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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 06:37
Depuis l’été dernier, les deux grosses organisations trotskystes que sont la Ligue Communiste Révolutionnaire et Lutte Ouvrière semblent effectuer un revirement stratégique. D’un côté, LO envisage de se présenter sur des listes communes avec le PS, en vue des Municipales de mars prochain. De l’autre, Besancenot, le leader de la LCR lance un «appel pour constituer un nouveau parti», qui s’appuierait sur des «discussions locales dans les lycées, les facs, les quartiers», dans le but de fédérer ceux et celles qui luttent pour constituer une dynamique anticapitaliste.

La LCR est connue pour ses manœuvres politiciennes et son électoralisme, mais elle semble mettre de côté les Municipales et se concentrer sur les luttes. Inversement, LO qui est connue pour son implantation dans les entreprises, et son dogmatisme «révolutionnaire», veut des conseillers municipaux coûte que coûte. Ces nouvelles stratégies de la part de «l’extrême gauche» s’appuient sur des changements d’appréciation de la situation politique actuelle. Nous pensons qu’il est important d’analyser les évolutions du paysage «contestataire» français, d’autant plus que ne nous avons nous aussi des questions à nous poser, tant au niveau de la stratégie révolutionnaire globale que dans nos modes d’interventions au quotidien.

Le Nouveau Parti Anti Capitaliste : sur quelles bases ?


Bien que les dirigeants de la Ligue aient certainement des idées très précises sur ce qu’ils veulent, il est aujourd’hui très difficile de savoir comment peut se structurer le nouveau parti. Les militants répondent quasi systématiquement que le NPAC sera ce que les gens en ferons. «Tous ceux qui veulent en être pourront contrôler démocratiquement, de A à Z, la construction du nouveau parti anticapitaliste que nous voulons créer» affirmait Besancenot lors de l’ouverture du congrès de la LCR (24 janvier 08). L’idée fondamentale de ce nouveau parti est de fédérer les militants et militantes anticapitalistes et révolutionnaires. Le parti s’affirme comme étant dans la continuité du mouvement ouvrier. Dans les textes du congrès, il est dit que la LCR est favorable à ce que le NPAC s’affirme dans une nouvelle Internationale «anticapitaliste, révolutionnaire, démocratique, capable de formuler une politique pour la classe ouvrière pleinement indépendante». Lors d’une réunion parisienne, fin 2007, le «facteur» nous avait le coup du retour aux sources, en affirmant que les divergences qui avaient traversé le mouvement socialiste depuis la Première Internationale devaient être dépassées aujourd’hui. Il s’est même payé le luxe de citer «Louise Michel, l’anarchiste»… Il semble que le Nouveau parti ait des visées hégémoniques sur le mouvement social. Aussi, on a parfois l’impression qu’ils veulent prendre la place du PCF d’autres fois celle laissée vacante par le PS, ou sinon devenir la force issue du «Non de gauche à la constitution européenne». En fait, ils jonglent habilement entre un réformisme anti-libéral et des positions vaguement marxistes. Le NPAC vise «les secteurs de la jeunesse et du monde du travail les plus avancés dans le combat anticapitaliste». Leur éventail de personnes à convaincre est large : depuis les militants actifs du milieu étudiant, aux militants des SUD ou de la FSU et certains syndicats CGT. Puis ils s’adressent aux «courants issus de la crise du PS et du PCF, les Collectifs anti-libéraux, les équipes du mouvement social et du mouvement syndical, les révolutionnaires dont Lutte Ouvrière» et ce, surtout localement. Les «libertaires» sont aussi taquinés et notamment Alternative Libertaire qui frétille tel un goujon depuis qu’elle a droit a une tribune sur le site internet de la grande sœur trotskyste. Le NPAC entend mettre la question sociale au «centre» de son programme. Cela concerne la «défense générale des intérêts et revendications des travailleurs, le féminisme, l’écologie, les droits de la jeunesse, ceux des populations immigrées et de tous les secteurs discriminés — et la question démocratique (défense de tous les droits démocratiques, rupture avec la Ve République, élection d’une Assemblée constituante, contrôle des travailleurs et de la population, pouvoir à des assemblées élues dans les communes et les entreprises…).»

