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le blog du laboratoire anarchiste

Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 22:27

Alors que les cogestionnaires du capialisme planchent pour parvenir à un accord.
La  situation  se clarifie depuis des mois  et pour celà la presse et les échos publient des textes des futurs accords. Le blog du Laboratoire lu par de nombreuses personnes publient le désastre. Comme disait Basse intensité à la radio ouvriers ouvrières il nous reste des armes pour combattre le capital: la grève et arrêtons de se soumettre.


L'amorce d'une "flexisécurité" à la française

LE MONDE | 12.01.08 | 14h15 • Mis à jour le 12.01.08 | 14h15
yndicats et patronat ont achevé, vendredi 11 janvier, la négociation sur la "modernisation du marché du
travail". Le projet d'accord - 16 articles sur 24 pages - pourrait instaurer une "flexisécurité" à la française
: plus de flexibilité pour les entreprises sur le contrat et la rupture, plus de sécurité sur certains droits pour les
salariés. Les syndicats vont déterminer dans les prochains jours leur position - FO et CFTC lundi 14 janvier,
CFE-CGC mardi, CFDT mercredi ou jeudi, et CGT le 29 janvier, cette dernière ayant déjà indiqué qu'elle ne
signerait probablement pas le texte. En cas d'accord, le gouvernement devrait en transposer les termes dans
une loi d'ici à la fin du premier semestre. Voici les principaux points du projet :
La période d'essai. Pour les contrats de travail à durée indéterminée (CDI), la période d'essai est allongée :
"pour les ouvriers et employés entre un et deux mois maximum, les agents de maîtrise et les techniciens entre
deux et trois mois, les cadres entre trois et quatre mois", sauf si un accord de branche prévoit une durée
supérieure. Cette période pourra être reconduite une fois par des accords de branche et les durées ne pourront
excéder quatre, six et huit mois. Une période d'essai plus courte pourra être fixée "dans la lettre
d'engagement ou dans le contrat de travail".
Rupture "conventionnelle" du CDI. Pour "privilégier les solutions négociées à l'occasion des ruptures de
contrat", un nouveau mode, "exclusif de la démission et du licenciement", a été créé. Le salarié et l'employeur
pourront choisir les conditions de la fin du contrat qui les lie : un droit de rétractation existe "pendant un
délai de quinze jours suivant la signature de la convention" entre les deux parties. L'accord devra ensuite être
validé par le directeur départemental du travail. Le salarié bénéficiera d'une indemnité de rupture équivalant
à un cinquième de mois par année d'ancienneté et accédera aux allocations chômage.
Un nouveau contrat de travail. Il s'agit d'une sorte de contrat de mission, contrat à durée déterminée à "terme
incertain", pour la "réalisation d'un objet défini", réservé aux ingénieurs et aux cadres. La durée du projet doit
être comprise entre 18 et 36 mois, et le contrat est de 12 mois minimum non renouvelable. Le recours à ce
contrat est subordonné à un accord de branche ou d'entreprise et "ne peut être utilisé pour faire face à un
accroissement temporaire d'activité". Il peut être rompu à la date anniversaire de sa signature "pour un motif
réel et sérieux". En cas de rupture, l'indemnité perçue par le salarié atteindra 10 % de la rémunération reçue
pendant le contrat.
Nouvelle rupture. En cas d'"inaptitude d'origine non professionnelle" (longue maladie, accident), et si le
salarié ne peut être reclassé, les indemnités de rupture pourront être prises en charge par un fonds de
mutualisation à la charge des entreprises.
Indemnités de licenciement. Le montant de l'indemnité interprofessionnelle de licenciement devient unique et
d'un montant qui ne peut être inférieur à un cinquième du salaire mensuel. Le texte prévoit que le législateur
fixe "un plancher et un plafond" pour l'indemnité, en cas de contestation judiciaire d'un licenciement sans
cause réelle ni sérieuse.
Portabilité des droits. Le salarié qui se retrouve au chômage pourra garder sa couverture prévoyance santé
pendant une durée égale à un tiers de sa durée d'indemnisation du chômage, avec un minimum de trois mois.
Pour la formation, le salarié quittant l'entreprise gardera 100 % du solde des heures de formation acquise dans
le cadre du droit individuel à la formation (DIF). En "accord avec le nouvel employeur", il pourra utiliser ce
crédit d'heures "pendant les deux années suivant (son) embauche".
Moins de 25 ans sans emploi. Une prime forfaitaire payée par l'assurance-chômage est instaurée pour les
moins de 25 ans "involontairement privés d'emploi", qui n'ont pas assez travaillé pour avoir accès aux
allocations chômage.
Formation. Les personnes "les plus éloignées de l'emploi" pourront bénéficier d'une formation dont le
financement sera assuré par un fonds dont le financement sera défini lors de "la négociation sur la formation
professionnelle à venir".
Accès aux droits. Pour bénéficier de "l'indemnisation conventionnelle de la maladie", la condition
d'ancienneté est ramenée de trois à un an. Le délai de carence est ramené de 11 à 7 jours.
Par max - Publié dans : exploitation de la force de travail; l resistance
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