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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 21:48


note: Nous appelons à établir les liens encore possibles entre
toutes les personnes qui, issues ou non du milieu scientifique,
parfois s'ignorent et entendent résister en acte à l'avancée
de la technoscience. La question n'est pas de rapprocher
la science du citoyen, mais de casser la logique de l'expertise,
de dénoncer le mensonge de la neutralité de la recherche et
d'empêcher la science contemporaine de contribuer, au jour le jour,
à détruire la politique, la remplaçant par une affaire technique.
Si nous aimons la curiosité et le souci de compréhension, nous pensons
qu'ils seraient bien mieux employés à l'encontre
de ce qui nous arrive (cet appel, nous Gérard et luc, nous le faisons
notre)Renvoyer votre sentiment sur ce texte lelaboratoire@no-log.org
IL s'applique aussi pour le nucléaire et
les ondes électromagnétiques et les RFID.




1978-1979 : la construction de la centrale déclarée d’utilité
publique, combat juridique et échec des écologistes


En septembre 1977, un rapport des administrations du Centre et de la Bourgogne
souligne les carences du dossier d’enquête de D.U.P (déclaration
d’utilité publique) : conclusions hâtives, informations techniques
incomplètes. L’enquête publique préalable à
la D.U.P se déroule du 27 octobre 1977 au 15 décembre de la même
année. Malgré tous les arguments avancés par les écologistes
et l’hostilité d’une bonne partie de la population (6 000
lettres de protestation émanant d’habitants de la région
de Belleville furent déposées sur le bureau du commissaire-enquêteur
durant cette enquête de D.U.P), la commission d’enquête donne
un avis favorable en février 1978. Les travaux de construction de la
centrale nucléaire de Belleville sont décrétés d’utilité
publique en novembre 1978.

Dans un même temps, l’Association du Val de Loire engage le combat
juridique. Tandis que les travaux commencent en janvier 1979, cette association
lance 19 procédures devant les tribunaux compétents : tribunaux
administratifs de Bourges, Orléans, Dijon, dont un appel en recours devant
le Conseil d’Etat.

Après avoir dénoncé un vice de forme dans l’établissement
du permis de construire, l’Association du Val de Loire obtient en avril
1979 une décision du tribunal administratif d’Orléans, de
surseoir à l’exécution des travaux, avec désignation
d’un expert. Malgré cette décision, EDF n’a pas arrêté
le chantier et le Conseil d’Etat, saisi en urgence par le ministre de
l’Environnement, décidera d’un non-lieu, confirmant en cela
la volonté du gouvernement de poursuivre à tout prix le programme
nucléaire français. Cependant, notant la bonne foi de cette association,
le Conseil d’Etat accordera le remboursement des frais de cette procédure
!

Mais toutes les autres procédures (même celle évoquant l’absence
de demande de permis de construire pour réaliser le pont mixte rail-route)
furent rejetées. Ces échecs entraînèrent une démobilisation
des opposants et permirent la construction des deux premières tranches
d’une centrale nucléaire dont on ne parlait encore récemment
qu’en termes d’emplois et de marchés pour les entreprises
régionales.

1987-1989 : cafouillages de la mise en service de la centrale et premiers incidents
Les deux réacteurs raccordés au réseau EDF en 1987 et 1988 vont connaître très rapidement de nombreux problèmes et incidents. En effet, dès le départ, il y eut un problème de porosité des enceintes de confinement de la centrale, du fait de la présence de calcaire dans les granulats de la Loire utilisés pour la construction, ce dont EDF était consciente. En juillet 1987, lorsque la tranche 1 est raccordée au réseau, ses enceintes de confinement ont un taux de fuite de 2,05% alors que le taux de fuite autorisé à la construction est de 1% du volume d’air par jour. Ainsi, la centrale de Belleville est mise en service, alors qu’elle ne respecte pas les normes de sécurité.
Par ailleurs, cette centrale, à peine mise en service, va connaître plusieurs incidents sérieux :
Novembre 1987 : fuite de plusieurs mètres cubes d’eau radioactive lors du transfert d’effluents liquides irradiés vers un réservoir de stockage avant contrôle et rejet en Loire. Selon EDF et le SCPRI (service qui avait arrêté le nuage de Tchernobyl à la frontière en 1986), l’incident est « sans conséquence pour l’hygiène publique et l’environnement. »
Janvier 1989 : on constate des déformations sur plusieurs alvéoles des piscines de stockage de l’uranium (37 sur les 630). Cet incident concerne la nouvelle génération des centrales de 1300 MW. Ces alvéoles reçoivent notamment le combustible irradié et on peut supposer qu’il y ait eu une réaction imprévue.
Février 1989 : fuite d’eau sur un système de prise de température du pressuriseur de la tranche 2 qui est mise à l’arrêt durant 3 semaines. Cette anomalie entraîne des contrôles et des travaux complémentaires sur l’ensemble des tranches 1300 MW en France. Cause avancée : corrosion de la soudure en alliage acier-nickel qui sera remplacée par une soudure en inox. Du coup, l’incident préalablement classé au niveau 1 passe en niveau 2 sur l’échelle de gravité nucléaire.