On ne peut que constater que la LCR n’entend pas renier ses fondamentaux communistes. Pour autant, ils s’inscrivent plus dans la continuité de la gauche parlementaire française que dans la lignée des grosses organisations révolutionnaires. «Un tel parti à une influence de masse, s’adresse à tous ceux et celles qui veulent construire ou reconstruire une nouvelle force politique vraiment à gauche, dans le camp des travailleurs.»

Aussi, Besancenot met souvent en avant la nécessité (pour les travailleurs) de voir appliquer rapidement son «programme d’urgence». Cela consiste en quelques mesures «clef en main» telle que les 32 heures, l’interdiction des licenciements collectifs, la défense des services publics…

Aussi, le nouveau parti entend se faire sa place en se distinguant totalement du PS «social liberal»… et en pratiquant à outrance un anti-sarkozysme primaire.

Après avoir «Osé Bové», Olivier veut «Niquer José» ?

Que ce soit par les différentes initiatives auxquelles a participé la LCR récemment, ou par les problématiques abordées dans sa propagande «grand public», on se rend compte que le rayonnement culturel de la Ligue se fait plutôt chez les alter-mondialistes et les anti-libéraux. Le parti se veut avoir comme perspectives le changement de société. Pourtant, les stratégies annoncées n’apparaissent pas ou très peu comme révolutionnaires. En apparence la LCR semble moderniser la question sociale, en adaptant son discours à la «conscience des masses» (sous prétexte que les masses ne seraient pas capable de comprendre ce qu’est la plus value ou les Soviets). En réalité, ils nous refont toujours et encore le coup du réalisme politique, en se contentant de défendre le compromis capital-travail issus des 30 glorieuses, sans autres perspectives concrètes que «d’être le porte parole des luttes pendants les élections».

Par exemple, lors d’un comité local sur une fac, les JCR (organisation «de jeunesse» liée à la LCR) mettait en avant la défense inconditionnelle du service public, présenté comme un «début de socialisme»…

Bien sûr il ne faut pas oublier ce qui s’est passé durant la campagne électorale. L’appel de Besancenot est dans la continuité des Comités du non à la constitution dont la LCR s’est fait largement l’écho (et s’était largement satisfaite de leur existence). À l’époque, l’accord s’était fait sur des perspectives aussi creuses que le «non antilibéral à la constitution de Chirac» et, dans les faits, n’avait pas été moteur de quelque dynamique sociale que ce soit. Pendant la lutte contre le CPE, chaque chapelle (Attac, PCF, les Alternatifs, etc.) était retournée à ses stratégies propres, de peur de louper quelque chose et, bien sûr, pour tirer la couverture à soi. Tout ce petit monde s’était ensuite re-re-trouvé pour préparer les élections présidentielles. Mais là, les enjeux de pouvoir sont ressortis comme jamais. Tout le monde voulait être «unitaire» mais chacun cherchant à faire passer ses idées (et son ou sa porte parole) avant les autres, la LCR la première. Tout cela a donné ce que l’on sait. Étant donné que Besancenot est celui qui s’en est le mieux sorti (près de 5%), sa formation remet aujourd’hui sur le tapis la dynamique unitaire dont tout le monde rêve. Mais cette fois, la ligue met clairement ses conceptions et son porte parole comme préalable à l’unité.

Pourquoi LO ne les rejoint pas ?

