diversifier ses int^rets ou pour demain démontrer
qu'on ne peut pa sortir du nucléaire par l'éolien, sans changer
la consommation électrique française, il faudrait environ 100000
éoliennes pour remplacer les centrales nucléaires.
tout rassemblement antinucléaire conséquent devrait avoir
en mémoire la défaite du mouvement à la fin des années 70 et
au début des années 80 due à la stratégie électorale prédominante,
à une critique insuffisante et marginale de la société de consommation
'UE s'engage dans la révolution énergétique ! Mais la France reste hors sujet dans
la lutte pour le climat
L'Union européenne vient de présenter dans le cadre du conseil de Printemps à
Bruxelles son paquet énergie : au moins 20% de réduction d'émissions de gaz à effet
de serre, 20% d'efficacité énergétique et 20% d'énergies renouvelables. Elle
s'engage donc dans la révolution énergétique indispensable pour faire face à
l'urgence climatique. De plus, en refusant d'inclure les énergies dîtes non
carbonées (nucléaire et charbon propre) dans le paquet énergie européen, l'UE
invalide le nucléaire comme étant la solution aux changements climatiques. La
France, campée sur son obsession nucléaire, reste hors sujet dans la lutte pour la
sauvegarde du climat.
« Malgré le combat d'arrière-garde, mené ces dernières semaines par la France, pour
tenter d'imposer son nucléaire, ce sont les énergies renouvelables et les économies
d'énergies qui sont retenues par l'Europe pour faire face au défi climatique et pas
le nucléaire » explique Frédéric Marillier, chargé de la campagne nucléaire à
Greenpeace.
Cependant, la France a négocié que le nucléaire soit reconnu comme une énergie
faiblement émettrice de carbone et va donc tenter d'obtenir un objectif minimum en
matière d'énergies renouvelables. Elle laissera donc à ses voisins européens le soin
de développer les seules sources d'énergies capables de répondre aux enjeux
climatiques et perdra l'occasion d'investir et de développer le marché très
prometteur et créateur d'emplois non délocalisables des renouvelables.
Au cours des dix dernières années, le taux de croissance annuel des renouvelables au
niveau mondial a été de 28%. En 2006, le marché des énergies du vent, du soleil ou
de la biomasse (38 milliards de dollars) a progressé de 26% en un an. José Manuel
Barroso, président de la commission européenne a déclaré « le potentiel des nouveaux
marchés liés aux énergies renouvelables est gigantesque ». A tire d'exemple, le
développement de l'éolien a permis la création de 40 000 emplois outre-Rhin.
« Pour rattraper le train de l'Europe, le gouvernement doit nécessairement repenser
le mix énergétique français. Avant tout, il doit suspendre la signature du décret
d'autorisation de construction du futur réacteur EPR et investir le coût de cette
construction (3,3 milliards d'euros) dans le développement des énergies
renouvelables et dans les économies d'énergie » rajoute Frédéric Marillier, chargé
de la campagne énergie de Greenpeace.
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
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