Quantcast

Pour nous contacter

Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence

envoyer vos suggestion

sur:

new:c.l-v@hotmail.fr

rappel envoie aucun message à

le laboratoire@no-log.org


 


Bibliothéque  de prêt

infokiosques
le mercredi de  16h30 - 19h

Accueil/infos SIAD-AIT
vendredi toutes les deux semaines

de  17h30à19h

Emission radio Labo
sur radio Mega
99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à  9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15

Syndication

  • Flux RSS des articles

Recommander

Images aléatoires

Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

le blog du laboratoire anarchiste

article de presse  sur l'actualité du département de l'isère André Vallini, on le retrouve aussi supervisant le dossier du projet du center Parc à Roybon. C'est peut être un début de brêche dans le camp du promoteur gérard Brémond.

Article publié le 1er mars 2012)

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'André Vallini a eu chaud. Le sénateur socialiste de l'Isère, chef du pôle Justice dans l'équipe de campagne de François Hollande, comparaissait le 1er mars devant le conseil des prud'hommes de Grenoble. Il était poursuivi pour "harcèlement moral", "licenciement abusif" et "discrimination liée à l'âge" par Brigitte, 56 ans, son ancienne assistante parlementaire. Embarrassant pour l'ancien président remarqué de la commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau, qui se rêve depuis des années en futur ministre de la Justice en cas de victoire de la gauche.

Mais à l'issue de plus d'un an de procédure, après l'échec d'une première tentative de conciliation et une audience extrêmement tendue, un accord financier a finalement été trouvé avec la plaignante. Fin donc, du litige. André Vallini quitte le tribunal d'un pas pressé, sans un regard ni un mot pour les journalistes. Brigitte, elle, est en larmes.

"Etre reconnue dans mon statut de victime"

Un dénouement imprévisible quelques minutes avant le début de la séance. Juste avant d'entrer dans la petite salle du tribunal de Grenoble, inhabituellement bondée et gardée par pas moins de quatre policiers pour l'occasion, Brigitte jurait pourtant qu'elle ne transigerait pas. "Tout ce qui compte pour moi est d'être reconnue dans mon statut de victime".

Seule explication livrée par son avocat, Me Jean Eisler, à l'issue de l'audience : "Les juges nous ont fortement incités à trouver une conciliation". Sans que l'on sache démêler ce qui, du calendrier politique national, de l'influence locale de celui qui est aussi président du Conseil général de l'Isère, ou de la volonté farouche de ce dernier de se débarrasser de cette douloureuse épine dans le pied, a le plus pesé dans cette soudaine entente. Et sans que soit dévoilé le montant de la transaction, frappé d'une "clause de confidentialité". Seul indice : au départ, Brigitte réclamait 100.000 euros de dommages et intérêts.

Une cabale politique ?

Pour André Vallini, assis bras et jambes croisés devant les cinq conseillers prud'homaux, enlevant et remettant ses lunettes transparentes, pas de doute : l'affaire est politique. Visiblement agacé, il ne cesse de chuchoter à son avocat, mais assez fort pour être entendu de tous : "Comme par hasard, à la précédente audience, en décembre, il n'y avait personne, et aujourd'hui c'est plein de monde". Ou encore, à propos de l'avocat adverse : "Il plaide pour les journalistes !"

Dans un communiqué daté du 9 janvier, il déclarait déjà : « Cette procédure de licenciement qui dure depuis plus d’un an sort curieusement dans la presse en pleine campagne présidentielle". Son avocat, Me Jean-Michel Detroyat, lâche même le mot "cabale". Ce à quoi l'avocat de Brigitte rétorque : "Nous sommes dans un conflit entre une salariée et son employeur, tout le reste ne nous intéresse pas. Dire que nous participerions à un complot ou une machination est grotesque".