Lutte Ouvrière est une organisation vieillissante. Ses dirigeants commencent à se rendre compte que leur rigidité dogmatique fait peur à tout le monde. Ils se préparent actuellement à remplacer la vieille Arlette et commencent à aborder des sujets un peu plus larges que les seuls combats ouvriers. Par exemple, ils publiaient en septembre dernier un article intéressant sur l’écologie dans leur journal théorique. Lors de leur congrès de décembre 2007, ils ont questionné leur «rayonnement politique». C’est bien connu, tous les étés, LO traverse le pays avec ses «caravanes», à la rencontre du prolétariat. Et bien maintenant, ils tenteront de le faire tous les deux mois quand c’est possible. Un des fers de lance de leur implantation locale est d’avoir des conseillers municipaux. Pour arriver à leurs fins ils sont prêts à des listes commune avec le PS et le PC comme à Ivry-sur-Seine (94), et ce «dès le premier tour». Ils comptent se présenter dans plus de de 128 communes. Comme l’évoquent les militants de leur Fraction, les candidatures de LO risquent de ne servir que de faire valoir d’extrême gauche, dans les mairies PCF pour pouvoir résister au PS. Inversement, si le PS accepte l’extrême gauche sur certaines listes, ce n’est que pour affaiblir son rival communiste. C’est bien dommage pour des trotskystes que de faire le jeu à la fois des staliniens et des sociaux-démocrates !

La LCR, pour sa part, se dit prête à se présenter dans 180 villes, sur des listes indépendantes, qui peuvent éventuellement fusionner au second tour. Elle compte sur les militants pour recruter des gens à mettre sur les listes (par exemple les copains-copines des militants dans certains quartiers !). Ces listes ne semblent pas relever d’enjeux fondamentaux pour la Ligue, mais semble n’être qu’un outil de plus pour lancer et populariser le nouveau parti. Au contraire, LO mise beaucoup sur ces élections. D’après eux, les conseillers municipaux ont un rôle important et permettent par exemple de faciliter le soutien aux grèves locales, comme en obligeant une mairie de gauche à soutenir financièrement des grévistes, ce qu’ils auraient déjà permis… Sur le terrain, le discours est tout autre. Une candidate LO sur une liste commune en banlieue parisienne explique sa candidature ainsi : «Face à la droite, même si la ville ne peut pas tout pallier, nous voulons contribuer à améliorer la vie des gens»… avec le PCF, le PS et les subventions de l’État…

Il est intéressant de voir que LO ne suit pas la dynamique lancée par la LCR, en argumentant que ce n’est pas le Parti dont ils rêvent, qu’ils ne parlent pas explicitement de révolution communiste. Bien qu’ils souhaitent au Nouveau parti de réussir, on sent un léger mépris paternaliste : «Certains s’engagent dans des ONG pour intervenir dans des pays sous développés, d’autres le font plus près de chez eux pour aider les Sans papiers ou les Sans logis, d’autres, simplement outrés par les mesures du gouvernement souhaitent s’y opposer selon leurs moyens. Et ce serait une bonne chose qu’à défaut d’être révolutionnaire, ils puissent trouver une organisation importante, vaste, susceptible d’agir et qui corresponde à leurs idées» (texte du congrès). De fait Lutte Ouvrière préfère se replier sur ses acquis : l’implantation dans les entreprises et une formations rigoureuse (et dogmatique) de militants recrutés à la sortie des grandes écoles.

Au niveau de ses axes politiques, LO semble rejeter l’anti-sarkozysme et préfère se concentrer sur une analyse de l’hégémonie politique de la droite. L’organisation d’Arlette semble comprendre qu’il y a un enjeu à défendre sans concession un programme de lutte de classe, plutôt que de se placer sur le terrain de la gauche de la gauche. Ils font le choix de développer leurs acquis, jouant sur le fait que la radicalisation de la droite attirera le prolétariat vers «son vrai parti»… La Ligue elle, on l’a vue, fait le choix du «pragmatisme» de gauche.

Vers une stratégie révolutionnaire unitaire ?

