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le blog du laboratoire anarchiste

File:Wooden Shoe.svg
13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 13:28

Pendant l que les associations contree la militarisation du territoire le projet Megajoule continueà quelque kilomètre de Bordeaux

Le décalage du programme s'accompagne d'une révision à la baisse du nombre de faisceaux laser prévus

Peut-être faudra-t-il un jour rebaptiser « patience » le futur laser géant Mégajoule, pièce maîtresse du programme de simulation des essais nucléaires. Invoquant des considérations budgétaires, le Commissariat à l'énergie atomique, maître d'oeuvre de ce gigantesque projet développé au Barp (Gironde), vient d'annoncer un nouveau glissement dans le calendrier de l'opération.
Le Mégajoule ne sera en principe livré qu'en 2014, alors que jusqu'à ces dernières semaines l'échéance était officiellement fixée à 2012. Si ce nouveau calendrier est respecté, l'équipement ne commencera à devenir opérationnel que plus de dix ans après le début de la construction du bâtiment destiné à l'abriter, et près de deux décennies après l'annonce officielle du lancement du programme.

Armes de dissuasion

Le Mégajoule a pour but de provoquer dans une enceinte hyperconfinée, et pendant un laps de temps infinitésimal, un phénomène de fusion thermonucléaire susceptible de dégager des conditions de pression et de température analogues à celles qui règnent au coeur du Soleil.

En l'absence d'essais en vraie grandeur, auxquels la France a renoncé, cet outil a pour but de valider les calculs des concepteurs des têtes nucléaires des missiles stratégiques, et de s'assurer de la pérennité de nos armes de dissuasion. Décidé en 1995, le projet est pharaonique. En euros 2007, l'investissement prévu alors était estimé à 2,7 milliards d'euros, soit plus de deux fois l'équivalent des deux premières tranches du tramway de Bordeaux. Près d'une moitié de cette somme aurait déjà été dépensée selon Pierre Bouchet, directeur du Cesta, l'établissement CEA du Barp, qui accueille cet énorme instrument. Le groupe Bouygues a déjà livré l'an dernier le gros oeuvre de la cathédrale de béton de 300 mètres de haut et de 50 mètres de long, destinée à accueillir les chaînes laser et la chambre d'expérience, vers lesquelles ce concentré de lumière surpuissant convergera pour provoquer la fusion recherchée.

Lot d'impondérables

Lors du lancement officiel du programme, les hauts responsables du CEA évoquaient une entrée en fonction en 2005. L'échéance a ensuite glissé très rapidement vers 2009-2010, avant de s'établir à 2012. Mais, depuis quelque temps déjà, les observateurs avaient le sentiment que ce calendrier revu ne serait pas tenu. Ne serait-ce que parce que la construction de cet énorme bâtiment a donné lieu à son lot d'impondérables. La société Cegelec, chargée des courants forts, a dû par exemple recruter des centaines d'intérimaires étrangers pour s'efforcer de rattraper son retard.

Au-delà de ces aléas techniques, plusieurs indices donnaient à penser que le CEA lui-même avait commencé à tracer une croix sur l'échéance 2012. En effet, plusieurs fournisseurs d'équipements de haute technologie n'ont toujours pas été désignés pour cet organisme. Tel est le cas par exemple pour le travail de traitement anti-reflet Solgel des milliers d'optiques (miroirs, lentilles, etc.) qui seront utilisées par cet outil. Et pourtant, le CEA a laissé s'accomplir la construction de la petite usine destinée à accueillir cette activité sur la zone d'entreprise Laseris 1, qui jouxte le chantier du Mégajoule.

Le bâtiment Solgel n'est pas le seul à devoir rester partiellement ou totalement inoccupé pendant quelque temps sur cette zone d'activité gérée par la société d'économie mixte Route des lasers, au sein de laquelle le Conseil général de la Gironde joue un rôle moteur.

Deux autres édifices, destinés l'un pour partie à la Cilas - filiale d'EADS - et l'autre à la PME francilienne Quantel, resteront pour partie sans affectation pendant au moins plusieurs mois. La société de services Elyo, filiale de GDF-Suez, se substituera provisoirement aux occupants désignés ou attendus pour payer le loyer à leur place. Et, dans ces conditions, la zone d'activité Laseris 1, qui emploie aujourd'hui une centaine de personnes au lieu des 250 initialement prévues pour ce début 2009, fait un peu figure de vaisseau fantôme.

Le décalage du programme s'accompagne d'une révision à la baisse de son volume, puisque le CEA a décidé de ne déployer que 176 faisceaux laser au lieu des 240 initialement prévus.