"Des jeunes femmes avenantes…"

01 03 12 Brigitte Volmat
L'ancienne assistante parlementaire d'André Vallini, qui le poursuivait aux prud'hommes pour "harcèlement moral". (Le Nouvel Observateur)

Que reproche Brigitte à André Vallini, auprès de qui elle a milité dans l'Isère depuis 1986, et dont elle a été l'assistante parlementaire pendant 13 ans ? De l'avoir "mise au placard" à partir de 2005 en la dépossédant progressivement de toutes ses missions, pour les confier à de nouveaux collaborateurs recrutés au Conseil général de l'Isère. Et plus précisément à une jeune collaboratrice, devenue du jour au lendemain sa supérieure hiérarchique. "Elle a trente ans de moins que moi", martèle Brigitte, en se triturant nerveusement les mains et les ongles. Et c'est visiblement là que le bât blesse le plus…

L'avocat de Brigitte y revient avec insistance, puisque c'est là-dessus qu'il fonde la "discrimination liée à l'âge".

Dans le ressenti d'une femme qui a – pardonnez-moi Brigitte – passé le cap de la cinquantaine, être remplacée par des jeunes femmes avenantes, fringantes, qui ont sans doute d'extraordinaires qualités, mais qui ont la moitié de son âge, n'est pas bien vécu. Elle est humiliée, meurtrie. Pour elle cela ressort davantage de la communication visuelle que de la compétence professionnelle".

Allusion détournée, mais bien comprise dans l'assistance grenobloise, à une autre jeune recrue du Conseil général de l'Isère : la nouvelle attachée de presse, qui n'est autre que Virginie Dechenaud, la blondissime Miss Rhône-Alpes 2009.

Harcèlement

Autre grief : le harcèlement. L'avocat détaille la dégradation des conditions de travail : une prime supprimée, une évolution statutaire refusée, le téléphone portable supprimé ("une petite vexation de plus"). Et puis ces documents qui reviennent barrés d'"annotations sèches, rageuses, méchantes, brutales mêmes". Mais surtout, Brigitte se sent délaissée. Isolée après le licenciement de sa collègue. Pire, André Vallini ne vient "plus jamais la voir" quand il passe à la mairie de Tullins, où elle tient sa permanence de député. "Pendant plus de deux ans, je n'ai pas vu mon employeur", répète-t-elle.

Pourtant, les deux avocats rappellent que Brigitte et André Vallini "entretenaient une forte relation d'amitié", qu'ils se sont présentés ensemble, jeunes, aux élections municipales à Tullins (dont Vallini devient maire en 1986, à 29 ans), qu'ils se sont toujours tutoyés et appelés par leur prénom. Vallini ne manquera d'ailleurs pas de jouer sur cette corde sensible à la barre, en lançant l'air de rien "hein Brigitte ?" pour se faire confirmer la date d'embauche d'une collaboratrice.

"Vous êtes un Kleenex"

Pour Brigitte, le dépit est tel ("Du jour au lendemain, vous êtes un Kleenex, vous n'existez plus", témoignait-elle quelques jours avant l'audience), qu'elle finit par saisir l'inspection et la médecine du travail, victime d'un "état pré-dépressif", de "bouffées d'angoisse" et de "troubles du sommeil". Mais le 16 juin 2010, elle est licenciée pour faute.

André Vallini lui reproche d'avoir "dénigré son action", d'avoir fait de la "rétention d'informations" en bloquant des dossiers, d'avoir refusé de coopérer avec ses autres collaborateurs. Et la goutte d'eau, un jour d'avril 2010, d'avoir eu une "réaction très agressive" à l'encontre de sa nouvelle jeune supérieure, qui aurait "tourné à l'agression physique". Brigitte dément (d'où, entre autre, la poursuite pour "licenciement abusif"), mais l'avocat de Vallini souligne qu'aucune plainte pour dénonciation calomnieuse n'a été déposée… Ambiance.

Au final, André Vallini conclut, pour justifier le licenciement, à une "altération profonde et irrémédiable du lien de confiance indispensable à une collaboration efficace et sereine". Et rappelle que toutes ses propositions de "solution amiable ou transactionnelle" ont été refusées… Jusqu'à ce jeudi 1er mars, où, moyennant finance, il se déleste enfin de cette gênante affaire. De quoi se remettre à rêver, pourquoi pas, de la place Vendôme.

(Article publié le 1er mars 2012)

Retour à l'accueil

Recherche

Agenda

  Mardi 18 juin à 19h

Repas de solidarité

aux compagnon-e-s  italien-e-s emprisonnée-s

pour le G8 Gênes 2001 

pour "dévastation et saccage"

Archives

Présentation

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés