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On parle de cette arrachage de pieds de vigne transgénique car cette arrachage est un acte diffusé à l'extérieur de la France comme un acte important dans une campagne européenne radicale contre les OGM. i on va diffuser prochainemen des pistes de réflexion à propos de cette acte citoyenniste, les lecteurs du blog du Laboratoire peuvent nous transmettre leur réflexion directement à notre adresse postale Le laboratoire 8 place St jean valence 26000
Une soixantaine de faucheurs ont saccagé 70 pieds de vigne transgénique dans l’unité de Colmar de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès des gendarmes.
Les faucheurs se sont introduits dans le champ aux alentours de 05h00 dimanche et ont saccagé les vignes avant d’avertir la presse. Policiers et gendarmes sont rapidement arrivés sur place: environ 70 hommes ont pris place autour du champs et ils retenaient toujours les faucheurs dans l’enceinte à 07h00.
« Nous avons agi dans la non-violence, à visage découvert. L’argent public finance les OGM, ces essais s’effectuent en plein champs et nous n’en voulons pas », a déclaré Olivier Florent, l’un des faucheurs volontaires.
L’Inra, qui n’était pas encore joignable dimanche en début de matinée, a déjà connu en septembre 2009 le saccage de 70 plants de vignes OGM sur lesquels l’institut menait des essais depuis 2005.
Qu'en dit José Bové:?
Il faut « mettre en avant des pistes alternatives » pour lutter contre la maladie du court-noué dans les vignes, a déclaré lundi sur RTL le député européen José Bové (Europe Ecologie), pour qui les OGM ne sont pas « une réponse qu’attendent les viticulteurs ».
Après l’arrachage, dimanche matin, de 70 pieds de vigne transgénique à Colmar, la présidente de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) Marion Guillou, a pour sa part regretté que les faucheurs aient « détruit huit années de travail de chercheurs, en quelques minutes ».
« Cette destruction c’est inadmissible, c’est un acte violent, ces faucheurs volontaires, contrairement à ce qu’ils disent, sont entrés par effraction », a-t-elle insisté.
Lors d’un débat sur RTL face à M. Bové, elle a relevé que des pistes alternatives, et notamment « une jachère qui utilise des méthodes de lutte biologique », sont déjà étudiées par l’Inra contre cette maladie qui provoque la mort des vignes.
Il faut « explorer toutes les voies de lutte contre le virus du court-noué », l’OGM étant l’une d’elles, a-t-elle souligné, rappelant que le comité de suivi de l’essai en cours était « composé de gens pour ou contre les OGM » qui étaient informés « des résultats au fur et à mesure ».
D’après Mme Guillou, l’Inra commençait « à avoir des résultats sur cet OGM et notamment sur le transfert dans les bactéries du sol » de gènes insérés dans le génome de la vigne transgénique. « Comme l’essai a été détruit, on ne pourra pas conclure (…) et dire si oui ou non il y a transfert dans les bactéries du sol des transgènes », a-t-elle regretté.
« Comment pouvons nous répondre aux citoyens si on détruit les essais avant d’aller au bout de l’expérimentation ? », a-t-elle lancé, estimant qu’il « va être de plus en plus difficile pour l’Inra, organisme de recherche public, de garder des scientifiques compétents en France sur ce type de programme ».
« Ce sont les pistes alternatives qu’il faut mettre en avant », a insisté José Bové, qui se dit « favorable à la recherche, y compris sur les OGM en milieu confiné ». Mais, a-t-il ajouté, « à partir du moment où on sort dans le champ, il y a un véritable risque et je pense que le jeu n’en vaut pas la chandelle ».
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
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