Équipementiers inquiets

Ces modifications et ces attentes préoccupent les équipementiers. Christophe Goepfert, directeur du développement de la Cilas, rappelle ainsi que ce glissement pénalise l'entreprise, dont le Mégajoule devait initialement représenter une partie importante des recettes dès 2008 et 2009. Il espère que la nouvelle donne sera compatible avec les impératifs économiques de l'entreprise, tout en soulignant que pendant la phase de montage des équipements celle-ci n'emploiera sans doute pas plus d'une vingtaine de salariés au Barp au lieu des 35 initialement envisagés.

Pierre Bouchet, patron de l'établissement girondin du CEA, tempère les inquiétudes en faisant valoir que le principe du Mégajoule n'est pas remis en cause, que les travaux d'équipement vont se poursuivre : 600 à 700 salariés travailleront encore dans les mois qui viennent sur le chantier, alors que l'effectif du CEA, également chargé de l'architecture des têtes nucléaires des missiles, pourrait atteindre encore un millier de personnes. Il n'en reste pas moins que l'accouchement du laser géant aura vraiment été très long.

 


Les Echos, 18/12/2007:

La Gironde étend la zone d'activités du futur laser Mégajoule

Déjà occupée pour une bonne partie, la zone d'activités Laseris, créée pour accueillir notamment les sous-traitants du futur laser géant, va doubler de surface.

DE NOTRE CORRESPONDANT À BORDEAUX.

Le périmètre d'activités industrielles situé à proximité immédiate du futur laser Mégajoule va prochainement s'étendre. La société d'économie mixte Route des Lasers, pilotée par le Conseil général de la Gironde et qui assure la construction et la gestion des bâtiments de cette zone d'activités, a décidé d'en doubler la superficie, qui devrait ainsi passer à près de 40 hectares pour faire face aux besoins actuels et futurs des entreprises liées de près ou de loin à l'équipement

et à la maintenance du futur laser géant.

Le Mégajoule, installé sur la commune du Barp, à mi-distance de Bordeaux et d'Arcachon, aura pour mission de réaliser à une échelle infinitésimale des réactions de fusion thermonucléaire permettant de valider les calculs réalisés par les spécialistes des armes atomiques du CEA. L'immense bâtiment destiné à abriter cet équipement sera achevé dans le courant de l'année prochaine, mais ne représente qu'une fraction du budget de plus de 2 milliards consacrés à cet outil. Compte tenu de leur fragilité et des impératifs extrêmes de propreté inhérents à cet équipement, certains de ses composants ne pourront être assemblés qu'à proximité immédiate du Mégajoule. C'est à cette fin qu'a été réalisée la zone Laseris 1. La SEM Route des Lasers, qui s'est acquittée de cette tâche, regroupe autour du conseil général de nombreuses collectivités (conseil régional, Communauté urbaine de Bordeaux) ainsi que la Caisse d'Epargne, le Crédit Agricole et certaines entreprises privées comme Elyo. La SEM a pour vocation de rester propriétaire de ces bâtiments, qu'elle loue à leurs utilisateurs.

La SEM a déjà construit quelque 28.000 mètres carrés, dont 4.000 de salles blanches sur cette zone du Barp, où des équipementiers sont déjà installés. Sagem assemble ainsi sur le site des éléments des chaînes laser, qui commencent à être installés dans un des quatre halls. Un autre bâtiment, qui

sera notamment occupé par la société Silas, est en cours d'achèvement, ainsi que l'unité de traitement anti-reflets des optiques par la société Solgel pour laquelle le CEA est toujours en négociations ardues avec des prestataires potentiels. Des bâtiments de stockage, de bureaux et d'utilités (traitements de fluides) ont également été identifiés, tout comme les locaux de l'Institut Lasers et Plasmas (ILP), qui servira de trait d'union entre le monde de la recherche académique et le Mégajoule pour l'utilisation à des fins civiles des équipements du Barp.

A ce jour, les deux tiers de la zone Laseris 1 sont occupés ou en voie d'occupation. Compte tenu des demandes reçues, la SEM s'est portée acquéreur de 18 hectares supplémentaires auprès du CEA. Dans le même temps, une autre zone, un peu plus éloignée du Mégajoule, va être aménagée pour accueillir entre autres une résidence hôtelière et une crèche. Le Mégajoule, dont le chantier a pris un peu de retard, doit théoriquement être achevé en 2010, mais il lui faudra sans doute plusieurs années pour fonctionner à pleine capacité.

 



Pourquoi il faut stopper le laser Mégajoule

Il existe une étroite relation entre la politique américaine et française dans le domaine des armements nucléaires, entre la signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBT) d'une part et la continuation du programme de recherche militaire d'autre part. La signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires a été associée dès l'origine à la possibilité de continuer des essais en laboratoire. Si l'acceptation du CTBT signifie l'arrêt des explosions souterraines, il serait hasardeux d'en déduire une élimination prochaine des arsenaux nucléaires. En réalité, il s'agit bien «d'un marchandage avec le diable» car si pour le pays qui n'appartiennent pas au club des 5 puissances nucléaires, cela signifie bien l'arrêt du tout programme militaire, en revanche pour les Etats du «club nucléaire», cette signature a été associée à l'acceptation de recherches en laboratoire. Cela signifie donc le maintien des armes existantes, éventuellement le développement d'un nouveau type d'armes nucléaires.

En réalité il est juste d'affirmer que le programme SS & M aux Etats-Unis (1) et Mégajoule en France (2) relancent une nouvelle course aux armements nucléaires. Il ne s'agit pas moins d'assurer la pérennité des armes atomiques pour les vingt, vingt-cinq ans à venir. Selon une interprétation restrictive, le CTBT doit arrêter la prolifération verticale et horizontale et donc «toute expérimentation nucléaire». Malheureusement, peu de gens se soucient de la compatibilité des programmes militaires SS & M et Mégajoule avec une volonté réelle de bannir les armes nucléaires dans un proche avenir.

Voici les principales raisons qui s'opposent à la poursuite des essais en laboratoire et notamment à la construction du laser Mégajoule qui est la pièce maîtresse du programme de simulation lancé par la France après l'abandon des essais atomiques à Mururoa.

I) Le programme Mégajoule comme le projet américain violent l'esprit et les intentions et par certains aspects, la lettre même du CTBT et en conséquence, mettent en péril l'entrée en vigueur et le respect du Traité. Celui-ci peut être perçu par certaines nations - c'est le cas de l'Inde et du Pakistan à l'heure actuelle -, comme un moyen de maintenir la suprématie des pays à technologie avancée et empêcher les autres pays d'y avoir accès. Les expériences qui impliquent des micro-explosions thermonucléaires (NIF aux USA et Mégajoule en France) ainsi que la manipulation de matériaux radioactifs sensibles (plutonium, uranium 235 enrichi, etc.) peuvent difficilement être conciliables avec l'option zéro du CTBT.

2) Le programme Mégajoule planifie la conception et le renouvellement de têtes nucléaires, plus sûres et plus fiables, soit par de simples modifications des composants des armes existantes, soit par une optimisation de leurs performances. La sincérité des Etats nucléaires à s'engager de bonne foi vers l'élimination à terme des armes nucléaires peut être sérieusement mise en doute.
Lors de la négociation du Traité de non-prolifération (TNP), les Etats non nucléaires renonçaient à l'arme nucléaire avec en contrepartie deux engagements:
- premièrement, les États nucléaires s'engageaient à aider les Etats renonçant à ces armes à acquérir les technologie nucléaires (article IV)
- deuxièmement, les Etats nucléaires promettaient de négocier la fin de la course aux armes nucléaires et l'élimination de leurs arsenaux nucléaires (article VI)
Ces deux engagements ont été réaffirmés en 1995 au moment d'étendre indéfiniment la durée du Traité de non-prolifération. Conformément à l'article VI la signature par les Etats nucléaires du CTBT en 1996 devait impliquer la poursuite de la réduction de leur stock d'ogive nucléaires avec le but ultime d'éliminer totalement et définitivement les armes nucléaires.
Ces engagements ont été rappelés solennellement par la Cour Internationale de Justice de la Haye dans l'Avis qu'elle rendit le 8 juillet1996. A l'unanimité, la Cour a décidé que l'interprétation de l'article VI implique «qu'il doit exister l'obligation de poursuivre de bonne foi les négotiations qui devront aboutir à une conclusion conduisant à un désarmement nucléaire sous tous ses aspects et ceci sous un strict et réel contrôle international».

Pendant la guerre froide, le TNP a été pratiquement vidé de sa substance par les 5 puissances nucléaires. Pour lutter contre la prolifération d'armes de destruction massive (on pense aussi aux armes chimiques ou bactériologiques), elles ont pris l'option de pérenniser l'arme nucléaire et donc d'assurer sa maintenance et son renouvellement, ceci en contradiction avec l'article VI du TNP.
Aux États-Unis, le «Green Book», déclassifié en 1996, décrit en détail comment le programme SS & M facilitera la maintenance des armes nucléaires et également la refabrication d'un nouveau type d'armes. Nous sommes bien loin de la première étape souhaitée une force stratégique nucléaire résiduelle certes, mais de dissuasion uniquement, maintenue en l'état avec des modifications minimales,

tout en préparant une élimination totale des armements nucléaires suivant un calendrier précis.

3) Le programme Mégajoule complique l'organisation des vérifications relatives aux réductions effectives d'armements par la construction de nouveaux laboratoires et l'adoption d'équipements à double usage (générateurs à rayons X, ordinateurs massivement parallèles...).

