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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 22:46
rugbymen». l'indécence du spectacle, mêlé de racisme et construite sur des valeurs de compétition, le capitalisme a tenu un cours de propagande. Nous n'avons pas résister de télescoper les récits.
 
l'en avantMêléeTampon ou placage


Les occupants de ces endroits échangent leur sécurité physique et leur santé contre quelques mètres carrés de terre et une certaine immunité contre l’expulsion. Ce sont des pionniers conquérant des marais, des lits de rivières inondables, des versants de volcans, des montagnes d’immondices, des décharges de produits chimiques et des extrémités désertiques. Au cours d’une visite à Dacca, Jerey Seabroke a décrit comment une petite banlieue - « un refuge pour les gens déplacés par l’érosion du sol, par des cyclones, par des inondations, par des famines, ou par le principal créateur d’insécurité, le développement » - a trouvé une sorte de compromis faustien dans une saillie rocheuse précaire encastrée entre une usine toxique et un « lac pollué ». Précisément à cause de sa condition d’extrême insalubrité, cet endroit n’offre aucune attraction et « est à l’abri de la hausse des prix des terrains de la ville ». Des endroits comme celui-là sont des niches de pauvreté à l’intérieur de l’espace urbain, et les gens sans le sou n’ont pas d’autre choix que d’accepter de vivre dans ces conditions désastreuses.

Les banlieues commencent là où la géologie devient impossible. Par exemple, les fourmilières de bidonvilles qui inondent la périphérie de Johannesburg s’élèvent inexorablement sur une ceinture de sols dolomitiques instables pollués par des décennies d’excavations minières. Au moins la moitié de la population non blanche de la région vit dans des installations construites sur des zones de déchets toxiques avec des risques élevés d’affaissement. De la même façon, les sols argileux des collines sur lesquels sont érigées les favelas de Belo Horizonte et d’autres villes brésiliennes sont sujettes aux affaissements et aux glissements de terrain. Les fameuses favelas de Rio de Janeiro sont construites sur des sols également instables composés de voûtes et de collines granitiques qui s’écroulent fréquemment, parfois avec des résultats véritablement tragiques : 2 000 morts dans des éboulements de décombres en 1966-1967, 200 en 1988 et 70 à Noël 2001.

Cependant, géologiquement parlant, il n’y a pas d’endroit sur la terre qui cumule davantage de risques que le sol de Caracas. Les deux tiers de la population vit dans des quartiers édifiés sur les versants instables des collines et dans les gorges profondes qui entourent la Vallée de Caracas, une zone de plus très active en termes sismiques. Il y a plusieurs années, la végétation retenait les schistes sableux de l’endroit, mais le défrichement des broussailles et les constructions précaires ont déstabilisé les fondements des versants densément peuplés. La conséquence en a été une augmentation incontrôlable de ravinements et d’éboulements, qui sont passés de moins d’un par décennie avant 1950 à la moyenne actuelle de deux ou plus par mois. Pourtant, l’instabilité croissante du sol n’a pas fait reculer les colonisateurs [de ces collines], qui envahissent les saillies les plus précaires des flancs de coteaux, les côtes par où la pluie s’écoule ou les embouchures des gorges qui sont régulièrement inondées.

A la mi-décembre 1999, le nord du Venezuela a été victime d’une inondation terrible. En quelques jours il est tombé ce qui tombe habituellement en un an et le sol a été pratiquement saturé. Pensez qu’à certains endroits la pluie est vue comme un phénomène « qui a lieu une fois tous les mille ans ». On estime que les inondations soudaines et les éboulements ont tué 32 000 personnes à Caracas et sur toute la côte caribéenne de l’autre côté des montagnes de l’Avila, qu’elles ont détruit les maisons de 140 000 habitants et ont laissé 200 000 autres personnes sans travail. Un prêtre catholique n’a pas pu s’empêcher de dire qu’il s’agissait d’un châtiment divin à la récente élection d’Hugo Chavez, mais le ministre des Affaires étrangères [de l’époque], José Vicente Rangel [2], s’est empressé de répondre « Quel serait le Dieu si terriblement cruel qu’il ourdirait sa vengeance en s’acharnant contre les plus pauvres ? ».

Les glissements de terrain sont à la région de Caracas ce que sont les inondations à la région métropolitaine de Manille. Située dans une plaine inondable semi alluviale bordée par trois bassins fluviaux et sujette à des pluies torrentielles, Manille est un bassin d’écoulement naturel. Après 1898, les autorités coloniales états-uniennes ont creusé des canaux, dragué des estuaires et construit des stations de pompage pour contenir les eaux de pluie et protéger les parties centrales de la ville. Pourtant, les améliorations des dernières années ont été tristement submergées par les quantités énormes d’eau qui détruisent les déversoirs et les estuaires (on estime que le fond du rio Pasig est situé pratiquement à quatre mètres sous une couche de déchets) ; par les affaissements dus à la surexploitation des nappes phréatiques souterraines ; par la déforestation des bassins de Marikina et de Montalban ; et pire encore, par la construction incessante de bidonvilles dans les lieux humides et les marais.

En d’autres termes, la crise du logement a transformé le caractère et l’ampleur du problème des inondations : le cinquième le plus pauvre de la population est exposé à un danger permanent et à la menace de tout perdre. En novembre 1998, par exemple, les inondations ont endommagé ou détruit les maisons de 300 000 personnes, et à un autre moment, le quartier de Tatlon a été submergé sous six mètres d’eau.

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