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La tyrannie la plus redoutable n'est pas celle qui prend figure d'arbitraire, c'est celle qui nous vient couverte du masque de la légalité." Albert Libertad

le blog du laboratoire anarchiste

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 08:22

on vous donne l'information issus de next up , on peut lire aussi sur le site de la CRIIRAD le communiqué du 23 septembre et aussi le communiqué de l'association  Henri Pézerat.C'est ignoblede la part des divers organisation politique de laisser sans réaction face à cette mort de Josétué par le capital. Aucune manifestation, rien , si la chaîne humaine du RSN 26 07 avec les bouffons du NPA et les autres on est habituéde leur compromission.

communiqué de Next up.

Ce lundi 12 septembre 2011 à 11 h 45 s’est produit une forte déflagration dans un des deux fours à induction électromagnétique de l’unité de fusion de l’usine CENTRACO (CENtre de TRAitement et de COnditionnement de déchets faiblement radioactifs), mitoyenne du site du CEA de Marcoule située sur la commune de Codolet (département du Gard), cette usine est classée Installation Nucléaire de Base (INB).
La radioactivité maximale alpha des déchets traités est fixée à 370 Bq/g ; leur radioactivité bêta gamma maximale à 20 000 Bq/g.

L’incendie qui s’est ensuite déclenché suite à l'explosion a été maîtrisé par l’intervention d'une équipe d'intervention de l'usine et des pompiers de Bagnols environ 30 mn plus tard. Paradoxalement une sirène aurait retenti sur le site à 13 h 22 !

L'accident a provoqué un mort et 4 blessés dont un gravement brûlé à 80%.
Roland Vierne, représentant du directeur de l’usine et porte-parole de SOCODEI a déclaré : "C'est la première fois qu'un tel événement de cette ampleur s'est produit sur le site".
Le Plan d’Urgence Interne (PUI) a été activé avec le confinement à titre préventif du personnel, mais le Plan Particulier d'Intervention (PPI), qui prévoit des mesures comme le confinement ou l'évacuation des populations riveraines menacées n'a pas été déclenché, néanmoins dans les écoles des confinements temporaires ont été exécutés.

L’usine CENTRACO exploitée par la société SOCODEI (SOciété pour le COnditionnement des Déchets et des Effluents Industriels) filiale de la SA EDF et d’AREVA mise en service en 1999 est unique en France, elle emploie 190 personnes (CENTRACO) et globalement environ 350 personnes sur le site de Marcoule, elle traite de 3 000 à 6 000 tonnes / an de déchets radioactifs.
Au final CENTRACO produit des "colis" essentiellement à destination de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), qui est l’établissement public industriel et commercial chargé de la gestion de l'ensemble des déchets radioactifs en France.

CENTRACO traite sur le même site dans deux unités différentes des déchets dits faiblement radioactifs soit par le procédé de fusion pour les déchets métalliques, soit par incinération pour les déchets incinérables (combustibles).

Aucune pollution environnementale radioactive ou chimique de rejets dits hors normes n’aurait été détectée à l'extérieur par les balises installées dans la région, affirment dans des communiqués distincts EDF et l'ASN qui a déjà classé provisoirement l’accident au niveau 1 sur l’échelle INES.

L’explosion n’aurait à proprement parlé pas endommagé le four à induction électromagnétique lui-même mais aurait projeté du métal en fusion, elle aurait peut être été provoquée par la présence de déchets liquides ou gazeux dans les métaux ou lors de la préparation du calibrage par découpages mécaniques, mais aussi et surtout de façon thermique, une enquête judiciaire a été ouverte pour en déterminer les circonstances.    

L’unité de fusion de l’usine CENTRACO est alimentée essentiellement par des transports routiers de containers de déchets radioactifs de France et de pays Européens.  Elle comprend un centre de tri, de préparation (découpage) et de conditionnement (calibrage, grenaillage, séchage) mécanique et thermique des déchets métalliques radioactifs provenant des installations nucléaires suivant leur volume, taille et leur type d’activité afin de pouvoir rentrer par l’ouverture du four .

L’essentiel de l’unité de fusion, dans laquelle s’est produite l’explosion se compose d’un four à induction électromagnétique d’une capacité de 4 tonnes qui porte le métal à 1600°, celui-ci était en charge lorsque l’accident s’est produit.
En principe ce type de four est ce qu’il y a de moins polluant en rejets d’effluents gazeux (tout est relatif !) et il assure en outre, toujours en principe, une homogénéisation qui engendre une optimisation du métal dans le bain de fusion.

Les gaz toxiques et radioactifs émis sont collectés tant que faire se peut par des systèmes de ventilations spécifiques, refroidis puis injectés dans un réseau de filtres à particules pour épuration toujours tant que faire se peut, puis rejetés par dilution dans l’atmosphère par des cheminées dont les conduits sont collectés et habilement camouflés dans une super structure en harmonie avec celle des bâtiments porteurs.
(Dans un autre finalité non ionisante il y a syllogisme avec la super structure de camouflage  située sur l’Hôpital Nord de Marseille ! [1]  [2].