La question que l’on pourrait ainsi se poser est : doit on se méfier du Nouveau parti et continuer nos affaires dans notre coin ou bien tout plaquer et rejoindre les camarades dans un grand élan de spontanéité «unitaire»… ? Bien évidemment l’un ou l’autre de ces choix serait trop simple. Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises que l’unité, même seulement chez les libertaires a valeur de mythe. Il ne serait pas sensé de croire que tout les militantEs «anticapitalistes» peuvent lutter dans la même organisation. Pour répondre à Besancenot, les divisions qui traversent le mouvement ouvrier depuis la Première Internationale relève d’enjeux fondamentaux. Il ne peut, par exemple, y avoir de conciliation entre ceux qui sont prêts à défendre l’État par anti-libéralisme et ceux qui veulent en finir le plus vite possible avec lui. À ce sujet la question de la défense du service public est fondamentale… Pour nous, des militants révolutionnaires conséquents ne peuvent pas faire l’impasse sur l’analyse du service public comme étant une nécessité du capitalisme, plus ou moins forte suivant les époques. Les classes populaires on évidemment tout à craindre d’une défaillance de celui-ci, mais, un discours révolutionnaire se doit, au moins, de proposer de dépasser la gestion étatique des besoins de la société plutôt que de défendre un statu quo avec la bourgeoisie. Si un jour une situation révolutionnaire se présente, on peut se permettre de douter qu’un Parti qui risque de faire plus de 10% aux élections, d’avoir des députés, voire des mairies, nous suive et plaque tout ce qu’il a réussi à construire au sein des institutions… Pourtant, les communistes savent que seuls les conseils révolutionnaires (d’entreprise, de quartier) peuvent être l’avenir des exploités.

Pour autant, plutôt que de railler de la proposition de la LCR nous nous devons de suivre cela de près car il se peut que le NPAC devienne un espace important de la recomposition du mouvement social. Nous n’avons pas à en avoir peur puisque, a priori, cette organisation véhiculera tout de même des perspectives de rupture, et surtout la nécessité de lutter. Ils contribueront certainement à renforcer la visibilité politique des «anticapitalistes» dans la société, ce qui serait un point d’appui pour l’émergence d’un mouvement social révolutionnaire. Au moins, la Ligue pose concrètement les questions de l’organisation, et de l’émergence d’un discours politique conséquent pour les luttes, questions qui sont fondamentales.

Quant à LO, il y a de fortes raisons que l’on se retrouve (comme souvent) à leur côté pour développer des positions de classe dans des luttes. De plus, même au sein d’un Nouveau parti, il y a de fortes chances que les militants de la Ligue gardent leur stratégie d’opposition syndicale avide de prise de pouvoir au seins des directions (notamment dans l’Union Solidaires, où il devrait rapidement y avoir un certain nombre d’enjeux). Alors, nous ne pourrons que nous satisfaire si les militants de LO prônent comme nous, une autre approche de la lutte dans le monde du travail. D’autant plus que si le NPAC veut regrouper large, cela comprendra tout un tas de carriéristes et d’apprentis bureaucrates qui n’ont que faire de l’évolution du rapport de force entre les classes, et préfèreront développer leur propre organisation pour elle-même et leurs ambitions, plutôt que des perspectives communistes et révolutionnaires.

Séba, OCL-banlieue rouge (pâle), 24 janvier 2008
Courant alternatif no 177, février 2008

Sources : Lutte de classe, spécial 37e congrès, décembre 2007 (Bimensuel théorique de LO) ; Convergences révolutionnaires, no 55, janvier 2008 (Bimensuel théorique de la Fraction de LO) ; Textes des plateformes aux congrès de la LCR (dispo sur leur site) ; Différents textes, tracts, interviews, meetings et discussions…

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commentaires

bertin 19/02/2008

reves de pouvoir, la politique c de la m......................
sont tous les memes
je vais te faire rire hier soir la mère M;;;;;;;;;;;;;Esr passé distribuer avc un jeune belatre bien vetue et par hasar j'écoutais à fond les anarchiste  feré elle a tiré une tete et m'a regardé de haut en bas ah oui je vous connais tiens donc moi aussi  te jure méprisant le regard
je lui ai demandé si le replatrage des murs et le fait qu'elle passe le meme jour avait à voir mais non chere Madame c'etait prévu depuis longtemps  .........

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