Ce matin, 12 militants de Greenpeace ont pénétré dans la centrale de Belleville sur
Loire. Ils sont actuellement en train de grimper sur la tour Est de la centrale. Par
cette action, l’association écologiste entend dénoncer le danger que représente le
nucléaire et plus particulièrement le futur projet EPR pour des centaines de
milliers de personnes.

Voir la vidéo

« Le projet de réacteur nucléaire EPR a été décidé sans véritable débat
démocratique. La France n’en a pas besoin pour satisfaire sa consommation d’énergie,
et des études démontrent qu’une fois construit l’EPR sera le réacteur le plus
dangereux au monde », déclare Frédéric Mariller, chargé de la campagne nucléaire de
Greenpeace France, sur place à Belleville sur Loire.
Le 17 mars dernier, en échos à de récents sondages (2), environ 60 000 personnes ont
défilé en France pour demander l’abandon du projet EPR prévu à Flamanville en
Normandie. Plusieurs candidats (José Bové, Dominique Voynet et Olivier Besancenot)
soutiennent explicitement cette demande quand d’autres (François Bayrou, Ségolène
Royal et Philippe De Villiers) contestent la décision prise et réclament un nouveau
et vrai débat démocratique sur l’EPR dans un modèle énergétique français qui doit
profondément évoluer.

Alors que le décret d’autorisation de la construction de l’EPR est actuellement sur
les bureaux des ministres de l’Economie, de l’Industrie et de l’Ecologie, Greenpeace
demande solennellement au gouvernement de ne pas le signer. « La signature d’un tel
décret dans la précipitation électorale, sur un projet contesté par une grande
majorité de citoyens et remis en cause par la plupart des candidats à la
présidentielle ne serait pas seulement un déni de démocratie. Ce projet dangereux et
inutile détourne la France des priorités énergétiques à mettre en place en urgence.
En accaparant tous les investissements publics et en augmentant une production
nucléaire déjà excédentaire de près de 20%, l’EPR est un véritable verrou qu’il faut
casser pour permettre à une politique énergétique alternative de voir le jour, basée
sur la sobriété et l’efficacité énergétique, le développement des énergies
renouvelables et permettant la création de centaines de milliers d’emplois » déclare
Yannic!
k Rousselet, chargé de campagne nucléaire. L’avenir énergétique de la France mérite
mieux qu’un débat tronqué et qu’une politique du fait accompli. »

Il y a quelques semaines, Greenpeace a publié une étude (1) analysant le danger lié
à l’EPR. Etant le plus puissant des réacteurs au monde (1600 MW), il concentrera
plus de radioactivité que ces prédécesseurs. De plus, l’utilisation prévue d’un
combustible spécifique à base de plutonium (le MOX), au lieu du combustible
classique à base d’uranium, renforcera la radioactivité et la toxicité des rejets
éventuels. « En d’autres termes, l’EPR ne sera pas le réacteur le plus sûr du monde
comme le scandent Areva et eDF mais le plus dangereux ! » explique Frédéric
Marillier, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France,.
Par ailleurs l’étude montre qu’en cas d’accident sur l’EPR qui devrait être implanté
à Flamanville en Normandie, les conséquences seraient dramatiques sur
l’environnement et les populations avec notamment des centaines de victimes dès les
premiers jours et plus de 30 000 à long terme, 3 millions de personnes à évacuées et
d’autres à confiner.

Notes :
(1) John Large, Evaluation des conséquences radiologiques de rejets accidentels du
réacteur EPR proposé en France (et de certains réacteurs existants), Février 2007
[synthèse en francais]

(2) 78 % des Français estiment qu’il faut en priorité développer les énergies
renouvelables pour qu’elles deviennent la source principale d’énergie et seuls 19 %
défendent le maintien du nucléaire – Sondage Louis Harris pour 20 Minutes et RMC,
février 2007. D’autre part, 56 % des Français pensent qu’il est facile de remplacer
le nucléaire par le développement des énergies renouvelables et des é
conomies
d’énergie (37 % pensent le contraire) - Eurobaromètre, février 2007.

Source :
http://www.greenpeace.org/france/news/20070327-centrale-belleville-sur-loire

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