le blog du laboratoire anarchiste
Le Laboratoire
pour contacter le blog du laboratoire: cl-v@hotmail.fr
Le laboratoire Anarchiste
8 Place st Jean
26000 Valence
envoyer vos suggestion
de post ancienne adresse:
lelaboratoire@
no-log.org
new:c.l-v@hotmail.fr
Bibliothéque de prêt
le mercredi de 16h - 18h
Accueil/infos CNT-AIT
vendredi toutes les deux semaines
de 17h30à19h
Emission radio Labo
sur radio Mega 99.2FM
lundi en direct
18h15 - 19h
rediffusion:
jeudi de 9h à 9h 45
http://radio-mega.com
04 75 44 16 15
le blog du laboratoire anarchiste
e livre est intéressant d’abord d’un point de vue factuel, mais aussi parce qu’il intègre de bonnes citations dont certaines assez peu connues comme celle de F. Piperno sur le mouvement de refus du travail ou celle de L. Castellano à son procès pour dénoncer la théorie du complot. Enfin, le livre marque bien la césure que représente le mouvement de 1977 par rapport au mouvement qui l’a précédé entre 1968 et 1973. « S’il y eut rupture en 1977, c’est que pour la première fois un mouvement révolutionnaire moderne ne se définissait pas à partir des catégories de l’économie politique ni en tant que Sujet : c’est pourquoi il échappait à toute capture » (p. 216). Mais s’il marque la rupture, il ne néglige pas pour autant ses prémisses en le rattachant historiquement à la théorie opéraïste et à ses auteurs principaux Tronti et Negri. C’est d’autant plus remarquable que cette reconnaissance de dette du mouvement de 1977 envers l’opéraïsme n’est pas du tout courante, du moins en France, comme on put le voir dans le « traitement de faveur » réservé à Negri dans la revue Tiqqun. En effet, Negri n’y est pas traité en fonction de ses écrits et de ses actes de l’époque, mais en fonction de ce qu’il est devenu depuis. Et pourtant, certains de ses concepts sont repris sans que soit rappelée leur origine (« l’Empire », les « multitudes »).
2 Tout d’abord, on a l’impression d’une réécriture des événements à partir d’un prisme qui lui est en
grande partie étranger et en tout cas largement postérieur, à savoir le prisme insurrectionniste. Cet a priori se manifeste à travers des références, non indiquées comme telles,
à la revue Tiqqun1. Cela donne lieu à de nombreux néologismes : « plan de
consistance », « ligne de fuite », « machine de guerre en prolifération », « contre-insurrection », opposition entre « le molaire et le
moléculaire », « gouvernementalité ». Il est vrai que sur la fin et à Bologne, le mouvement à partir d’A/traverso est chargé de références aux concepts en
provenance de la « boîte à outil » de Deleuze, Guattari2. La notion de
transversalité est ainsi avancée comme mode de recomposition non dialectique des expériences subversives. Une critique de la dialectique que Tari retrouve à l’intérieur de
certaines tendances du mouvement féministe italien : « Qui n’est pas dans la dialectique du maître et de l’esclave devient conscient et introduit dans le monde le sujet
imprévu3 ». Le fait même de partir d’une position historique de non sujet permettrait
aux femmes de suivre un parcours différent, de pratiquer une « ligne de fuite » (toujours les néologismes deuleuziens). En effet, si on scrute le livre de référence en la
matière, à savoir le livre de F. Berardi (Bifo) : Le ciel est enfin tombé sur la terre4, recueil des articles marquants de la revue A/traverso, on trouve bien l’accent mis sur les désirs, la
volonté de poser la question de l’existence, du vécu, de la transversalité (Deleuze). Ces termes modernistes qui fleurent bon la psychanalyse radicalisée (on y trouve, par exemple,
l’expression « machine de guerre », page 72 et aussi « l’Université comme usine de dissidence »), côtoient encore un langage marxisant mis à la mode
« mao-dada » comme le revendiquent les bolognais où il est encore fait mention des « besoins radicaux de classe », de « révolution culturelle », de
« processus révolutionnaire », de « révolution en Italie » etc.). Mais d’une manière générale la rupture est marquée par une appréhension du capitalisme comme système
de domination plus que comme système d’exploitation.lire la suite ici
mercredi 8 mai de 16h à 18h
lecture collective de la revue subversion
café théet biscuit
Commentaires