4) Le laser Mégajoule peut également activer la conception d'armes nucléaires de quatrième génération du fait du lien étroit créé entre les laboratoires de recherche et leurs applications militaires potentielles. Ainsi, les recherches sur l'antimatière ou sur l'hydrogène métallique (probablement l'explosif le plus puissant qu'il soit possible de concevoir) seraient possibles grâce au laser Mégajoule. Cette simple possibilité constitue une véritable provocation pour les États de faible niveau technologique. Une gestion civile du laser Mégajoule ne changerait pas la nature du problême car les liens entre recherche civile et militaire subsisteraient. En cas de difficulté, il est clair qu'un arbitrage trancherait en faveur des militaires.

5) Le Mégajoule accentuera le phénomène de militarisation de la science or ces nouveaux laboratoires, dans un contexte de désarmement, devraient eux aussi être reconvertis. Ce phénomène nous éloigne un peu plus de la mise en oeuvre d'une réduction mondiale du niveau d'armement.

6 On ne peut plus exclure la possibilité que les programmes américains et français entraînent la fuite d'informations sensibles sur les armes nucléaires et rendent donc encore plus cruciaux les problèmes de prolifération qui constituent l'un des plus grands dangers pour l'humanité.

7) Si la raison essentielle justifiant la construction du laser Mégajoule est «d'attirer les scientifïques de très haut niveau» (3) alors il faut mettre ces meilleurs cerveaux au service de la communauté internationale pour contrôler le processus de désarmement nucléaire. De ce point de vue, l'expertise et la compétence des scientifiques français seraient des atouts indéniables dans la réussite d'un désarmement universel et contrôlé. L'Union européenne pourrait renforcer diplomatiquement cette position qui représenterait alors une alternative au niveau mondial à l'attitude nord-américaine.

8) Il ne faut pas oublier que certains militaires se comptent au nombre des opposants au laser Mégajoule. Ils souhaitent une autre orientation stratégique prenant en compte le nouveau contexte post-guerre froide. Les conflits actuels exigent des forces de maintien de la paix au niveau régional. Dans les guerres civiles qui ensanglantent notre planète, les armes de destruction massive ne sont pas d'une grande utilité. Ainsi, les marins n'hésiteront pas à choisir un quatrième sous-marin nucléaire ou un second porte-avions, capable de projeter une force opérationnelle à l'autre bout du monde, plutôt qu'un «Méga-joujou-le» aussi inutile que coûteux.

La fin de la guerre froide offre une chance historique à l'humanité de se débarrasser des armes nucléaires. Depuis la signature du TNP et dit CTBT, il faut reconnaître que quelque chose de fondamental a changé. L'existence et l'ampleur des programmes SS & M américain et Mégajoule en France viennent contredire les efforts en faveur d'un désarmement global et démontrent le profond mépris du lobby nucléaire à l'égard des opinions publiques. A terme, ces programmes compromettent une politique de non-prolifération. Certes les traités internationaux sont nécessaires, mais à trop se focaliser sur cet unique aspect, on risque d'oublier que la réduction des stocks d'armes nucléaires détenus par les grandes puissances est le seul moyen de parvenir à leur élimination. Le réseau Abolition 2000 qui rassemble plus de 1000 associations au niveau mondial, veut promouvoir un véritable désarmement nucléaire, à l'instar des conventions interdisant désormais les armes chimiques et bactériologiques. L'objectif de ce réseau mondial est d'obtenir, d'ici l'an 2000, un plan et un calendrier de désarmement nucléaire. Ce réseau demande l'arrêt des recherches sur les armes nucléaires, l'arrêt des expériences en laboratoire et l'inspection internationale de tous les sites sensibles ainsi que la fermeture définitive des bases souterraines, notamment celle du Nevada Test Site aux USA en particulier. Abolition 2000 est donc un défi lancé au SS & M et au Mégajoule.
Nous sommes à un tournant historique, l'histoire du 21ème siècle n'est pas encore écrite. A nous de prendre la plume. A nous d'inscrire dans le temps, la paix des générations à venir.

(1) SS & M: Stockpile Stewardship and Management Program (programme américain de recherche pour l'armement nucléaire). Ce programme prévoit pour 2003 l'installation de lasers de forte puissance, le NIF (National Ignition Facility), pour créer de micro-explosions thermonucléaires en laboratoire.

(2) Mégajoule installation prévue en France en 2010 de 240 faisceaux lasers de puissance analogue au NIF américain. Actuellement, la LIL (Ligne d'intégration Laser) est en phase d'achèvement au Barp (fin des travaux en 2001) et correspond à une étude de faisabilité du Mégajoule avec seulement 8 faisceaux.

(3) Propos de Daniel Verwaede, directeur du programme de simulation au CEA recueilli par Silvestre Huet. Libération. 17 décembre 1997.

Collectif Stop Essais,
Maison Jean Monnet
71250 Mazille.
Gazette du Nucléaire n°173/174, mai 1999.

 


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