Le métal en fusion est ensuite introduit dans une centrifugeuse qui lui fait prendre la forme d’un tube cylindrique d’environ un mètre de diamètre, il est ensuite scié pour pouvoir être conditionné en "colis" radioactifs munis d’un fond, d'un couvercle et d’une bride pour les manipulations. Les métaux radioactifs qui ne peuvent pas être traités par ce cursus de cette filière sont coulés sous forme de lingots chemisés qui peuvent atteindre le poids de 1,5 tonne, ils sont ensuite expédiés à l’ANDRA qui procède à leur stockage en surface en tant que déchets ultimes.

L’unité d’incinération traite les déchets radiatifs combustibles ainsi que certains effluents liquides qui proviennent des installations nucléaires, ainsi que ceux radioactifs d’hôpitaux et de laboratoires.

Après un contrôle radiographique visuel qui sert de tri, ceux-ci sont soit directement incinérés ou font l’objet d’un reconditionnement pour leur stockage.
L’incinérateur se compose de trois chambres afin de pouvoir confiner au mieux la radioactivité, sa température de fonctionnement est de 800°. Dans sa partie basse se trouvent deux vis sans fin qui assurent le brassage des résidus radioactifs pour achever leur combustion qui la transforme en mâchefer. Celui-ci et les cendres seront ensuite mélangés et liés dans un béton, auquel suivant certains types d’activités radiatives est adjoint une chemise de protection en acier, puis les blocs (colis) sont réceptionnés sous forme solide par l’ANDRA pour un stockage de surface. 
L’incinérateur traite environ une tonne de déchet à l’heure avec une réduction de volume d'un facteur de 17 à 20.

Le traitement des rejets des effluents radioactifs gazeux (fumée/particules) s’effectue en plusieurs étapes, en premier le refroidissement dans une tour, puis dans un vaste réseau de plusieurs centaines de mètres de filtres à manches. Le traitement chimique des effluents gazeux radioactifs se finalise avant rejet dans des colonnes dites de lavages afin d’éliminer notamment le chlore et le dioxyde de souffre, puis dans un réacteur catalytique pour éliminer les divers dioxydes (azote) et surtout les dioxines, ceci afin que les rejets par la cheminée d’effluents gazeux  par dilution dans l’atmosphère sur zone soient "aux normes".

En ce qui concerne les effluents radioactifs et chimique liquides, pareillement après traitement ils sont rejetés "aux normes" dans le Rhône suivant son débit pour une dilution.

En conséquence par exemple lorsque le Rhône traverse Avignon, il a "encaissé" les rejets contaminants d’effluents liquides radioactifs et chimiques dits "aux normes" qui sont en réalité cumulatifs et au final des Centrales ou Sites Nucléaires du Bugey, de Saint-Alban, de la CERCA (AREVA) de Romans [Reportage " les vérités qui dérangenrt" relatif à la pollution de l'Isère], de Cruas-Meysse, du Tricastin (EDF et AREVA) et ceux du complexe de Marcoule. Si par malheur vous habitez au sud d’Avignon, le Rhône offre un "bonus" toxique avec l’apport des effluents liquides radioactifs et chimiques de Cadarache.
La théorie des rejets dits "aux normes" a montré son "efficacité" avec le PCB dans les sédiments du Rhône !

Villeneuve-Lès-Avignon et l’ouest d’Avignon impactés ?

Il est possible que l’explosion ait engendré, comme toute explosion, des rejets de particules en tous genres par l'effet de souffle (suppression).
Pareillement les installations sensibles de filtrage radioactif sujettes à l’explosion n’ont-elles pas perdu leurs intégrités et rejeté de façon incontrôlée des particules ?
Les systèmes sophistiqués aboutissants aux conduits des cheminées de rejets ont-ils été endommagés ? 

En tout état de cause, aux niveaux des radionucléides tout dépend de ce qui a déclenché l’explosion et surtout de ce qui était traité au moment de l’explosion, le chiffre de "67 000 becquerels" a été indiqué pour l'ensemble du chargement. En tout état de cause CENTRACO n’a pas bonne réputation puisqu’elle a été rappelée plusieurs fois à l’ordre pas l’ASN pour manque de "rigueur" notamment pour avoir rejeté dans le passé des effluents gazeux de tritium hors des normes.

Lors de l’accident du lundi 12 septembre 2011 à 11 h 45 de l’usine CENTRACO de Codolet, le mistral soufflait fort, de façon très directive suivant un axe nord / sud, en conséquence les agglomérations proches de Villeneuve-Lès-Avignon et la partie ouest d’Avignon situées exactement sur la trajectoire peuvent avoir été impactées rapidement ceci pendant une courte période, malheureusement aucune balise et collecteur de particules de la CRIIRAD ne se situent dans cet axe précis, plein sud ou sud-sud-ouest.
Les deux balises de détection de la CRIIRAD sur zone, ne situant pas dans exactement dans l'axe des vents directifs dominants et assez forts, soit à 21 km au sud-sud-est d’Avignon pour la balise atmosphérique et à 17 km au sud-sud-est pour la balise aquatique [Plus d'explication et de détails : CRIIRAD]

Comprendre : Radioactivité, Irradiation et Contamination, Unités de Mesures, Sieverts, Becquerels, . . . [PDF]

L’ASN indique dans son dernier communiqué : "Il n’y a pas eu de rejet à l’extérieur", c’est une certitude difficile à croire, une explosion sans dispersion ?!!
Ce qui est sûr c’est que le fort mistral a surtout bien "arrangé" la situation sur le site, notamment lors des mises en scène "pour amuser la galerie" et les médias avec des mesures au sol réalisées par un technicien équipé d'un compteur Geiger dans l’enceinte ou sur les parkings de l’usine.

Faire acte de responsabilité aurait exigé des mesures notamment pour la population située dans l’axe Codolet / Villeneuve-Lès-Avignon !
De toutes les façons en cas d’accident nucléaire avéré et même majeur dans l’axe rhodanien, la vérité sera toujours cachée car il y aura impossibilité matérielle d’une évacuation des populations comprises entre Marseille et Lyon, ces deux villes étant évidemment incluses (zone impactée) !  

La réalité de l’explosion à l’usine CENTRACO :

"Des rejets radioactifs ont eu lieu malgré les démentis des autorités.
Les mesures indépendantes réalisées par le Collectif antinucléaire du Vaucluse (CAN84) indiquent le lundi 12 septembre à 15h30 un taux de radioactivité 10 fois supérieur à la mesure quotidienne sur Avignon et 4 fois supérieure au pied du Ventoux".

En voici les relevés qui font apparaître une augmentation anormale de la radioactivité en temps et en heure dont la cause pourrait être liée à l'accident de l’usine CENTRACO de Marcoule, sauf à ce qu'une autre explication crédible soit fournie par les responsables de l'accident nucléaire.


[source CAN Sud-Est]

Comme les mesures du Collectif antinucléaire du Vaucluse le démontrent les conditions météo (mistral assez fort) ont engendré une dissémination très directive et une dilution rapide des aérosols (poussières et particules radioactives) émettant des rayonnements Alpha et Bêta, ainsi que les divers rejets gazeux radioactifs.

Next-up organisation regrette de n’avoir pas été averti immédiatement de l’accident nucléaire car il aurait été possible de déployer et de mettre opérationnel sur zone, exactement à Codolet, ceci en moins de 45 minutes un Collecteur de Particules afin d’avoir des preuves irréfutables conservatoires et apporter une réponse détaillée sur la contamination.


La journée fut noire pour EDF, car dans la foulée de cet accident, l'action EDF perdait ce lundi à 14 h 15 près de 7% à la Bourse de Paris et hasard du calendrier l’AIEA était en réunion extraordinaire à Bruxelles pour, sic :
" L’Amélioration en matière de sûreté nucléaire ! "
Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA, a précisé que le centre de crise de l'agence Onusienne avait été "immédiatement activé" et il a demandé des informations à l'ASN concernant l'accident de CENTRACO à Codolet.

 

Annexe :

AUTORISATION DE REJETS CENTRACO - SOCODEI :

L’autorisation de rejets des effluents gazeux et liquide datée du 7 mai 1998, fixe les limites annuelles suivantes :

— Rejets gazeux radioactifs :
2 000 GBq de tritium, 2 000 GBq de carbone 14, 1 GBq d’émetteurs bêta/gamma et 0,2 MBq d’émetteurs alpha ;

— Rejets gazeux chimiques :
- l’unité " fusion " est autorisée à rejeter 4,8 t de CO, 4,8 t de HCl, et 28,8 t de SO2 chaque année.
- l’unité " incinération ", quant à elle, est autorisée à rejeter 13,8 t de CO, 0,940 t de HCl, 5 540 t de SO2, et 55,3 t de Nox [CliGard 27.vi.00].

— Rejets liquides radioactifs :
- MBq d’émetteurs alpha, 4 GBq de césium 137, 26 GBq d’émetteurs bêta gamma et 10 000 GBq de tritium.

— Rejets liquides chimiques :
- 270 t de chlore, 300 t de sodium et 255 t de sulfates par an [CLI Gard 27.vi.00].

PROBLEMES

Comment la SOCODEI va-t-elle apprécier correctement, à réception de toutes les pièces (conteneurs de déchets), les différents types de contaminations alpha, bêta ?
En 2000 la SOCODEI a effectué 8 audits sur les sites des producteurs de déchets : EDF 4, Cogéma 1, CEA 3.
Avant la mise en service de l’usine, la SOCODEIa indiqué que "des mesures seront effectuées sur les colis et conteneurs à l’entrée (réception)" et il y aura "des contrôles complémentaires au moment du déchargement et du tri permettant afin de déceler d’éventuelles anomalies ponctuelles."
Mais quels sont les valeurs des mesures et contrôles et pour quel pourcentage (quantitatif) des déchets ?

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