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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:56

Après la journée de manifestations pour les retraites , il es toujours temps de chercher à comprendre , ce qu'on a trouvé

1-Les prémices de la crise sociale.

 

« Résumons-nous : le réformisme suppose que le capitalisme soit réformable. Tant que celui-ci conserve ce caractère, l'essence révolutionnaire de la classe ouvrière demeure à l'état latent. La classe ouvrière cessera d'avoir conscience de sa situation de classe, et elle identifiera ses aspirations à celles de la classe domi­nante. Un jour cependant, la survie du capitalisme finira par dépendre d'un « réformisme à rebours » ; le système sera contraint de recréer les conditions qui ont conduit au développement de la conscience de classe et à la perspective d'une révolution prolétarienne. Lorsque ce jour viendra, le nouveau capitalisme ressem­blera à l'ancien, et il se retrouvera de nouveau, dans des conditions changées, face à l'ancienne lutte de classe. »

( Paul.Mattick, Le nouveau capitalisme et l’ ancienne lutte de classes ( 1968) Edition Spartacus  sous le titre «  Le marxisme hier, aujourd’hui et demain).

La mondialisation capitaliste, c’est à dire le retour à la libre concurrence est la solution draconienne que les bourgeoisies multinationales  allaient mettre en action  pour lutter  contre la crise de rentabilité du capital qui commença à sévir dés 1975. Le système keynésien qui avait si bien fonctionné  durant les trente glorieuses était montré du doigt, et dans les couveuses de l’ université de Chicago et l’ institut britannique Adam Smith ainsi que Saint Andrew  une nouvelle génération d’économistes ne demandait qu’à  éclore pour bouleverser le dogme économique de Keynes.

Voilà donc que nos jeunes économistes, formatés sur les bases des travaux de Milton Friedman et de Gary Becker, vont se répandre comme la peste dans les conseils économiques de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher, certains accéderont aux institutions de Bretton Woods , du FMI et de la Banque mondiale. Ils ne tarderont pas à convaincre, de nombreux gouvernements au fait qu’il faut maintenant sonner le tocsin de l’économie réglementé et de briser tous les carcans avant de finir comme le capitalisme d’état de l’ URSS.1 

La recette consistait  dans un premier temps, à  appliquer le système des « 3 D » (déréglementation, désintermédiation, décloisonnement)

Le glas de l’ économie administrée avait sonné et dans les milieux financier les ténors du monétarisme, montraient du doigt l’ affaire du crédit lyonnais revendiquant que la banque devienne mortelle. Le programme commun de la gauche (PC/PS) fut nié jusqu'à la moelle des os par la gauche elle même. Plus de 65 groupes (banques, compagnies d’assurances, entreprises industrielles), seront soumis à la  privatisation. Ce programme va toucher les nationalisations de 1982, voire de 1945.

C’est surtout à partir de 1986 que l’offensive de cette nouvelle donne du capital à l’ échelle mondiale commença ses attaques contre le monde du travail, en France  (libéralisation des prix, suppression du contrôle des changes, développement de la concurrence, lutte contre les rigidités concernant l’embauche et les dénationalisations). Dés 1987 date du début des dévalorisations financières en chaînes, la politique monétariste de l’ultra-libéralisme est remise en cause, le bilan est plus que négatif. De nouveau la question de l’Etat ; et de sa réhabilitation revient sur le tapis. En Grande-Bretagne Thatcher démissionne le 22 novembre 1990 ; c’est la fin des croisades contre le “ Welfare State ” (Etat-providence), Aux USA Bill Clinton est réélu sur un programme de relance de l’économie par des dépenses publiques, il veut “ réinventer l’Etat ” et parle d’une réforme en profondeur du système de protection sociale. Dans pratiquement tous les pays occidentaux des mouvements de réhabilitation du rôle de l’Etat auront lieu, mais la purge sociale aura été programmée par tous les Etats et la réhabilitation de l’Etat ne remettra pas en cause la poursuite de cette purge, elle va au contraire la diriger, la contrôler et l’accentuer.

En 1989, le gouvernement Rocard entend donner une nouvelle ambition à l’Etat, il parle de “ renouveau du service public ” dans la pratique il va constamment opposer les usagers au secteur public préparant ainsi le terrain des privatisations de 1993 du gouvernement Balladur ; 21 groupes visés : Renault, air France l’ Aérospaciale, en 1994 privatisation totale d’Elf-Aquitaine  et de l’UAP. . La guerre contre le monde du travail , contre ses acquis issus des luttes de classe est déclarée et les ténors du capitalisme le disent tout haut du « passé faisons table rase » . Tous les garanties sociales vont y passer et y passent encore : Retraite, santé, salaire, contrat de travail, temps de travail, convention collectives,  démontrant ainsi que le capitalisme n’a plus rien à offrir. Cette situation pousse chaque jour la bourgeoisie mondiale à resserrer son étreinte contre les classes dite dangereuses, contre un terrorisme qui ne lui arrivera jamais qu’à la cheville, elle affûte ses couteaux et essaye encore de vendre du «  sécuritaire » aux couches de la classe moyenne pendant qu’elle le peut encore. Seulement chaque jour sa marge de manœuvre se réduit, de même que se réduit tout espoir d’ un changement positif et humain dans le cadre du système capitaliste.

notes

 

1 « Historiquement, la concurrence signifie la dissolution des contraintes corporatives de la réglementation d’Etat, l’abolition des frontières à l’intérieur d’un pays ; sur le marché mondial, elle élimine le cloisonnement, la prohibition ou le protectionnisme. Bref historiquement elle apparaît comme négation des modes de production antérieurs à celui du capital et comme abolition des entraves et des législations qui leur sont propres. » (Grundrisse 3. Chapitre du Capital, édt 10/18 , page 257.)

 

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