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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 22:46
note: le collectif de la bibliothéque du Laboratoire anarchiste recherche atuellement sur valence, les personnes qui ont des témoignages sur la communauté ouvriére de Boimondeau
cette communauté a été formée après la guerre de 1940 par des résistants du vercors
Cette histoire qui nous appartient , a été gommée par le travail de gomage historique et de la mémoire  de cette ville, les ouvriers  de cette ville l'histoire collective et de luttes ont été soigneusement détruite pour asseoir le pouvoir des patrons locaux et permettre à la bourgeoisie de créer une ville à vendre ( texte ci dessous issus de la revue interrogations),  le groupe se réunit tous les mercredis dés 18h,et est ouvert aux personnes qui veulent , dans le but défini


Plusieurs travaux ont montré que la connaissance de la position sociale des ascendants est inégalement distribuée : selon que l’on soit ouvriers qualifiés ou non qualifiés, paysan, appartenant aux classes moyennes parisiennes ou à la bourgeoisie, l’amplitude de cette connaissance peut varier de trois à sept générations. Tout comme il existe une mémoire sociale, il existe un oubli social : de transmettre, de recevoir. Cet oubli est fonctionnel, c’est-à-dire qu’il prend place dans les rapports sociaux de transmission inter-générationnels, et qu’il est fonction du rôle de la mémoire dans la socialisation.
Cet article s’insère dans une étude plus vaste sur la mobilité sociale ouvrière. Nous examinerons dans celui-ci quels sont les caractères des groupes sociaux qui oublient la position sociale de leurs grands-parents, ainsi que la relation entre l’oubli et l’amplitude de la mobilité sociale. Nous terminerons sur les explications et ses fonctions, négatives et positives. Positive, lorsqu’il délivre d’une appartenance et ouvre la possibilité de trajets sociaux nouveaux ; négative, lorsqu’il constitue un handicap et se transforme en névrose de répétition et nécessite des formes de remédiation.

Mots-clefs: Mémoire sociale, oubli, transmission, génération,socialisation.

Summary

Workers without inheritage
Several works have shown that according to your professional position, that is to say whether you are a blue-collar worker a skilled worker, a peasant or a member of Parisian middle or upper middle class your knowledge of your ancestors’ social position may vary from three to seven generations. Thus as there is a social memory there is also a social oblivion of passing on and of receiving. Oblivion is useful that is to say that it takes place in the social relationships of passing on between various generation and that it depends on the role attributed to memory in the way we socialize. This article comes within a large survey about social mobility among the working class. This survey will study the characteristics of the social groups don’t know anything about their grand-parents’ social position and the relation ship between oblivion and the range of the social mobility.
In final analysis we will study the rationale and its negative et positive functions. Oblivion is a positive thing when it gives you the opportunity to leave a certain social class and then makes it possible for you to have access to a different social category. It is a negative thing when it is an handicap and turns into a neurosis of repetition compulsion and requires certain means of remedial work.

Key words : Social memory, oblivion, passing on, socialization, generation.

Introduction

Plusieurs travaux ont montré l’inégale répartition de la profondeur de la mémoire généalogique: si la bourgeoisie bénéficie actuellement de la plus grande profondeur (sept générations, soit le maximum anthropologique selon Françoise Héritier) et de la plus grande étendue(1), les classes moyennes se situent dans une position intermédiaire (idem) tandis que la paysannerie(2) et la classe ouvrière ont la plus grande méconnaissance de leurs origines(3). Ceci était déjà pressenti par Maurice Halbwachs lorsqu’il écrivait : « La mémoire collective remonte dans le passé jusqu'à une certaine limite, plus ou moins éloignée d'ailleurs suivant qu'il s'agit de tel ou tel groupe »(4).

Comment se construit cette mémoire sociale en milieu ouvrier ? Nous verrons dans un premier temps les conditions de construction d’un concept d’oubli social familial. Dans un second temps, nous analyserons les données relatives à une population ouvrière sidérurgiste dont l’entreprise a fermé ses portes en 1993 (N=244). Nous distinguerons la population ouvrière ayant connaissance de la profession des grands-parents de celle qui l’ignore, en la mettant en relation avec le statut, le diplôme, le type d’alliance, la descendance et le devenir familial. Enfin, nous dégagerons des pistes pour expliquer les mécanismes à l’origine de l’oubli social, et les problèmes théoriques que cela pose : s’agit-il d’une pathologie sociale, dysfonctionnelle par nature, c’est-à-dire porteuse d’anomie nécessitant une remédiation?
Ou bien, seconde piste, résulte-t-il d’une nécessité fonctionnelle, et si oui, est-il porteur d’une évolution sociale familiale positive ? Sinon, tout fonctionnel soit-il, s’agit-il d’un problème social auquel il convient de remédier ?

Plusieurs travaux ont montré que la connaissance de la position sociale des ascendants est inégalement distribuée : selon que l’on soit ouvriers qualifiés ou non qualifiés, paysan, appartenant aux classes moyennes parisiennes ou à la bourgeoisie, l’amplitude de cette connaissance peut varier de trois à sept générations. Tout comme il existe une mémoire sociale, il existe un oubli social : de transmettre, de recevoir. Cet oubli est fonctionnel, c’est-à-dire qu’il prend place dans les rapports sociaux de transmission inter-générationnels, et qu’il est fonction du rôle de la mémoire dans la socialisation.
Cet article s’insère dans une étude plus vaste sur la mobilité sociale ouvrière. Nous examinerons dans celui-ci quels sont les caractères des groupes sociaux qui oublient la position sociale de leurs grands-parents, ainsi que la relation entre l’oubli et l’amplitude de la mobilité sociale. Nous terminerons sur les explications et ses fonctions, négatives et positives. Positive, lorsqu’il délivre d’une appartenance et ouvre la possibilité de trajets sociaux nouveaux ; négative, lorsqu’il constitue un handicap et se transforme en névrose de répétition et nécessite des formes de remédiation.

Mots-clefs: Mémoire sociale, oubli, transmission, génération,socialisation.

haut de page

Introduction

Plusieurs travaux ont montré l’inégale répartition de la profondeur de la mémoire généalogique: si la bourgeoisie bénéficie actuellement de la plus grande profondeur (sept générations, soit le maximum anthropologique selon Françoise Héritier) et de la plus grande étendue(1), les classes moyennes se situent dans une position intermédiaire (idem) tandis que la paysannerie(2) et la classe ouvrière ont la plus grande méconnaissance de leurs origines(3). Ceci était déjà pressenti par Maurice Halbwachs lorsqu’il écrivait : « La mémoire collective remonte dans le passé jusqu'à une certaine limite, plus ou moins éloignée d'ailleurs suivant qu'il s'agit de tel ou tel groupe »(4).

Comment se construit cette mémoire sociale en milieu ouvrier ? Nous verrons dans un premier temps les conditions de construction d’un concept d’oubli social familial. Dans un second temps, nous analyserons les données relatives à une population ouvrière sidérurgiste dont l’entreprise a fermé ses portes en 1993 (N=244). Nous distinguerons la population ouvrière ayant connaissance de la profession des grands-parents de celle qui l’ignore, en la mettant en relation avec le statut, le diplôme, le type d’alliance, la descendance et le devenir familial. Enfin, nous dégagerons des pistes pour expliquer les mécanismes à l’origine de l’oubli social, et les problèmes théoriques que cela pose : s’agit-il d’une pathologie sociale, dysfonctionnelle par nature, c’est-à-dire porteuse d’anomie nécessitant une remédiation?
Ou bien, seconde piste, résulte-t-il d’une nécessité fonctionnelle, et si oui, est-il porteur d’une évolution sociale familiale positive ? Sinon, tout fonctionnel soit-il, s’agit-il d’un problème social auquel il convient de remédier ?


Plusieurs travaux ont montré que la connaissance de la position sociale des ascendants est inégalement distribuée : selon que l’on soit ouvriers qualifiés ou non qualifiés, paysan, appartenant aux classes moyennes parisiennes ou à la bourgeoisie, l’amplitude de cette connaissance peut varier de trois à sept générations. Tout comme il existe une mémoire sociale, il existe un oubli social : de transmettre, de recevoir. Cet oubli est fonctionnel, c’est-à-dire qu’il prend place dans les rapports sociaux de transmission inter-générationnels, et qu’il est fonction du rôle de la mémoire dans la socialisation.
Cet article s’insère dans une étude plus vaste sur la mobilité sociale ouvrière. Nous examinerons dans celui-ci quels sont les caractères des groupes sociaux qui oublient la position sociale de leurs grands-parents, ainsi que la relation entre l’oubli et l’amplitude de la mobilité sociale. Nous terminerons sur les explications et ses fonctions, négatives et positives. Positive, lorsqu’il délivre d’une appartenance et ouvre la possibilité de trajets sociaux nouveaux ; négative, lorsqu’il constitue un handicap et se transforme en névrose de répétition et nécessite des formes de remédiation.

Mots-clefs: Mémoire sociale, oubli, transmission, génération,socialisation.

Workers without inheritage
Several works have shown that according to your professional position, that is to say whether you are a blue-collar worker a skilled worker, a peasant or a member of Parisian middle or upper middle class your knowledge of your ancestors’ social position may vary from three to seven generations. Thus as there is a social memory there is also a social oblivion of passing on and of receiving. Oblivion is useful that is to say that it takes place in the social relationships of passing on between various generation and that it depends on the role attributed to memory in the way we socialize. This article comes within a large survey about social mobility among the working class. This survey will study the characteristics of the social groups don’t know anything about their grand-parents’ social position and the relation ship between oblivion and the range of the social mobility.
In final analysis we will study the rationale and its negative et positive functions. Oblivion is a positive thing when it gives you the opportunity to leave a certain social class and then makes it possible for you to have access to a different social category. It is a negative thing when it is an handicap and turns into a neurosis of repetition compulsion and requires certain means of remedial work.

Key words : Social memory, oblivion, passing on, socialization, generation.

Introducti

Plusieurs travaux ont montré l’inégale répartition de la profondeur de la mémoire généalogique: si la bourgeoisie bénéficie actuellement de la plus grande profondeur (sept générations, soit le maximum anthropologique selon Françoise Héritier) et de la plus grande étendue(1), les classes moyennes se situent dans une position intermédiaire (idem) tandis que la paysannerie(2) et la classe ouvrière ont la plus grande méconnaissance de leurs origines(3). Ceci était déjà pressenti par Maurice Halbwachs lorsqu’il écrivait : « La mémoire collective remonte dans le passé jusqu'à une certaine limite, plus ou moins éloignée d'ailleurs suivant qu'il s'agit de tel ou tel groupe »(4).

Comment se construit cette mémoire sociale en milieu ouvrier ? Nous verrons dans un premier temps les conditions de construction d’un concept d’oubli social familial. Dans un second temps, nous analyserons les données relatives à une population ouvrière sidérurgiste dont l’entreprise a fermé ses portes en 1993 (N=244). Nous distinguerons la population ouvrière ayant connaissance de la profession des grands-parents de celle qui l’ignore, en la mettant en relation avec le statut, le diplôme, le type d’alliance, la descendance et le devenir familial. Enfin, nous dégagerons des pistes pour expliquer les mécanismes à l’origine de l’oubli social, et les problèmes théoriques que cela pose : s’agit-il d’une pathologie sociale, dysfonctionnelle par nature, c’est-à-dire porteuse d’anomie nécessitant une remédiation?
Ou bien, seconde piste, résulte-t-il d’une nécessité fonctionnelle, et si oui, est-il porteur d’une évolution sociale familiale positive ? Sinon, tout fonctionnel soit-il, s’agit-il d’un problème social auquel il convient de remédier ?

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commentaires

M
Comme je le pensais Marcel Mermoz est bien décédé, en même temps dur de trouver quelqu\\\'un pouvant témoigner directement de cette expérience. C\\\'est toutefois possible qu\\\'une connaissance puisse en dire un peu, personne ayant participé à cette initiative ouvrière.
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M
Comme je le pensais Marcel Mermoz est bien décédé, en même temps dur de trouver quelqu'un pouvant témoigner directement de cette expérience. C'est toutefois possible qu'une connaissance puisse en dire un peu, personne ayant participé à cette initiative ouvrière.
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M
L'auteur de ce livre a participé à cette expérience, il habite Valence (si il est toujours en vie, je n'en suis pas convaincu); jeme renseignerais à son sujet.
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M
A ce sujet je conseille le livre de Marcel Mermoz: "L'auto-gestion c'est pas de la tarte", livre sur cette communautée de travail de Boimondeau.
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M
pour cequi est de ce livre on doit l'avoir dans la bibliothéque mais c'est plutot les témoignage des personnes agés qui ont participés à cette expérience merci

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