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le blog du laboratoire anarchiste

Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 18:41

http://images.blog-24.com/230000/232000/231510.jpg

 

Ce jeudi 29 novembre au matin, le directeur de Sciences-Po Grenoble a frappé avec une barre de fer un étudiant qui bloquait l'entrée de l'IEP Grenoble. Le blocage de l'IEP était en accord avec la décision de l'Assemblée Générale des étudiants du campus de Grenoble.

La scène où Olivier Ihl frappe à deux reprises et au visage un étudiant a été diffusée par France 3 :

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c38a_1214part1

Un tel geste de violence et de haine de la part d'un directeur de Sciences-Po est inadmissible. Nous lançons un ultimatum de 24h à Olivier Ihl pour présenter sa démission et ses excuses publiques. Passé ce délai, nous utiliserons tous les moyens et tous les réseaux en notre possession pour qu'Olivier Ihl quitte ses fonctions. Il est prévenu.

.A Lyon maintenant

Les flics chargent les étudiants en ce moment même



 0h : 4 arrestations pour l’instant ! Des personnes sur place indiquent qu’un vigile de la fac identifie certaines personnes qui sont ensuite arrêtées par les flics ; d’autres parlent de vigiles du magasin où a eu lieu une action "supermarché gratuit" dans l’après-midi ! Il est donc possible qu’il y ait encore plus d’arrestations dans les minutes qui suivent. Sinon les gen-te-s étaient en train de se faire sortir...

- 0h15 : on dénombre maintenant 13 arrestations...

- 1h25 : La fac à été évacuée par un déploiement policier impressionnant (10 cars de gardes mobiles, 12 de CRS, au moins 20 BACeux et 5RG)

Bilan : 13 interpellations confirmées. Les arrêté.es ont été emmené.es à l’hôtel de police Marius Berliet. Ils et elles seraient inculpé.es pour "vol aggravé avec violence", suite à l’action de l’après-midi.

Rassemblement à 15h30 devant l’Hôtel de Police Marius Berliet pour soutenir les personnes arrêtées cette nuit, et toujours en garde à vue.


D’autre part, il est nécessaire d’être solidaires des camarades interpellés, qui le sont d’abord et avant tout dans le cadre d’une criminalisation du mouvement. En effet, depuis le début, Pécresse, Journès et les autres tentent de faire passer la contestation de la LRU pour de la "violence" (Pécresse emploie ce terme systématiquement). Chvetzoff était certainement hier trop content de pouvoir faire intervenir les CRS. Ne tombons pas dans leur panneau !!! Soyons solidaires !!! Des réquisitions il y en a toujours eu dans tous les mouvements sociaux, les supermarchés n’ont pas besoin de notre soutien, et on ne peut qu’encourager tous ceux et toutes celles qui en ont besoin à faire de même. Est-il besoin de rappeller la misère que sème ce système ?
Tribune libre du personnel enseignants et techniciens des universités de Bron Lyon II

La Loi LRU ne règle en rien les problèmes de l'Université

En parallèle du mouvement étudiant, des réunions regroupant des personnels administratifs, techniques et enseignants ont eu lieu sur les campus de Bron et des quais. Des motions ont été votées demandant l'abrogation de la loi dite "Libertés et Responsabilités des Universités" (LRU) et exprimant une solidarité avec le mouvement étudiant. Les interventions policières sur les campus ont été vigoureusement condamnées, le principe et les modalités du vote électronique organisé par la présidence fermement refusés. Les Assemblées Générales du personnel et des étudiants sont réaffirmées comme seules instances légitimes habilitées à décider de la poursuite ou non du mouvement et du contenu de ses orientations.

Le personnel s’oppose à cette loi dont l’intitulé même est en contradiction avec son esprit. Sous couvert de conférer plus de libertés et de responsabilités aux universités, elle les enferme dans un système de mise en concurrence et d'appel au financement privé. Le financement via des fondations privées va conduire à une inégalité entre les universités et à une influence croissante des donateurs dans la définition du contenu pédagogique des enseignements. Cette emprise du privé est renforcée par la présence obligatoire d’“au moins un chef d’entreprise ou cadre dirigeant d’entreprise” au sein du conseil d’administration, ce qui pourrait influer directement sur le recrutement du personnel, l’orientation des domaines de recherche et la répartition des fonds. Sous couvert d'alléger la tutelle de l'Etat, c'est donc un asservissement de l'université aux acteurs privés et aux multinationales qui se profile.

On assiste au renforcement du pouvoir des présidents d’université à tous les niveaux et à une remise en cause de l’équilibre entre les différents acteurs de la vie universitaire. Le rôle des commissions de spécialistes dans le recrutement des enseignants est considérablement amoindri du fait de l’octroi d’un droit de veto au président. Cette loi accentue la précarisation de tous les types de personnel de l’université. Sachant qu’aujourd’hui près de la moitié du personnel de l’Université Lumière Lyon II (IATOS et enseignants) est vacataire, qu’en sera-t-il avec l’application de la Loi LRU ? Elle permet aussi au président de recruter de façon discrétionnaire les personnels hors statut de la fonction publique.

Cette réforme est une préparation de l’université française à son intégration dans l’économie de marché conformément aux principes de l’Accord général du commerce et des services (AGCS). Elle répond à une commande de l’Union européenne dont la politique de l'éducation est inscrite dans le processus de Bologne et qui réclame la progressive marchandisation du domaine de l'éducation (au même titre que la santé) conformément aux critères de l'OMC. Elle porte les germes d’une dualisation de la carte universitaire avec des établissements appelés à se paupériser et les autres qui capteront l’essentiel des financements destinés à l’enseignement et à la recherche.

Solidarité avec les étudiants en lutte


Par max - Publié dans : lalibertédautruiestlaconditiondemaliberté
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