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le blog du laboratoire anarchiste
Ensemble, revendiquons les Droits des Sans-Papiers
Communiqué du 26 avril 2007 – 23h00
Message reçu à 23h sur le mail du Laboratoire
Bonsoir,
Ce soir, alors qu'il regagnait son domicile, Gaye Cheik a
été interpellé par les forces de l'ordre à la gare de
Massy-Palaiseau. Il a été mis en garde-à-vue au commissariat
de Massy à 22h27.
Gaye Cheik assurait entre autre, la sécurité et veillait au calme aux portes de
l'Église Saint-Paul, Place de France à Massy.
Nous appelons à une mobilisation générale afin que la Préfecture de
l'Essonne entende notre message de soutien à Gaye Cheik pour sa
libération immédiate.
Nous vous remercions par avance de faire suivre ce message autour de
vous.
Comptant sur votre solidarité,
--
Les Sans-Papiers en lutte
Sans papier en lutte, je vous laisse lire un extrait du texte
les "indésirables", texte de réflexion . Depuis 34 ans les soutiens aux
sans papiers locaux, navigue entre la préfecture, le tribunal et le centre de rétention et
la prison. Nous soutenons dans leur lutte des ^tres humains qui se mobilisent et
s'organisent. Pour une lutte autonome.
Comme tout le monde le sait, le capital de temps en temps a besoin de se restructurer, c’est-à-dire de changer les implantations, les rythmes, les qualifications et donc les rapports entre les travailleurs. Souvent ces changements sont tellement radicaux (licenciements de masse, cadences infernales, réduction brutale des garanties, etc.) qu’ils mettent en crise la stabilité sociale, au point de rendre nécessaires des interventions de type politique. Parfois les tensions sociales sont tellement fortes, la police syndicale si impuissante et les restructurations si urgentes, que les Etats ne trouvent pas d’autres solutions que la guerre.
A travers cette voie, non seulement on détourne la rage sociale vers de faux ennemis (les Autres au sens ethnique ou religieux, par exemple), mais on relance l’économie : la militarisation du travail, les commissions d’armements et la baisse des salaires font rentabiliser au maximum les restes du vieux système industriel, tandis que les destructions généralisées cèdent leur place à un appareil productif plus moderne et aux investissements étrangers. Pour les indésirables — les exploités inquiets et en surnombre — l’intervention sociale devient plus expéditive : l’extermination.
L’une des caractéristiques de cette époque est le flux de plus en plus massif de migrants vers les métropoles occidentales. Les politiques de l’immigration — l’alternance d’ouverture et de fermeture des frontières — ne sont pas déterminées par le degré de sensibilité des gouvernants, mais elles découlent des tentatives de faire face à une situation toujours plus difficile à gérer, et d’en tirer profit. D’une part, ce n’est pas possible de fermer hermétiquement les frontières, d’autre part un petit pourcentage d’immigrés est utile — surtout si clandestins et donc corvéables à merci — puisqu’il représente une bonne réserve de force de travail à bas prix. Mais la clandestinité de masse provoque des conflits sociaux difficilement contrôlables. Les gouvernements doivent naviguer entre ces nécessités, le bon fonctionnement de la machine économique en dépend.
Tout comme le marché mondial unifie les conditions d’exploitation sans pour autant éliminer la concurrence entre capitalistes, de même il existe une puissance pluriétatique qui coordonne les projets de domination sans effacer la compétition politique et militaire entre les différents gouvernements. Les accords économiques et financiers, les lois sur la flexibilité du travail, le rôle des syndicats, la coordination des armées et des polices, la gestion écologique des nuisances, la répression de la dissidence — tout cela est défini au niveau international. La mise en pratique de ces décisions revient néanmoins à chaque Etat, qui doit se révéler à la hauteur. Le corps de cette Hydre sont les structures technobureaucratiques. Non seulement les exigences du marché se fondent avec celles du contrôle social, mais elles utilisent les mêmes réseaux. Par exemple, les systèmes bancaire, médical, policier et d’assurance s’échangent continuellement leurs données. L’omniprésence des cartes magnétiques réalise un fichage généralisé des goûts, des achats, des déplacements, des habitudes. Tout cela sous les yeux des caméras de surveillance toujours plus diffuses, et parmi des téléphones portables qui assurent la version virtuelle et elle-même fichée d’une communication sociale qui n’est plus.
Néolibéralisme ou pas, l’intervention de l’Etat sur le territoire et dans nos vies est chaque jour plus totalitaire, sans pour autant être séparée de l’ensemble des structures de production, distribution et reproduction du capital. La hiérarchie présumée entre le pouvoir des multinationales et celui des Etats, de fait, n’existe pas, car ils opèrent en symbiose mutuelle pour cette puissance inorganique qui est en train de mener une seule guerre : celle contre l’autonomie des hommes et la vie de la Terre.
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
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