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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 04:37

 

 Appel d'Alessandria in movimento: Action  à Alessandria :le dimanche 2 octobre · 21:00 - 23:00

 

Exactement un an après la fermeture du théâtre que nous construisons une grand événement Pour la réouverture du théâtre, contre la mauvaise gestion des deniers publics et de fausses promesses, pour une culture libre et accessible à tous, nous voulons être les leaders de notre présent et construire l'avenir que nous voulons. Parce que maintenant nous sommes indignés!

 

Nous avons un exemple le Teatro Vallede rome

14 juin 2011 a été occupé le Teatro Valle à Rome. Les occupants du Teatro Valle sont les travailleurs et les travailleurs du spectacle, du cinéma / théâtre / danse artistes / techniciens / opérateurs, stables, instables et intermittents mobilisés depuis des mois contre les attaques répétées sur le monde de l'art et la connaissance, contre les coupes à la culture et pour nos droits! Les travaux en cours à l'Occupé Teatro Valle: les occupants ne veulent pas de décider de la gestion du Teatro Valle à Rome, mais sont d'élaborer des propositions sur la façon d'imaginer de nouveaux systèmes de gestion des théâtres publics et plus généralement à partir du bas de repenser de nouveaux modèles de politique culturelle en Italie, parce que référents politiques droite et gauche ont perdu toute forme de légitimité en tant qu'interlocuteurs. C'est à partir de laquelle vous voulez commencer est juste le sentiment de malaise croissant et l'utilisation généralisée de ceux qui travaillent et vivent à l'intérieur du théâtre - en particulier la perception d'une génération de jeunes artistes et aux travailleurs d'être exclus de la place et de la dynamique dans laquelle les décisions et les conception de la politique culturelle, nous sommes exclusde la perception d'une génération à payer en termes de nécessité pour la survie artistique, éthique et travaux de génie civil.

 

en lisant l'italien tu peux visiter le blog du Théatre Valle occupé:http://teatrovalleoccupato.it


article du courier international consacré à cette batailledu théatre Valle de Rome

Le théâtre Valle de Rome.

Dans n'importe quel autre pays, le théâtre Valle de Rome n'aurait eu qu'un destin possible : celui de tout monument national. Dans l'Italie paradoxale de Berlusconi, le plus vieux et plus beau théâtre de la capitale peut devenir soit un grand restaurant soit le lieu d'une petite révolution. Depuis dix jours [le 14 juin] et dix nuits, s'y joue la révolte de la culture. Les occupants se sont fait ouvrir la forteresse grâce au plus italien des stratagèmes : une belle jeune femme a feint de demander des informations… Une fois entrés, ils ont bloqué les portes d'entrée et de sortie avec des chaînes et des planches, ne laissant entrer que ceux qui veulent bien participer à leur action. Depuis ce jour, une poignée de gens du spectacle, en grande partie de jeunes précaires, gère le théâtre mieux que n'importe quel conseil d'administration.

Chaque soir, 2 000 spectateurs viennent voir des dizaines d'artistes célèbres, d'Elio Germano [acteur de cinéma, prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2010] à Andrea Camilleri [auteur de romans policiers], de Franca Valeri [actrice de théâtre et de cinéma] à Silvio Orlando [personnage principal de Caïman, le film de Nanni Moretti] en passant par Moni Ovadia [acteur, écrivain et dramaturge]. La police le sait et les observe de loin… Jour après jour, cette lutte née un après-midi est devenue le symbole d'une autre Italie. Une Italie qui "considère la culture comme une bien public au même titre que l'eau", comme le dit Elio Germano. Un pays de jeunes gens qui se sont formés à l'étranger et croient dans le mérite ; des acteurs et des actrices qui étudient le théâtre et ne font pas la queue chez Lele Mora [agent de mannequins et de vedettes proche de Silvio Berlusconi et mis en cause dans le Rubygate] pour décrocher un job, des régisseurs et des techniciens, dans la précarité depuis des lustres parce qu'ils n'ont pas de Luigi Bisignani [lobbyiste et homme d'affaires proche du pouvoir] qui les recommande auprès des mandarins de la RAI, la télévision publique. Tous, ils n'en peuvent plus des humiliations, des stages gratuits qui durent des années, des "envoyez-moi votre book" et des "mais qui tu connais au juste ?", des fausses auditions où l'on vous dit : "Allez, tu as une minute", alors qu'en fait "le casting est déjà arrêté sur un parent ou un ami du metteur en scène", de faux laboratoires de théâtre dont l'entrée est payante et où on te fait faire deux semaines d'improvisation pour ensuite te plagier les monologues.

Margherita Vicario, 23 ans, connaîtra peut-être un jour la reconnaissance, elle qui, en attendant, chante, fait de la musique, écrit des chansons – y compris en anglais – et est bénévole dans des hôpitaux psychiatriques : "Je paie mes factures comme tout le monde grâce à ce que je gagne en travaillant pour la télévision. Je ne peux pas travailler au théâtre, ce serait du luxe, puisqu'on y travaille gratis. Je me demande souvent : comment se fait-il que mes amis ou collègues acteurs à Londres ou à Barcelone vivent mieux que moi ?"

"Cela fait trente ans qu'en Italie on parle de fermer les organismes qui ne servent à rien ou d'abolir les provinces. Cela n'a jamais été fait. L'ETI [Ente teatrale italiano, seul organisme public qui gérait et protégeait la plupart des théâtres en Italie] a été supprimé par le ministre de l'Economie, il y a sept mois, en à peine deux heures", raconte Danilo Nigrelli, comédien et metteur en scène, à la tête de la révolte. L'ETI [gérait le Valle de Rome, le Teatro della Pergola de Florence, le Duse de Bologne, autant de lieux clés de l'histoire du théâtre en Italie qui risquent de finir aux enchères. Derrière cette situation catastrophique transperce l'anticulture qui a dominé ces vingt dernières années alors même que l'Italie détient 60 % des biens artistiques de la planète et où 12 % du PIB provient du tourisme. Le cinéma italien, pourtant largement délaissé est la troisième industrie du pays. Environ 250 000 personnes travaillent dans le monde du spectacle : c'est 50 000 de plus que chez Fiat. Mais pourquoi l'Italie, qui a plus d'avocats et d'architectes que la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, a beaucoup moins d'artistes de profession ? "D'où vient cette fausse idée selon laquelle les artistes ne font pas un vrai travail et sont entretenus par l'Etat ?", s'interroge Manuela Cheribini, traductrice et metteuse en scène. Que les choses soient bien claires : nous ne voulons pas revenir à l'ETI d'avant et nous ne défendons pas à tout prix l'aumône d'Etat que représente le FUS (Fondo unico dello spettacolo, principal source de financement public du monde du spectacle). Le FUS te donne de l'argent que tu dois ensuite déclarer et restituer en partie sous forme d'impôt avec des intérêts pour l'Etat et en faisant profiter, au passage, les banques italiennes. Nous demandons seulement de pouvoir travailler, comme n'importe où ailleurs en Europe, sans être décimés par les impôts et la bureaucratie et sans devoir dépendre de la charité intéressée des hommes politique."

"Il y a de la colère, de l'amertume et de la douleur dans cette occupation mais aussi de la joie et une forte volonté de faire changer les choses", souligne Gabriele Lavia, directeur du théâtre  de Rome et qui, en théorie, devait prendre en charge la programmation de la prochaine saison théâtrale du Valle, en attente de sa mise en vente. En tant que directeur, il s'est attiré ici une bonne dose de sifflements. "Je suis l'unique représentant d'une institution à s'être montré ici. C'est normal qu'ils m'aient remis en cause. Pourtant je suis favorable à cette occupation. C'est salvateur… Si j'étais eux, je la ferais durer un an." Un vœu pieux ? Ce qui est sûr, c'est que tout au long de sa glorieuse histoire, le théâtre Valle n'aura jamais accueilli autant de monde. Des commerçants du quartier aux passants attirés par le bruit et la cacophonie. Mercredi [le 22 juin], comme chaque soir, les occupants ont dû renvoyer une centaine de spectateurs pour des questions de sécurité. Le théâtre était bondé et, sur la scène, se croisaient devant la foule les grands acteurs et les débutants aux jambes tremblantes. On se serait cru dans un autre temps, avec les applaudissements, les sifflements, les "basta !" et les "encore, encore". Vers 1 heure du matin, Margherita chante une dernière chanson et les lumières s'éteignent. Les occupants rejoignent leur duvet et s'installent pour une nouvelle nuit dans des loges datant du XVIIIe siècle. Le théâtre Valle a été inauguré il y a trois siècles [en 1727] et aura vu passer le XIXe néoclassique et le XXe avant-gardiste, avec notamment la première représentation de Six personnages en quête d'auteur (1921), du dramaturge Luigi Pirandello. Le cinéaste Mario Monicelli, qui aimait beaucoup le théâtre Valle, lui avait rendu hommage dans une scène inoubliable du Marquis s'amuse (1981). S'il n'était pas mort [le 29 novembre 2010], il serait sûrement ici même à observer, dans son théâtre, la révolte en cours de la culture italienne.

 

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